Comme il y a un an avec les gilets jaunes :

Réforme des retraites : la mobilisation ne faiblit pas, le gouvernement n'entend pas


Publié / Actualisé
Près de 5000 personnes dans la rue à La Réunion ce mardi 17 décembre 2019. A l'image de la Métropole, les Réunionnais semblent plus que jamais déterminés à rester mobilisés contre le projet de réforme des retraites. Emmanuel Macron et son gouvernement auront ainsi réussi la performance de provoquer une deuxième grande mobilisation dans la rue, un an après celui contre la hausse des taxes sur les carburants. Cela, avec les même recettes qui avaient provoqué la grande colère des gilets jaunes, du passage en force, de l'intransigeance et, pour couronner le tout, une polémique autour de celui qui porté ce projet de réforme, l'amnésique ex haut-commissaire Jean-Paul Delevoye (Photo rb/www.ipreunion.com)
Près de 5000 personnes dans la rue à La Réunion ce mardi 17 décembre 2019. A l'image de la Métropole, les Réunionnais semblent plus que jamais déterminés à rester mobilisés contre le projet de réforme des retraites. Emmanuel Macron et son gouvernement auront ainsi réussi la performance de provoquer une deuxième grande mobilisation dans la rue, un an après celui contre la hausse des taxes sur les carburants. Cela, avec les même recettes qui avaient provoqué la grande colère des gilets jaunes, du passage en force, de l'intransigeance et, pour couronner le tout, une polémique autour de celui qui porté ce projet de réforme, l'amnésique ex haut-commissaire Jean-Paul Delevoye (Photo rb/www.ipreunion.com)

On aurait pu penser que la mobilisation s’essoufflerait à l’approche de la période des fêtes. Que nenni, la mobilisation demeure importante contre le projet de réforme des retraites. Si La Réunion est moins impactée pour l’heure par cette mobilisation, c’est tout simplement le grand bazar en Métropole, notamment à Paris où les transports sont extrêmement perturbés.

La faute à un projet de réforme des retraites mal ficelé et qui provoque la colère de bon nombre de syndicats et de travailleurs, toutes professions confondues. Il faut dire que le gouvernement, par la voix de son feu ex haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, aura réussi à se mettre à dos tout le monde, comme en 2018 avec la hausse de la taxe sur les carburants.

Rappelez-vous. Ce n’était pas il y a si longtemps. Le gouvernement souhaitait augmenter la taxe sur les carburants afin de financier sa politique de transition écologique. Intransigeance, rigueur et volonté de passer en force étaient alors les maitres-mots.

C’était sans compter sur une mobilisation hors du commun partout en France, dans chaque ville, dans chaque quartier, des hommes et des femmes vêtus d’un gilet jaune ont commencé à bloquer les routes, puis des péages, arrivant à paralyser la France toute entière. La Réunion n’était pas en reste, puisque pendant plus de 15 jours, elle s’est retrouvée dans un coma économique et social sans précédent.

- Le même mauvais film -

C’est au prix de cette mobilisation massive, parfois violente, mais qui a surtout coûté extrêmement cher au pays, qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ont finalement décidé de lâcher du lest et de reculer sur cette mesure. Trop tard, le mal était fait

Un an après, on a l’impression d’assister au même mauvais film. Une idée lumineuse, celle de modifier  en profondeur le système des retraites, un gouvernement qui veut passer en force, et une mobilisation massive dans la rue qui pénalise une fois de plus la France et les Français.

Et pour pimenter le tout, on a droit à une démission du haut commissaire en charge de projet de réforme, Jean-Paul Delevoye, coupable de ne pas avoir déclaré à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique ses mandats, et de cumuler des fonctions formellement interdites par la Constitution, et pourtant tolérées par Matignon.

Sourd ? Entêté ? Ou bien convaincu que rien ne peut résister à Jupiter ? Difficile de juger de l’état d’esprit d’Emmanuel Macron face à cette nouvelle mobilisation. Mais il est peut-être temps que la mascarade cesse et que le gouvernement veuille bien enfin écouter la parole de la rue, avant que la France ne se retrouve dans une nouvelle crise de société.

Bis repetita... Hélas

www.ipreunion.com

   

Mots clés :

    4 Commentaire(s)

    Toto56, Posté
    Avec une telle détermination l'argent braguette a toujours de l'avenir ;))
    France insoumise, Posté
    En 1993 balladur s'est attaqué severement aux retraites du privé et des independants : annuité, indexation sur les salaires, et calcul sur les 25 meilleures années au lieu de 10 !!! le privé n'a pas bougé

    En 1995 Juppé a voulu faire pareil avec les fonctionnaires. Avec la greve ils l'ont degagé et gagné un repit jusqu'en 2003.

    conclusion: ceux qui se soumettent, gagnent coup de bois; ceux qui la relevent sauvent leur peau

    Miou974, Posté
    Beaucoup de fonctionnaires..c 'est une réalité Locale..ils peuvent se permettre. Moin livreur moin la besoin la paye..
    Kom bonna na plus Leuro, greve pou Nous..
    Jojo, Posté
    Elle est belle notre démocratie... pour rappel étymologique, cela signifie "pouvoir au peuple"... Et quand ce sont les banques ou leurs pantins qui ont le pouvoir, cela s'appelle une ploutocratie ("pouvoir à l'argent")... Une mise à jour de nos textes fondateurs s'impose, ou alors il faut faire respecter notre constitution qui dit qu'on a le devoir de lutter contre un pouvoir qui agit contre le peuple!