Fêtes de fin d'année :

Opération sécurisation des commerces pour la police


Publié / Actualisé
Dans le cadre des festivités de fin d'année et de la sécurité du quotidien, la police nationale accentue et renforce ses patrouilles aux abords des commerces et des établissements financiers. A ce titre des opérations de sécurisation sont organisées régulièrement dans les rues de Saint-Denis. Durant ces missions de préventions, les policiers expliquent aux commerçants les gestes à faire et les choses à connaître en cas de vol ou de hold-up. (Photos rb/www.ipreunion.com)
Dans le cadre des festivités de fin d'année et de la sécurité du quotidien, la police nationale accentue et renforce ses patrouilles aux abords des commerces et des établissements financiers. A ce titre des opérations de sécurisation sont organisées régulièrement dans les rues de Saint-Denis. Durant ces missions de préventions, les policiers expliquent aux commerçants les gestes à faire et les choses à connaître en cas de vol ou de hold-up. (Photos rb/www.ipreunion.com)

Dans l'une des boutiques visitées par la patrouille de police ce jeudi 19 décembre, l'une des agents explique aux responsables de magasin les différentes gestes à connaître et l'interroge sur ses connaissances en matière de sécurité : "Que mettez-vous en place à l'ouverture et la fermeture du magasin ? Que faites-vous face aux groupes de personnes un peu suspectes ?"

Une fois la température prise, les policiers donnent plusieurs conseils aux commerçants. "On nous apprend toujours de nouvelles choses", explique la responsable de magasin Catherine Ethève. "Par exemple : ne pas interpeller la cliente qui est encore en magasin, attendre qu'elle soit dehors pour intervenir, demander à rester en magasin si on a le moindre doute, appeler les policiers au moindre besoin..."

Ce dispositif rassure les commerçants. Dans sa boutique, Catherine Ethève a déjà eu affaire à plusieurs vols. "Certains sont discrets et on s'en rend compte après, et beaucoup sont pris sur le fait, c'en est même venu aux mains avec l'une de mes collègues... Dans ce cas-là, on appelle la police." Certaines techniques se repèrent de loin : "les filles en groupe, avec des poussettes. Comme on est peu de vendeuses, chacune s'accapare une vendeuse, et les autres derrière en profitent pour voler."

 

Prévention, dissuasion, justice

Selon Clément Robert, brigadier-chef et chef du groupe de sécurité de proximité, ce type de "petits" vols arrive plus souvent que les hold-ups à main armée dans les magasins du centre-ville. "Les risques sont divers, ça peut être du petit délit au vol à main armée qui est un acte criminel." Exemple avec une bijouterie attaquée en bas de la rue Jean Chatel l'an dernier, où cinq personnes ont débarqué cagoulées et armées, durant la période des fêtes.

"Cette intervention de mi-décembre à mi-janvier est relative au plan anti hold-up, elle cible principalement les commerces ouverts en fin d'année, les débits de boissons, les bureaux de tabac, les centres commerciaux les banques et tous les bureaux postaux." Cette opération est renouvelée chaque année.

Trois objectifs dans ce dispositif de sensibilisation et sécurisation : "préventif par le dialogue et la distribution de flyers, dissuasif par la multiplication des patrouilles et les moyens utilisés, et judiciaire avec les unités qu'on ne voit pas".

Parmi les conseils donnés : repérer les groupes suspects, noter une plaque d'immatriculation, envoyer des e-mails à la police en cas d'actes fréquents. "C'est peut-être un peu présomptueux mais on a l'impression que cette période de fêtes est de plus en plus calme" ajoute Clément Robert. Peut-être grâce au dispositif.

Saint-Denis contient plus de 1000 commerces, dans le poumon du centre-ville et dans les zones commerciales excentrées. Le mercredi et le vendredi en fin de journée sont les périodes en semaine les plus surveillées car les plus propices aux sorties et aux achats.

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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