Les magasins doivent fermer le dimanche après-midi :

Mr. Bricolage : la direction dit "ne pas comprendre"


Publié / Actualisé
Le mardi 17 décembre 2019, la Cour d'appel a refusé de suspendre l'exécution provisoire du jugement rendue par le tribunal correctionnel le 18 novembre intimant l'enseigne Mr Bricolage de fermer ses magasins de Saint-Pierre et Sainte-Suzanne le dimanche après-midi et ferme ceux de Saint-Denis et Saint-Paul toute la journée de dimanche. Une décision que regrette Patrick Sempastous, directeur général de l'enseigne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le mardi 17 décembre 2019, la Cour d'appel a refusé de suspendre l'exécution provisoire du jugement rendue par le tribunal correctionnel le 18 novembre intimant l'enseigne Mr Bricolage de fermer ses magasins de Saint-Pierre et Sainte-Suzanne le dimanche après-midi et ferme ceux de Saint-Denis et Saint-Paul toute la journée de dimanche. Une décision que regrette Patrick Sempastous, directeur général de l'enseigne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"La décision de travailler le dimanche avait été prise en 2015, et les conditions décidées avec les représentants du personnel et le délégué syndical de la CGTR" explique Patrick Sempastous. Il assure que ce travail dominical était fortement encadré et se basait effectivement sur le volontariat.

"Cette décision n'a pas été prise à la légère, nous avons consulté nos conseillers juridiques, interrogés les employés, consulté les représentants syndicaux…" liste-t-il. Alors, lorsque fin 2016, il reçoit une sommation de fermer ses magasins sur la base de l'arrêté préfectoral de 1966, c'est l'incompréhension. "Tout le monde était content, nous n'avions reçu aucune plainte, alors nous avons décidé de pas nous plier aux exigences de la CGTR" continue-t-il.

Si Patrick Sempastous assure que ce travail dominical se fait sur la base du volontariat, du côté de la CGTR, ce n'est pas le même son de cloche. Selon eux, les magasins Monsieur Bricolage sont "hors la loi", l'enseigne "exploite" les étudiants et les volontaires, l'entreprise "impose" aux salariés de travailler le dimanche.

Le directeur général de l'enseigne n'a qu'une chose à répondre : "je les mets au défi de trouver ne serait-ce qu'un seul témoignage allant dans leur sens". Il est sûr de lui, cet arrangement satisfaisait tout le monde. "Jamais personne ne s'est plaint, et nous n'avons jamais forcé personne à travailler le dimanche, au contraire. Les étudiants y trouvaient leur compte, les employés quotidiens aussi, nous avons même mené une enquête auprès des employés et convié la CGTR à nous rencontrer, sans qu'ils ne nous entendent" accuse-t-il.

Des contrats étudiants supprimés

Alors pourquoi cet acharnement ? "J'aimerais le savoir" indique-t-il. Si la CGTR est dans son bon droit, l'arrêté préfectoral existant bel et bien, Patrick Sempastous considère que ce dernier est d'un autre âge. "Il a été promulgué à une époque où les grandes surfaces n'existaient pas, la situation sociale était différente… Aujourd'hui, ce sont des étudiants qui se retrouvent en difficulté" se désole-t-il.

Si la CGTR accuse l'enseigne de monter les salariés entre eux et les étudiants contre le syndicat, notamment en fermant les enseignes les dimanches matin alors que la loi autorisée l'ouverture, Patrick Sempastous assure lui que ces fermetures sont d'ordre économique. "Ouvrir seulement le matin n'a pas de sens économiquement, ni pour l'enseigne ni pour les étudiants qui n'y trouvent pas leur compte à n'avoir qu'une demi-journée de travail" explique-t-il.

Lire aussi :Affaire M. Bricolage : "ne nous trompons pas de débat"

Aujourd'hui, il dit regretter de devoir mettre fin au 47 contrats étudiants. "Il y a deux ou trois cas particuliers que nous examinons pour tenter de trouver une solution, car ces étudiants sont dans une situation précaire extrême et parlent d'arrêter leurs études… Mais on ne peut pas créer des contrats par simple volonté de donner du travail" souligne-t-il.

A noter que les employés eux-mêmes ont manifesté devant la préfecture pour pouvoir continuer de travailler le dimanche après-midi. Un fait que Patrick Sempastous tient à rappeler. "Il y a eu une solidarité énorme entre nos employés, et je tiens à le saluer".

Maintenant, l'enseigne attend le jugement sur le fond, qui devrait être rendu dans environ un an.

Lire aussi : Travail dominical : la loi est respectée mais à quel prix...

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

6 Commentaire(s)

Majo, Posté
C'est du grand n'importes quoi en plus c'est le grand débat actuellement on parle bien de l'âge de la retraite qui recule alors donnons au moins une chance à ces jeunes étudiants d'y arriver tout en gagnant leur vie pour payer leurs études une pierre 2 coups quoi
Mister Bean, Posté
Mr=Mister en Anglais
Mr.=Mister en Américain, pour les plouc ça fait snob
M.=Monsieur en Français CON se le dise !!!
SPENS, Posté
Bonjour
Si les employés ne se plaignent pas de travailler le dimanche alors pourquoi fermer le magasin
Moi personnellement sa m'a rendu service à plusieurs reprises que ses portes sois ouvertes
Après les gens qui travaillent la semaine non pas tjr le temps de prendre se qu ils ont besoin pour leurs bricolages et leurs jardinages du dimanche
Mon avis est que s il y a possibilité garder les portes ouvertes sa rend vraiment service
Azerty, Posté
Tant mieux si il y a des volontaires les dimanches.
Celui qui croit que la vie s'arrête le samedi soir sont des personnes démodés ils devraient retourner en 1966.
Je crois qu'ils n'ont rien compris les temps change on est en total évolution arrêt fait l'homme des cavernes....
Sinon marché à pied ou en Chartte beouf comme avant arrêt téléphone et internet... N'importe quoi... Réfléchi....
Pseudo, Posté
Mr Bricolage le dimanche aprem c'était top, si on ne fait travailler que ceux qui veulent et qu'on oblige pas les salariés à déplacer leurs horaires le dimanche mais qu'on embauche des gens disponibles que les weekend ça aurait été mieux (ex: les étudiants, ceux qui veulent gagner plus,...)
Tristan, Posté
Pas grave, les gens ont qu'à aller faire leurs courses de peintures, de plomberie, de déco intérieure le samedi. Donnez des bourses aux étudiants, et embauchez des vrais chômeurs. Réfléchissez Mr brico, vous allez comprendre.... Ou alors c'est une histoire de soucis cognitifs... Et là on ne peut plus rien pour vous.