L'outil est mis en place par le gouvernement :

Un simulateur de retraites pour vérifier si vous êtes gagnant ou perdant


Publié / Actualisé
Depuis le 5 décembre 2019 , des milliers de Français de tous horizons sont dans la rue pour protester contre le projet de réforme des retraites. Le bras de fer entre l'exécutif et les organisations syndicales qui demandent l'abandon de la réforme se poursuit. En signe d'apaisement, Emmanuel Macron a annoncé abandonner sa future retraite d'ancien président de la République, ce qui n'a pas calmé la grogne. Les protestataires entament leur 30ème jour de grève, une mobilisation record. Les négociations entre le Premier ministre et les partenaires sociaux devraient reprendre mardi prochain. Pendant ce temps-là, pour séduire les indécis, le gouvernement a lancé un simulateur de retraites.
Depuis le 5 décembre 2019 , des milliers de Français de tous horizons sont dans la rue pour protester contre le projet de réforme des retraites. Le bras de fer entre l'exécutif et les organisations syndicales qui demandent l'abandon de la réforme se poursuit. En signe d'apaisement, Emmanuel Macron a annoncé abandonner sa future retraite d'ancien président de la République, ce qui n'a pas calmé la grogne. Les protestataires entament leur 30ème jour de grève, une mobilisation record. Les négociations entre le Premier ministre et les partenaires sociaux devraient reprendre mardi prochain. Pendant ce temps-là, pour séduire les indécis, le gouvernement a lancé un simulateur de retraites.

Opération séduction

Lancé en grande pompe par l’exécutif à la mi-décembre, ce simulateur de retraites compare la situation de Français fictifs avant et après la réforme controversée. Enfin un élément concret pour ce projet de réforme souvent qualifié de "flou" et "peu clair". L’intention du gouvernement est claire : répondre aux critiques avec une série de cas type mais le simulateur est loin de faire l’unanimité accusé par les détracteurs du projet de réforme des retraites de présenter le dispositif sous un jour avantageux.

Un nombre de cas restreint

Car le simulateur est incomplet, seules dix-huit situations fictives y apparaissent avec pour base deux années de naissance : 1980 et 1990, au total, ce sont donc trente-six comparatifs entre le système actuel et le futur régime universel qui sont présentés, 26 cas de fonctionnaires et 10 cas de salariés. Les situations spécifiques - enfants, pénibilité, carrières longues, chômage, régimes spéciaux, indépendants, expatriation, maladie… - ne sont pas prises en compte.

L'âge pivot n'existe pas

Autre point de friction, dans les trente-six cas présentés, tout le monde commence à travailler à 22 ans, l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail en France. La durée de cotisation retenue pour évaluer la pension de ces profils est de 43 ans avec un âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Ce détail élude donc le problème qui cristallise toutes les tensions : l’âge pivot ou âge d'équilibre.

De plus, aucun cas type retenu n’introduit une discontinuité des carrières professionnelles. Dans le simulateur du gouvernement le chômage n’existe pas. Là encore, ça ne tient pas, surtout lorsqu’on prend l’exemple de La Réunion, le taux d’actifs aux "carrières heurtées" c’est-à-dire alternant période de travail et de chômage est plus important que dans l’hexagone tout comme le nombre de chômeurs longue durée.

Un simulateur encore incomplet

Le simulateur mis en ligne le 19 décembre dernier aura une durée de vie très courte. Le gouvernement prévoit de mettre en ligne un second prototype le 22 janvier prochain, jour de l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites par le Conseil des ministres. Cette version 2 permettra de présenter 150 puis 300 modèles de situations individuelles. Par la suite, à une date indéterminée, un "simulateur individuel exhaustif" sera mis en ligne a précisé le gouvernement.

Il vous faudra donc attendre encore quelques temps pour savoir si vous êtes gagnant ou perdant avec le système universel de retraite à point...

fh / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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