Le site fait polémique :

"Arretmaladie.fr" ou comment obtenir un arrêt sans aller chez le médecin


Publié / Actualisé
Lancé il y a une semaine, le site de télémédecine arretmaladie.fr n'en fini par de susciter la polémique. Le concept: se faire prescrire un arrêt maladie court (trois jours maximum) en quelques clics pour des pathologies courantes: coup de froid, douleur menstruelle, migraine, stress, gastro-entérite etc..., et ce à l'issue d'une téléconsultation avec un médecin sans passer par la case cabinet. Le diagnostic est donc posé sur le web sans palpation, prise de constantes ou autre examen clinique habituel. C'est bien ce qui suscite la levée de bouclier du corps médical.
Lancé il y a une semaine, le site de télémédecine arretmaladie.fr n'en fini par de susciter la polémique. Le concept: se faire prescrire un arrêt maladie court (trois jours maximum) en quelques clics pour des pathologies courantes: coup de froid, douleur menstruelle, migraine, stress, gastro-entérite etc..., et ce à l'issue d'une téléconsultation avec un médecin sans passer par la case cabinet. Le diagnostic est donc posé sur le web sans palpation, prise de constantes ou autre examen clinique habituel. C'est bien ce qui suscite la levée de bouclier du corps médical.

"Si vous êtes trop malade pour travailler, vous pouvez consulter un médecin en ligne (25€) pour éventuellement avoir un repos (3 jours max)" vante l'entreprise sur la page d'accueil de site arretmaladie.fr. 25 euros remboursables par la caisse nationale d'assurance maladie. Tout se passe sur Internet, des téléconsultations réalisées à distance par des médecins.

Un parcours rapide en trois étapes permet à l'internaute de se voir délivrer le précieux sésame : remplir un questionnaire sur ses symptômes (fièvre, douleur, type de toux, douleur...), puis une téléconsultation avec un praticien, une fois la consultation vidéo achevée, le médecin délivre (ou pas) l'arrêt maladie dans l'espace PDF du client après que ce dernier ait réglé la consultation. Le patient peut ensuite envoyer à son employeur et à la Caisse prioritaire d'assurance maladie.

Ces téléconsultations sont possibles 7 jours 7 aux horaires ouvrables. Afin de limiter les abus, il est seulement possible d'avoir recours au site une fois toutes les trois semaines. Côté financier, le site n'accepte pas la carte Vitale, il faudra donc avancer les soins et la prudence est de rigueur.

Lancé officiellement le mardi 7 janvier, le site a tout de suite fait polémique. Moins d'une semaine après il n'est plus accessible, pour le moment.

Avec ce concept, passer par la case cabinet du médecin traitant pourrait donc devenir une option. Les créateurs du site affirment vouloir lutter contre les déserts médicaux en proposant au patient d'obtenir un rendez-vous sans sortir de chez lui et de bénéficier d'un arrêt maladie en quelques clics.

Et c'est bien ce qui a poussé le corps médical à monter au créneau. Les médecins et l'Assurance maladie déjà frileux sur le concept la télémédecine s'insurgent contre ce concept. La caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) "en lien avec le Conseil de l'ordre des médecins" a indiqué qu'elle "va mettre en demeure immédiatement le site de cesser ses activités et engager également, à cette fin, une action en référé". "Les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d'être distribués sur demande des patients", a souligné l'Assurance maladie.

La justice pourrait donc être saisie dans cette affaire. Pour le moment, le site ne fonctionne plus, officiellement à cause de la "forte demande", officieusement, peut-être à cause de la polémique...

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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