Il a été transféré à La Réunion :

Mayotte : un candidat aux municipales dans le coma après une violente agression


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Frappé à coups de pieds et de chombo (coupe-coupe), Midiar Boinaïdi Djadjou a été placé sous coma artificiel à La Réunion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Frappé à coups de pieds et de chombo (coupe-coupe), Midiar Boinaïdi Djadjou a été placé sous coma artificiel à La Réunion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Un candidat sans étiquette aux élections municipales de Dembeni, au centre-Est de Mayotte, a été violemment agressé. Son pronostic vital est engagé, a-t-on appris lundi auprès du procureur. Midiar Boinaïdi Djadjou a été évacué par avion à la Réunion lundi après-midi et placé dans un coma artificiel.

Il a été agressé dans la nuit de dimanche à lundi par une bande de jeunes originaires du village voisin de Tsararano alors qu'il sortait d’une réunion publique. Il s’est retrouvé dans sa voiture encerclée par une vingtaine de personnes. Le candidat a reçu une boule de pétanque dans le dos avant de tomber par terre. Puis, il a été frappé à coups de pieds et de chombo (coupe-coupe).

-"Je ne l’ai pas reconnu"-

"Ce n’était pas beau à voir, je ne l’ai pas reconnu. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment", affirme l’un de ses concurrents politiques et néanmoins ami Soyfoudine Mlamali qui lui a rendu visite à l’hôpital avant son évacuation sanitaire à La Réunion.

Cette agression intervient dans un contexte d'affrontements quotidiens entre bandes de Dembeni et Tsararano et cela depuis une semaine. Lundi après-midi, quarante gendarmes sont intervenus pour disperser des bandes qui se battaient devant le lycée de Tsararano. Et des déviations ont obligé les automobilistes à éviter le secteur. L’usage de grenades lacrymogènes a été nécessaire pour rétablir la circulation sur la RN2 en début de soirée.

Aucune interpellation n’a pu être réalisée. Mais le parquet compte sur les témoins présents qui ont également été blessés pour donner les informations nécessaires à l’identification des agresseurs. Les Mahorais avaient manifesté pendant trois mois début 2018 pour réclamer plus de sécurité dans l’île. Et pour le collectif des citoyens de Mayotte, association loi 1901, "personne n’est à l’abri de la crise sécuritaire qui secoue notre île. Nous vivons tous dans la peur et l’État faillit à sa mission régalienne de paix et de sécurité".

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

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