Polémique :

Ségolène Royal explique ses propos sur les enseignants pédophiles mutés dans les Outre-mer


Publié / Actualisé
Dans un message posté sur son compte officiel Facebook, Ségolène Royal a tenu à apporter des précisions concernant ses propos polémiques sur les professeurs pédophiles mutés dans les Outre-mer. Toutefois, elle parle uniquement de "rumeurs" sans évoquer de cas précis qui aurait été porté à sa connaissance. Plusieurs député(e)s réunionnais(e)s demandent son audition et réclament l'ouverture d'une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire. (Photo d'illustration)
Dans un message posté sur son compte officiel Facebook, Ségolène Royal a tenu à apporter des précisions concernant ses propos polémiques sur les professeurs pédophiles mutés dans les Outre-mer. Toutefois, elle parle uniquement de "rumeurs" sans évoquer de cas précis qui aurait été porté à sa connaissance. Plusieurs député(e)s réunionnais(e)s demandent son audition et réclament l'ouverture d'une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire. (Photo d'illustration)

Dans un long message posté sur Facebook, Ségolène Royal rapporte dans leur intégralité ses propos tenus sur le plateau de RMC début janvier : "Quand j’étais ministre de l’éducation, j’ai fait – ça m’a rappelé cette souffrance – les premières instructions contre la pédophilie dans le milieu scolaire. C’était un tabou, avant on mutait discrètement les pédophiles, si possible dans les outre-mer comme ça c’était loin on n’en entendait plus parler. Cette première instruction a dit ceci : Vous avez une obligation de signalement lorsqu’il y a des abus sexuels . Cela a été très difficile. J’ai même subi un certain nombre de menaces. J’ai vu la chape de plomb."

Indiquant comprendre l'émotion de ses "amis des Outre-mer", elle explique avoir eu vent de "rumeurs de mutation discrète dans les Outre-mer" alors qu'elle était ministre de l'Enseignement scolaire de 1997 à 2000 sous le gouvernement Jospin. Ces rumeurs l'ont, dit-elle, "révoltée".

Ajoutant ne pas vouloir "stigmatiser les Outre-mer", elle explique ceci : "mon témoignage explique au contraire à quel point le ministère dont j’avais la charge a mis fin à des pratiques inqualifiables révoltantes. Mes successeurs quelles que soient leur étiquette politique ont eu à coeur de continuer cette action et de rester très vigilants."

Plus tôt, c'est le recteur de l'Académie de La Réunion, Velayoudom Marimoutou, qui s'est exprimé à ce sujet au micro de RTL Réunion. Le recteur a affirmé que rien ne transparaissait à ce sujet dans les fichiers internes de l'Académie. Mais il demande à l'ancienne ministre d'assumer ses propos et soutient l'enquête parlementaire réclamée par plusieurs député(e)s réunionnais(e)s.

Lire aussi : "A ce jour, n'y a rien qui ressort concernant notre Académie" affirme le recteur

Lire aussi : Trois députées réunionnaises réclament une enquête parlementaire

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2 Commentaire(s)

Joseph, Posté
On accuse pas sans preuve, et dire que cette (supprimé pour injure - webmaster) voulait être présidente de la France !
Depain974, depuis son mobile, Posté
Il serait temps donc que si ce n'est pas vrai, que le ministère dépose plainte pour dénonciation calomnieuse...