[LIVE - PHOTOS] Mutations de professeurs pédophiles dans les Outre-mer :

Ségolène Royal va s'expliquer à huis clos, le collectif Nout Zenfant rassemblé devant la préfecture


Publié / Actualisé
Journée importante dans l'agenda de Ségolène Royal. L'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du gouvernement de Lionel Jospin, doit être entendue par la Délégation aux Outre-mer en fin de journée ce lundi 10 février 2020. Les propos qu'elle a tenus sur un plateau de télévision début janvier ont choqué. Sur RMC, Ségolène Royal a évoqué des cas de professeurs pédophiles qui auraient été mutés dans les Outre-mer pour les envoyer loin de la Métropole. Le Bureau de la Délégation aux Outre-mer l'invite donc à s'exprimer à huis clos afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Des député(e)s réunionnais(e)s appellent également à ouvrir une enquête parlementaire. Retour sur ce que l'on sait pour l'instant de cette affaire avec en illustration de l'article des photos de la visite de Ségolène Royale à La Réunion le 16 juillet 1999 en tant que ministre de l'Enseignement scolaire (Photos arcivhes rb/www.ipreunion.com)
Journée importante dans l'agenda de Ségolène Royal. L'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du gouvernement de Lionel Jospin, doit être entendue par la Délégation aux Outre-mer en fin de journée ce lundi 10 février 2020. Les propos qu'elle a tenus sur un plateau de télévision début janvier ont choqué. Sur RMC, Ségolène Royal a évoqué des cas de professeurs pédophiles qui auraient été mutés dans les Outre-mer pour les envoyer loin de la Métropole. Le Bureau de la Délégation aux Outre-mer l'invite donc à s'exprimer à huis clos afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Des député(e)s réunionnais(e)s appellent également à ouvrir une enquête parlementaire. Retour sur ce que l'on sait pour l'instant de cette affaire avec en illustration de l'article des photos de la visite de Ségolène Royale à La Réunion le 16 juillet 1999 en tant que ministre de l'Enseignement scolaire (Photos arcivhes rb/www.ipreunion.com)

Les Outre-mer sont en émoi depuis les propos de Ségolène Royal sur des supposés cas de mutations d'enseignants pédophiles, afin de les éloigner des écoles métropolitaines. Ce lundi 10 février, l'ancienne ministre sera amenée à clarifier ses propos devant le Bureau de la Délégation des Outre-mer, durant une audition en huis clos.

En attendant cette audition une quinzaine de plusieurs associations de La Réunion toutes représentées dans le collectif Nout zenfan, sont rassemblées devant la préfecture ce lundi matin.

Regardez le direct de nos journalistes sur place

Le collectif Nout zenfan veut obtenir des réponses à la suite des affirmations de Ségolène Royal. Les associations espèrent être reçues par le préfet. Elles  attendent beaucoup de l’audition de l'ancienne minsitre ce lundi soir et protestent contre le fait que cette audition ait lieu à huis clos
 

Pour rappel

• 3 janvier 2020 : Ségolène Royal annonce l'impensable

Alors qu'elle est interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur RMC à propos de l'affaire Matzneff, accusé de pédophilie, Ségolène Royal prononce cette phrase : "avant, on mutait discrètement les pédophiles, si possible dans les Outre-mer, comme ça, c’était loin, on n’en entendait plus parler."

Sur le coup ces propos sont presque passés inaperçus. Peu à peu les internautes s'en alertent et l'affaire prend une tournure considérable.

• 31 janvier 2020 : premiers courriers d'élus courroucés

C'est le député réunionnais de La France insoumise, Jean-Hugues Ratenon, qui s'exprime en premier. Il adresse alors à la ministre de la Justice, la ministre des Outre-mer et le président de la Délégation aux Outre-mer une lettre ouverte dans laquelle il dénonce ce qu'impliquent les déclarations de Ségolène Royal.

Lire aussi : Lettre à différents ministères concernant les propos de Ségolène Royal

Rappelant qu'elle arbore le titre d'ex minitre déléguée à l'enseignement scolaire, le député s'alarme : "Si cela s’avère exact, c’est totalement scandaleux, indigne de la République ! Pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui que Madame Royal dénoncent ces faits criminels ? Est-ce que des personnages au plus haut de l’Etat étaient au courant de cette pratique ?"

Les questions sont nombreuses et les réactions s'enchaînent.

• 4 février 2020 : demande d'une enquête parlementaire

Trois députées réunionnaises réagissent à leur tour. Ericka Bareigts, Nathalie Bassire et Huguette Bello réclament l'audition de Ségolène Royal et/ou de Jean-Michel Blanquer, ministre actuel de l'Education nationale.

"Il est de notre responsabilité, et de notre devoir, de faire toute la lumière sur ces déclarations pour mesurer la réalité et l’ampleur de telles pratiques" rédigent-elles de concert. "Ces auditions nous permettraient d’obtenir des précisions quant aux déclarations de l’ancienne ministre. Le cas échéant et au nom de la Délégation des Outre-mer, nous pourrions dès lors demander la constitution d’une enquête parlementaire sur ce sujet" ajoutent-elles.

Lire aussi : Trois députées réunionnaises réclament une enquête parlementaire

Le courrier est destiné à Olivier Serva, président de la Délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale, qui se positionne très rapidement en faveur d'une audition.

• 4 février 2020 : Jean-Michel Blanquer réagit

Lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer réagit à la polémique en cours. Interrogé par le député de Guyane Gabriel Serville, le ministre a dit comprendre l’émotion suscitée mais affirme n'avoir "aucun élément probant venant à l’appui de tels propos".

Il déclare également qu'avant "d’envisager quoi que ce soit d’autre, il faut évidemment savoir sur quoi elle se base pour dire une chose pareille" en concluant : "je pense que tout ceci n’a pas de fondement".

• 5 février 2020 : le recteur de l'Académie de La Réunion dit n'avoir aucun élément

Au micro de RTL Réunion dans "On refait La Réunion midi", le recteur Velayoudom Marimoutou rappelle l'existence d'une loi qui croise les fichiers judiciaires des enseignants de l'Education nationale.

Lire aussi : "A ce jour, il n'y a rien qui ressort concernant notre Académie" affirme le recteur

"A ce jour il n'y a rien qui ressort concernant notre académie" assure alors le recteur. "A part quelques procès-verbaux non payés ou des choses de cette nature, il n'y a rien qui concerne la pédophilie."

• 5 février 2020 : Ségolène Royal donne des explications sur Facebook

Sur son profil officiel, l'ancienne ministre décide enfin de réagir à la polémique, par le biais des réseaux sociaux. Ségolène Royal affirme vouloir apporter des précisions concernant ses propos. Elle explique avoir eu vent de "rumeurs de mutation discrète dans les Outre-mer" alors qu'elle était ministre de l'Enseignement scolaire de 1997 à 2000 sous le gouvernement Jospin, sans pour autant évoquer de cas précis.

La justification reste floue pourtant Ségolène Royal indique ceci : "mon témoignage explique au contraire à quel point le ministère dont j’avais la charge a mis fin à des pratiques inqualifiables révoltantes." Pratiques dont il faudra alors définir la véracité ou non au cours de son audition par la Délégation aux Outre-mer.

Lire aussi : Ségolène Royal explique ses propos sur les enseignants pédophiles mutés dans les Outre-mer

Le même jour, le député Jean-Hugues Ratenon publie une lettre ouverte, cette fois directement adressée à Ségolène Royal, dans laquelle il lui propose une rencontre et lui demande expressément si elle accepte d'être auditionnée par la délégation.

• 7 février 2020 : le huis clos fait débat

L'audition aura bien lieu, la date du 10 février est fixée. Dans une nouvelle tribune libre, le député Jean-Hugues Ratenon s'insurge devant le choix de procéder à une audition en huis clos : "y’a-t-il une volonté de LREM de ne pas faire de vague dans la crainte de découvrir un scandale d’Etat ? Les différents peuples d’Outre Mer ont le droit à la vérité dans la transparence" ajoute-t-il en maintenant qu'un "courrier de protestation de [sa] part est transmis ce jour au Président de la Délégation aux Outre Mer."

Lire aussi : Audition en catimini de Ségolène Royal : INADMISSIBLE

Dans la soirée, ledit courrier est en effet envoyé. Jean-Hugues Ratenon demande à Olivier Serva "de surseoir à cette audition à huis clos et que décision soit prise de convoquer Madame Royal pour une audition publique devant l’ensemble de la délégation".

mm / rb / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

MoveLang, Posté
Une amie française de Nice m'a dit qu'il faut clouer le bec à cette bécasse,
Je lui ai dit, on a eu l'esclavage, il ne faut plus en parler, on a eu la déportation dans la Creuse, il ne faut plus en parler, on a eu les curés pédophiles, il ne faut plus en parler, on etc ,
On apprend qu'on a des enseignants pédophiles, on est les nègres de la République, on est des sous-merdes ou quoi?
Elle m'a répondu, ''' tout ça, ce sont des ragots'''n
J'ai raccroché, une belle amitié de plus de 40 ans foutue en l'air pour des ragots. Je commence à avoir des doutes, et si l'esclavage n'avait jamais existé, après tout, on est pas des juifs
Jérôme, Posté
https://www.youtube.com/watch?v=1Qgps7FyuAA