[LIVE] L'audience solennelle est terminée :

Les avocats en grève font les morts dans l'enceinte du tribunal de Saint-Denis


Publié / Actualisé
A nouveau, les avocats de La Réunion protestent contre la réforme des retraites. Une nouvelle opération coup de poing a débuté ce vendredi 21 février 2020 alors que l'audience solennelle du tribunal judiciaire de Saint-Denis se déroulait à 15h. Ils se sont postés dans les locaux du tribunal avec des masques médicaux pour se protéger contre le "macronavirus", qui tuent le métier d'avocat. Les robes noires étaient de quinte de toux dès qu'une personne pénètrait le tribunal pour assister à l'audience solennelle. Alors que l'audience a débutée, des avocats ont été interdits d'accès à la salle. "C'est une audience publique, ils n'ont pas le droit de nous interdire d'y assister" s'agace un avocat. Ils ont finalement été autorisés à y assister, sans pouvoir entrer dans la salle. A l'issue de l'audience, les avocats se sont allongés sur le sol du tribunal pour dénoncer "la mort de la justice". Au cours de l'audience solennelle le procureur de la République, Eric Tuffery, s'est notamment engagé à poursuivre la lutte contre la délinquance en cols blancs (Photo rb/www.ipreunion.com)
A nouveau, les avocats de La Réunion protestent contre la réforme des retraites. Une nouvelle opération coup de poing a débuté ce vendredi 21 février 2020 alors que l'audience solennelle du tribunal judiciaire de Saint-Denis se déroulait à 15h. Ils se sont postés dans les locaux du tribunal avec des masques médicaux pour se protéger contre le "macronavirus", qui tuent le métier d'avocat. Les robes noires étaient de quinte de toux dès qu'une personne pénètrait le tribunal pour assister à l'audience solennelle. Alors que l'audience a débutée, des avocats ont été interdits d'accès à la salle. "C'est une audience publique, ils n'ont pas le droit de nous interdire d'y assister" s'agace un avocat. Ils ont finalement été autorisés à y assister, sans pouvoir entrer dans la salle. A l'issue de l'audience, les avocats se sont allongés sur le sol du tribunal pour dénoncer "la mort de la justice". Au cours de l'audience solennelle le procureur de la République, Eric Tuffery, s'est notamment engagé à poursuivre la lutte contre la délinquance en cols blancs (Photo rb/www.ipreunion.com)

Notre journaliste est en direct depuis le tribunal, regardez :

Retrouvez la première partie du live de notre journaliste :

Courant janvier, durant une action "justice morte", les robes noires des barreaux de Saint-Denis et Saint-Pierre avaient déjà défilé durant l'audience solennelle de rentrée de la Cour d'appel. Munis de masques blancs, d'un cercueil et de codes du travail, les avocats avaient montré symboliquement leur opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement, qui met en péril selon eux la moitié des cabinets d'avocats français par l'effet de cotisations considérablement augmentées

- Engagement du procureur -

Par ailleurs, au cours de l'audience solennelle le procureur de la République, Eric Tuffery, s'est notamment engagé à poursuivre la lutte contre la délinquance en cols blancs. Le discours était plutôt ferme à l'encontre des délinquants en cols blancs qui "se connaissent de longue date" comme le montre notre vidéo (avec nos excuses pour la qualité du son, la transcription des propos est juste en dessous)

Reconnaissant que les investigations dans ce type de dossiers durent parfois plusieurs années, le chef du parquet dionysien a commenté : "les services d'enquêtes sont anormalement dotés en effectifs. C'est incompréhensible, ou on peut dire malheureusement trop compréhensibles"

Il ajoutait "mais un mouvement s'est enclenché. Nos relations avec le chambre régionale des comptes sont excellentes, nous continuons à signaler au parquet national financier des agissements intolérables"

Eric Tuffery poursuivait : "nos journées seront toujours plus longues que celles des délinquants. C'est la recherche de la vérité qui nous guide et pas l'argent facile surtout lorsqu'il s'agit d'argent public"

Le magistrat terminait à ce propos : "que ceux qui se complaisent dans les abus de biens sociaux et autres banqueroutes cessent de croire à leur impunité. Des poursuites ont eu lieu d'autres vont suivre. Le temps judiciaire n'est pas le temps médiatique, il n'est pas le temps politique".


www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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