Primaires américaines :

Premier duel télévisé Biden-Sanders pour des primaires perturbées par le coronavirus


Publié / Actualisé
Joe Biden, le grand favori, et Bernie Sanders, en perte de vitesse, se retrouvent dimanche soir à Washington pour le premier face-à-face télévisé des primaires démocrates désormais perturbées par le nouveau coronavirus.
Joe Biden, le grand favori, et Bernie Sanders, en perte de vitesse, se retrouvent dimanche soir à Washington pour le premier face-à-face télévisé des primaires démocrates désormais perturbées par le nouveau coronavirus.

Cet onzième débat démocrate, qui commence à 20H00 (00H00 GMT lundi), se résume à un duel entre l'ancien vice-président des Etats-Unis et le sénateur socialiste, désormais seuls à se disputer l'investiture démocrate pour défier Donald Trump lors de l'élection en novembre.

Le plateau de CNN va sembler bien vide: on est loin des vingt candidats répartis sur deux soirées lors des premières joutes en juin. Qui plus est, le débat aura lieu dans la capitale fédérale en l'absence de tout public en raison de l'épidémie.

Il devait initialement se tenir dans l'Arizona, un des quatre Etats qui votent mardi pour une nouvelle étape de ce marathon électoral avec la Floride, l'Ohio et l'Illinois.

Ces Etats ont décidé de maintenir le scrutin malgré la pandémie, devenue la préoccupation numéro un de la classe politique et qui rend de plus en plus difficile de faire campagne.

La Géorgie, qui devait être le suivant à voter le 24 mars, a annoncé samedi un report au 19 mai. La Louisiane avait déjà décidé de retarder ses primaires prévues le 4 avril. Et l'essentiel des réunions publiques ont dû être annulées.

- "Que vas-tu faire Joe?" -

Cela pourrait constituer un handicap de plus pour Bernie Sanders, dont une des forces réside dans sa capacité à galvaniser les foules nombreuses qui viennent à ses meetings.

Autre difficulté : face à la pandémie, l'heure est à la trêve démocrates-républicains pour adopter des mesures d'urgence, une démarche souvent défendue par Joe Biden qui assure être le seul capable de trouver des compromis avec la droite.

Les deux candidats ont en tout cas un accord majeur: Donald Trump n'est pas à la hauteur de la situation.
Et le sénateur du Vermont espère aussi se saisir de la crise sanitaire pour démontrer les failles du système américain de protection sociale, son principal cheval de bataille.

Après des débuts calamiteux, Joe Biden, 77 ans, a fait un come-back spectaculaire et a rassemblé derrière lui le camp modéré, convaincu qu'il est le mieux placé pour battre Donald Trump. Il domine les intentions de vote, souvent avec plus de vingt points d'avance sur Bernie Sanders, 78 ans.

Ce dernier a fait le chemin inverse, enchaînant les défaites en mars après avoir été le favori à l'issue des premiers votes. C'est d'ailleurs un discours paradoxal qu'il a tenu mercredi, au lendemain d'un échec lourd en symboles dans le Michigan, bastion industriel de Midwest.

Il a reconnu avoir perdu, pour l'heure, un enjeu crucial de ces primaires: convaincre qu'il est capable d'empêcher le milliardaire républicain d'empocher un second mandat.

Mais au lieu d'en tirer les conclusions et d'appeler au rassemblement derrière Joe Biden, il a donné rendez-vous à l'ancien vice-président de Barack Obama ce dimanche pour lui poser des questions de fond.

"Joe, que vas-tu faire?", a-t-il lancé à plusieurs reprises en énumérant plusieurs points de son propre programme, sur le coût de la santé, la dette étudiante ou le climat.

- Bourdes et lapsus -

Une manière de réclamer des gages à son rival, avant un éventuel retrait, sur sa "révolution politique" qui électrise des foules souvent jeunes? "Bernie" a en tout cas estimé avoir "gagné le débat idéologique" et "générationnel", en rendant incontournables, même pour les plus modérés des démocrates, nombre de ses idées très à gauche pour les Etats-Unis.

"Donald Trump doit être battu et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela arrive", a promis Bernie Sanders.
Joe Biden, qui a un programme plus centriste mais aussi, jusqu'ici, moins détaillé, lui avait d'ailleurs tendu la main mardi sur le même registre: "Nous avons le même but et ensemble, nous battrons Donald Trump".

Reste à savoir si l'ancien vice-président, dont les prestations lors des précédents débats n'ont pas toujours été convaincantes et qui multiplies bourdes et lapsus, tiendra la durée lors d'un tête-à-tête de deux heures.

Joe Biden a pris une avance confortable dans la course aux délégués qui désigneront en juillet le candidat démocrate. Et les Etats qui votent mardi, gros pourvoyeurs de délégués, devraient lui permettre de consolider sa position -- la Floride notamment où la communauté cubaine vit très mal certains propos de Bernie Sanders jugés trop bienveillants à l'égard du régime castriste.

AFP

   

1 Commentaire(s)

Papillon diurne, Posté
Ce n'est pas la peine de se fatiguer, surtout en ce temps de guerre..., Trump va rempiler et fera 8 ans à la maison blanche. Il n'y a que Carter (otage en Iran...) qui n'aura pas pu en faire 2! Et, le onzième directeur de la CIA...le sénateur de l'Arkansas qui la battu...et ensuite il a failli sauter avec l'affaire de Monica Levinski (juste assez pour détourner l'attention de l'opinion et que le peuple ne regarde pas trop le contenu des avions revenants de la,livraison d'armes de guerre en Amérique centrale et du sud...).
Richard Nixon, lui, au bout de 9 jours, en fin juillet 1976, il aura été acculé à la démission...
En France, ce n'est pas pareil...on peut faillir des centaines de fois, sans être inquiété une seule seconde...
Elle n'est pas belle la vie...en France et surtout à la Réunion : on ferme l'aéroport (enfin que partiellement !), une fois que tous les vacanciers pendulaires/attachements et intérêts ailleurs...) étaient revenus et étaient repartis dans leurs quartiers, immeubles, maisons individuelles dans les 4 coins de l'île...