Ils sont gravement impactés par la crise sanitaire :

Appel à une aide d'urgence du gouvernement pour les médias audiovisuels des Outre-Mer


Publié / Actualisé
Gravement impactés par la pandémie de Covid-19 en raison d'"un effondrement du chiffre d'affaires lié à la publicité de près de 80% tandis que leurs charges progressent de 15% en moyenne", l'Atom (association des télévisions des Outre-Mer) et le Spadom (syndicat des professionnels de l'audiovisuel des départements d'Outre-Mer) alerte "le gouvernement sur la situation extrêmement inquiétante dans laquelle se trouvent leurs entreprises depuis le début de la crise sanitaire". Ils demandent au gouvernement de "déclencher des mesures d'urgence permettant à ces médias de poursuivre leur activité et d'accompagner la reprise économique à venir sur les territoires des Outre-Mer". Nous publions ci-dessous le communiqué de ces médias
Gravement impactés par la pandémie de Covid-19 en raison d'"un effondrement du chiffre d'affaires lié à la publicité de près de 80% tandis que leurs charges progressent de 15% en moyenne", l'Atom (association des télévisions des Outre-Mer) et le Spadom (syndicat des professionnels de l'audiovisuel des départements d'Outre-Mer) alerte "le gouvernement sur la situation extrêmement inquiétante dans laquelle se trouvent leurs entreprises depuis le début de la crise sanitaire". Ils demandent au gouvernement de "déclencher des mesures d'urgence permettant à ces médias de poursuivre leur activité et d'accompagner la reprise économique à venir sur les territoires des Outre-Mer". Nous publions ci-dessous le communiqué de ces médias

"Réunis au sein de deux associations professionnelles, Atom (association des télévisions des Outre-Mer ) et le Spadom (syndicat des professionnels de l’audiovisuel des départements d’Outre-Mer), les médias audiovisuels des Outre-Mer ont alerté le gouvernement sur la situation extrêmement inquiétante dans laquelle se trouvent leurs entreprises depuis le début de la crise sanitaire

Les deux associations qui représentent les principales télévisions et radios des Outre-Mer soulignent que l’impact de la crise sur leurs territoires est d’autant plus violent que ces entreprises évoluent sur des marchés insulaires très étroits et composés principalement de PME et de commerces de proximité.

L’Atom et le Spadom constatent chez leurs adhérents un effondrement du chiffre d’affaires lié à la publicité de près de 80% tandis que leurs charges progressent de 15% en moyenne, notamment du fait de la couverture journalistique beaucoup plus dense dans cette période et des missions équivalentes à celles du service public qu’elles réalisent. Or ces télévisions et radios ne bénéficient ni de la redevance audiovisuelle, ni de subventions publiques, pour leur fonctionnement et dépendent par conséquent totalement du marché de la publicité.

Malgré cette situation, qui ne sera pas tenable dans la durée, ces médias continuent à s’engager pour leurs territoires et à offrir aux populations un service gratuit. Ces entreprises privées sont convaincues en effet, d’une part que l’information joue un rôle essentiel dans le combat contre le virus, et d’autre part qu’elles sont des acteurs indispensables de la reprise économique sur leurs territoires.

Les médias audiovisuels adhérents de l’Atom et du Spadom rassemblent près d’1,5 million de téléspectateurs et d’auditeurs chaque jour dans les Outre-Mer. Ils emploient plus de 800 salariés directs et environ 1000 intermittents. On imagine, dès lors, que l’arrêt de ces médias aurait un impact social et politique majeur sur ces territoires déjà lourdement affectés au plan économique et social.

Toutefois l'Atom et le Spadom sont confiants dans la volonté du gouvernement de déclencher des mesures d’urgence permettant à ces médias de poursuivre leur activité et d’accompagner la reprise économique à venir sur les territoires des Outre-Mer.

Indispensables à la garantie du pluralisme, ces médias de proximité sont également des vecteurs puissants des cultures et traditions locales, de promotion de leurs territoires, Ils contribuent à la vie démocratique et économique des régions françaises ultrapériphériques".


 

   

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