Tandis que 38% des Réunionnais vivent en-dessous du seuil de pauvreté :

A La Réunion 5.100 personnes font partie des 1 % de la population française la plus aisée


Publié / Actualisé
"En 2017, à La Réunion, 5 100 personnes vivent dans un ménage percevant de très hauts revenus. Elles font partie des 1 % de la population française la plus aisée. Malgré le retard de développement économique de l'île, la part de la population réunionnaise avec des très hauts revenus est presque égale à celle de province (0,6 % contre 0,7 % de la population). Les montants perçus par les ménages à très hauts revenus sont équivalents à ceux des plus aisés de province. Il s'agit plus souvent de revenus issus d'activités non salariées" souligne l'Insee dans un communiqué que nous publions ci-dessous
"En 2017, à La Réunion, 5 100 personnes vivent dans un ménage percevant de très hauts revenus. Elles font partie des 1 % de la population française la plus aisée. Malgré le retard de développement économique de l'île, la part de la population réunionnaise avec des très hauts revenus est presque égale à celle de province (0,6 % contre 0,7 % de la population). Les montants perçus par les ménages à très hauts revenus sont équivalents à ceux des plus aisés de province. Il s'agit plus souvent de revenus issus d'activités non salariées" souligne l'Insee dans un communiqué que nous publions ci-dessous

"Les ménages à très hauts revenus sont plus souvent que les autres des couples, plus âgés et propriétaires de leurs résidences principales. Le Nord et l’Ouest, qui sont les deux microrégions de l’île les plus riches en emplois et dont la population a le niveau de vie le plus élevé, rassemblent les deux tiers des personnes à très hauts revenus résidant à La Réunion.

En 2017, à La Réunion, 5 100 personnes vivent dans les 2 100 ménages à très hauts revenus, soit 0,6 % de la population. Elles font partie des 1 % de la population française la plus aisée (avant impôts et prestations sociales). Dans les régions métropolitaines de province, cette part est à peine plus élevée (0,7 %), mais les disparités sont fortes entre départements.

La Réunion se situe à la 37e place des départements de province pour lesquels la part de personnes à très hauts revenus est la plus élevée. Elle se place donc au même niveau que la plupart des départements dotés de grands pôles d’emploi régionaux (Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Moselle, etc.).

La part des personnes réunionnaises avec de tels revenus paraît donc élevée au regard du retard de développement économique de l’île. Le produit intérieur brut par habitant y est en effet inférieur de 26 % à la moyenne de province, en raison notamment du moindre nombre d’emplois à forte valeur ajoutée. Ainsi, les cadres des fonctions dites " supérieures ", qui bénéficient des rémunérations les plus élevées, sont près de deux fois moins nombreux à La Réunion (4,6 % des personnes en emploi contre 8,0 % en province).

Des revenus équivalents à ceux de la province

Les revenus avant redistribution (impôts et prestations sociales) des Réunionnais les plus aisés sont équivalents à ceux de leurs homologues de province. Leur revenu mensuel médian s’élève à 11 530 euros par unité de consommation (UC) et 11 690 euros en province.

Les écarts de revenu entre les très hauts revenus et l’ensemble de la population sont sensiblement plus marqués sur l’île. Le revenu initial médian des Réunionnais les plus aisés y est plus de dix fois supérieur à celui de l’ensemble de la population (six fois en province).

Avant redistribution, les 0,6 % de Réunionnais faisant partie des très hauts revenus français concentrent 5,3 % de la masse des revenus perçus à La Réunion tandis qu’en province, les 0,7 % les plus aisés de la population en détiennent 4,7 %.

La redistribution atténue davantage les inégalités à La Réunion. Après redistribution, les Réunionnais les plus aisés ne détiennent plus que 3,7 % de la masse des revenus, comme en province. Ils disposent néanmoins d’un niveau de vie médian légèrement plus élevé qu’en province (8 780 euros mensuels par UC contre 8 570 euros) en raison d’un poids moins important des impôts. En effet, les contribuables résidant sur l’île bénéficient d’un abattement de 30 % sur leur impôt sur le revenu, limité à 5 000 euros annuels (jusqu’en 2018).

Des revenus non salariés plus importants qu’en province

La part des revenus des activités non salariées, perçus par des chefs d’entreprises ou professions libérales, dans le revenu avant redistribution des THR est nettement supérieure à La Réunion (37 % contre 23 % en province). C’est même la source de revenus la plus importante devant les revenus des activités salariés (35 %) et ceux du patrimoine (23 %). C’est aussi le cas dans d’autres départements comme les Pyrénées Atlantiques, les Pyrénées Orientales et la Somme.

Les revenus autres que ceux liés à l’activité professionnelle pèsent moins qu’en province. D’une part, le niveau de patrimoine des Réunionnais les plus aisés est légèrement inférieur à celui de leurs homologues de province, d’autre part la proportion des retraités est plus faible (population plus jeune qu’en métropole).

Davantage de couples, de ménages âgés et de propriétaires

Comme en province, les ménages réunionnais à très hauts revenus sont plus souvent des couples avec ou sans enfant(s) (66 %). C’est bien plus que dans l’ensemble de la population (40 %). Ils sont aussi plus âgés. Ainsi, dans 77 % des ménages à très hauts revenus, la personne de référence fiscal a plus de 50 ans contre 53 % dans l’ensemble de la population.

Ces ménages très aisés sont aussi bien plus souvent propriétaires de leur résidence principale (79 % contre 47 % dans l’ensemble des ménages). Toutefois, cette part est moins importante qu’ en province (90 %). Cet écart peut s’expliquer par le fait que parmi les cadres résidant à La Réunion, certains qui viennent de métropole ne possèdent pas de logement à La Réunion mais en métropole.

Des ménages qui vivent plus souvent dans le Nord et l’Ouest

Les deux tiers des personnes à très hauts revenus vivent dans le Nord et l’Ouest de l’île, alors que ces deux microrégions ne rassemblent que la moitié de la population de l’île. Ils y représentent respectivement 0,9 % et 0,7 % de la population. Ces deux microrégions concentrent davantage d’emplois qu’ailleurs et leurs habitants ont les niveaux de vie les plus élevés de l’île.

La moitié des personnes à très hauts revenus vivent à Saint-Paul et à Saint-Denis. Dans chacune de ces villes, 1 % de la population vit dans un ménage très aisé. Ces deux villes figurent respectivement à la 6e et à la 9e place des 29 villes françaises dont la population est comprise entre 100000 et 200000habitants et où la part de personnes très aisées est la plus élevée".

   

3 Commentaire(s)

Thomas, Posté
la meme étude de l'INSEE, vu par un magazine métropolitain:
extrait:Avec de forts revenus, les ménages du 1?% paient évidemment de forts impôts. Selon l'Insee, ils acquittent à eux seuls 13% du total de tous les impôts directs (1). Ce qui représente en moyenne pour eux l'équivalent de 30?% de leurs revenus, deux fois plus que pour la moyenne des Français.
https://bit.ly/2WQAC3l
Rigolo, Posté
Gros Zozo ?
Mi oua plito groblan grozarab gromalbar
7AC, Posté
Normal, la plage et le soleil attire les gros "Zozos", qu'est-ce qu'on peut y faire.
Le coté positif, c'est qu'ils consomment sur place, ça c'est un bon point.
Après le problème des terrains qui deviennent trop chers pour la population locale.
Enfin, on ne peut pas tout avoir.