Leurs enfants refusés dans les écoles au titre du personnel prioritaire :

Les masseurs kinésithérapeutes sont en colère


Publié / Actualisé
Déjà exclus de l'attribution des masques chirurgicaux et FFP2 au pic de la crise, compte tenu de la pénurie qui touchait l'île, les masseurs kinésithérapeutes sont toujours en colère. Leurs enfants sont en effet refusés dans les écoles au titre du personnel prioritaire, dispositif devant permettre notamment aux personnels soignants de déposer leurs enfants à l'école pour assurer la continuité des soins. L'Ordre national des masseurs kinésithérapeutes et sa fédération locale ont écrit au ministre de l'Education nationale, Jean Michel Blanquer, ainsi qu'au recteur de l'Académie de La Réunion, Vellayoudom Marimoutou, pour pointer cette incohérence. En vain pour l'instant. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Déjà exclus de l'attribution des masques chirurgicaux et FFP2 au pic de la crise, compte tenu de la pénurie qui touchait l'île, les masseurs kinésithérapeutes sont toujours en colère. Leurs enfants sont en effet refusés dans les écoles au titre du personnel prioritaire, dispositif devant permettre notamment aux personnels soignants de déposer leurs enfants à l'école pour assurer la continuité des soins. L'Ordre national des masseurs kinésithérapeutes et sa fédération locale ont écrit au ministre de l'Education nationale, Jean Michel Blanquer, ainsi qu'au recteur de l'Académie de La Réunion, Vellayoudom Marimoutou, pour pointer cette incohérence. En vain pour l'instant. (Photo rb/www.ipreunion.com)

"C’est un des gros points noirs de la gestion de cette crise", souligne Pierre Rigal, président du Conseil intérrégional des masseurs kinésithérapeutes Réunion-Mayotte. En effet, depuis le début du confinement, le 16 mars dernier, un dispositif exceptionnel a été mis en place par l’Education nationale visant à mobiliser des établissements scolaires et du personnel afin d’accueillir les enfants dont les parents sont mobilisés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, les médecins, les infirmiers, les policiers ou les gendarmes par exemple. Cela, afin de permettre de répondre aux exigences et aux contraintes liées à cet état d’urgence sanitaire.

La liste des personnels autorisés à déposer leurs enfants est restrictive. Trop restrictive ? C’est en tout cas l’avis de Pierre Rigal. Il note que les masseurs kinésithérapeute sont exclus de cette liste ce qui, de fait, entraîne un refus des établissements. Ces derniers tirent donc la sonnette d’alarme.

"Nos patients ont besoin de soin", explique Pierre Rigal qui reconnaît que jusqu’à récemment, les masseurs kinésithérapeutes se devaient de choisir leurs, de palier à l’urgence, pour respecter les contraintes sanitaires actuelles. "Mais les patients qui pouvaient être laissés en attente il y a quelques semaines sont dans des situations d’urgence aujourd’hui. Nous avons besoin de pouvoir travailler pleinement pour répondre à ces urgences", explique le représentant de la profession.

D’où un courrier qui a été adressé par le Conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes au ministre de l’Education nationale afin de demander d’intégrer cette profession dans la liste des personnels prioritaires. La même démarche a été entreprise par Pierre Rigal au niveau local pour sensibiliser le recteur de La Réunion. Pour l’heure, pas de réponse de ces deux autorités.

Cette situation vient en tout cas fragiliser un peu plus une profession dont la capacité d’action était déjà limitée durant le confinement. En effet, face à la pénurie de masques qui a touché La Réunion au pic de la crise sanitaire, début avril, ces derniers n’ont pas pu se voir attribués de masques chirurgicaux et FFP2 pour poursuivre leur activité en toute sécurité. " Des pharmaciens ont joué le jeu en distribuant des masques au compte goutte mais la situation était très compliquée, provoquant un défaut de prise en charge de nos patients ", relate Pierre Rigal.

Outre l’impact sanitaire évident d’une telle situation, de nombreux patients n’ayant pas pu bénéficier de leurs soins, le président du conseil note également l’impact économique. "Comme tous les secteurs, nous avons connu une baisse très importante de notre activité, de l’ordre de 90% à 100%. Les pertes sont conséquentes", analyse Pierre Rigal qui espère que leur cri d’alarme sera entendu afin que sa profession puisse pleinement reprendre son activité dans des conditions acceptables.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Cel, Posté
Et parmi les médecins seuls les médecins généralistes sont prioritaires ... pas les spécialistes ... et puis finalement tout est discrimination ... dans ces choix arbitraires. tout travailleur est indispensable à l économie ... je ne vois pas pq l enseignant Ou le gendarme ou l l aide soignant du chu devient prioritaire... à croire que seuls les professions libérales artisans professions du secreur privé soient contraints de se débrouiller pour trouver une solution de garde pour leur enfant !et surtout encore devoir payer ...! Au non de quel principe de démocratie ! Tout est attaquable au nom du droit de l éducation pour tous !! C est juste simplement illégal tout comme la quarantaine imposé en hÃ'tel à l arrivée sur la Réunion. Preuve de la décision du tribunal administratif . Nous devrions faire un
Collectif solidaire de tous les travailleurs Â" non priorisés Â"
Zoreol97, Posté
La liberté de choix des patients existe. Les Kine se doivent de refuser de soigner tout personnel de l'Education Nation et de la Préfecture à titre de rétorsion et ce pendant six mois. Qu'ils aillent se faire soigner dans les hÃ'pitaux !!!!â"¬!