Rachat de Vindémia par le groupe Hayot :

L'association Adecalom veut agir contre "la décision humiliante de l'Autorité de la concurrence"


Publié / Actualisé
L'association contre la domination économique et pour la défense des citoyens attachés aux libertés outre-mer (Adecalom) a adressé une lettre ouverte "aux acteurs du monde politique et économique réunionnais" pour leur demander de "saisir le Conseil d'Etat pour qu'il dise le droit" à la suite de "la décision scandaleuse et humiliante de l'Autorité de la concurrence (ADLC ) ndlr)" autorisant le rachat de Vindémia par le groupe Bernard Hayot. L'association demande aussi aux décideurs : "(d'user de leurs) multiples influences et réseaux pour convaincre Monsieur le président de La République de ne pas renier sa promesse de s'opposer aux concentrations et autres monopoles, faite lors de sa venue en octobre 2919". 'L'Autorité de la concurrence a annoncé ce mardi son accord pour le rachat provoquant contre elle une levée de boucliers sans précédent (Photo rb/www.ipreunion.com)
L'association contre la domination économique et pour la défense des citoyens attachés aux libertés outre-mer (Adecalom) a adressé une lettre ouverte "aux acteurs du monde politique et économique réunionnais" pour leur demander de "saisir le Conseil d'Etat pour qu'il dise le droit" à la suite de "la décision scandaleuse et humiliante de l'Autorité de la concurrence (ADLC ) ndlr)" autorisant le rachat de Vindémia par le groupe Bernard Hayot. L'association demande aussi aux décideurs : "(d'user de leurs) multiples influences et réseaux pour convaincre Monsieur le président de La République de ne pas renier sa promesse de s'opposer aux concentrations et autres monopoles, faite lors de sa venue en octobre 2919". 'L'Autorité de la concurrence a annoncé ce mardi son accord pour le rachat provoquant contre elle une levée de boucliers sans précédent (Photo rb/www.ipreunion.com)

La décision de l'ADLC "remet en cause l'ensemble des politique publiques menées depuis plus de 30 ans à La Réunion, notamment en matière de développement économique et en matière agricole, en concentrant tous les pouvoirs dans le mains du "Monopole quasi naturel" que constituera demain le groupe GBH" estime l''association Adecalom.

"Cette décision est scandaleuse et humiliante pour la classe politique réunionnaise et au delà pour l'ensemble des réunionnais qui seront demain à la merci de ce groupe et qui se dessine d'ores et déjà comme acteur principal de la domination économique d'un groupe de la grande distribution à La Réunion" martèle l'association avant d'asséner : "en disant "non à l'esclavage économique", nous devons réagir et unir nos forces !"

En février 2020 une pétition lancée par Adecalom contre le rachat de Vindémia par GBH avait réuni plus de 7000 signatures, "aujourd'hui une seconde pétition lancée à l'initiave de ADECALOM est en passe de receuillir de nombreuses signatures" affirme l'assciation avant de terminer : "à cette heure dramatique pour La Réunion et tous les Réunionnais, nous comptons donc sur les forces vives et les politiques pour en appeler à l'arbitrage du Président de la République afin qu'il use de son "droit d'évocation".

Voici la lettre ouverte adressée "aux acteurs du monde politique et économique réunionnais qui s’opposent à la vente de Vindémia à GBH"

"Mesdames, messieurs,

Vous avez été nombreux, élus et hommes d’affaires, à l’issue de la décision de l’ADLC le 26 mai 2020, à afficher clairement dans les médias locaux, votre désapprobation quant à l’acquisition des actifs de Vindemia par le groupe GBH. Nous nous en félicitons. Cependant, ces prises de position doivent maintenant se traduire en actes et nous devons ensemble aller jusqu’au bout de ce que permet la procédure en la matière.

La présidente de l’ADLC l’a d’ailleurs rappelé. Dès la décision notifiée au ministre de l’Economie, celui-ci a cinq jours pour ordonner unilatéralement le passage en phase 2 c’est à dire l’approfondissement du dossier pendant une période de trois mois.

Si aucune position n’est prise par le ministre au bout de ces cinq jours un nouveau délai de vingt jours court, qui permet au gouvernement, soit de valider définitivement le choix de l’ADLC, soit de le refuser définitivement dans sa forme présentée.

Mesdames et messieurs nous devons ensemble assumer notre désabrobation face à cette décision humiliante prise par l’ADLC :

- usons de nos multiples influences et réseaux pour convaincre Monsieur le président de La République de ne pas renier sa promesse de s’opposer aux concentrations et autres monopoles, faite lors de sa venue en octobre 2919 ;
- engageons-nous résolument dans le dernier recours qui reste à notre disposi-tion sur le plan légal : saisir le Conseil d’Etat pour qu’il dise le droit dans cette affaire.

Après cette étape nous pourrons en tirer toutes les conséquences.

Mais pour l’instant nous devons nous mobiliser car rien n'est encore joué !

Nous avons un peu plus de 20 jours devant nous pour convaincre Monsieur le président de La République de "stopper le chronomètre"afin de redonner aux Réunionnais la possibilité de proposer un nouveau modèle économique pour le secteur de la distribution commerciale à La Réunion.

Alors, unissons-nous, non pas au sein de notre association bien sûr, mais dans notre combat pour le refus de la domination économique à La Réunion et ce, sous la forme que vous pensez être la meilleure.

Notre désapprobation et notre révolte envers cette décision de l’ADLC ne doit pas être qu’une posture stratégique ou politique visant à laisser croire aux réunionnais que nous sommes contre mais que nous ne faisons rien pour agir.

Nous espérons beaucoup de la mobilisation de tous.

A défaut, l’association Adecalom prendra ses responsabilités et portera seule porter ce dossier économiquement injuste pour La Réunion et humiliante pour les Réunionnais devant le Conseil d’Etat".

La pétition de l'association Adecalom contre le rachat de Vindémia par le groupe Hayot est accessible ici

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www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Le raleur, Posté
Comme j'ai raté le début de l'histoire je ne vois pas où est le risque. Est-ce qu'il n'y aura plus qu'un seul importateur et un seul distributeur des produits disponibles dans les supermarchés ?
Question exclusivité de représentation, il y a déjà quelques acteurs locaux qui nous épongent régulièrement pourtant, et personne ne bouge ar ce sont des réunionnais (j'évite les noms car ça sonnerait raciste).
Coup de tete, Posté
Il manque un mot à l'avant dernier paragraphe. La phrase prend un tout autre sens telle quelle est rédigée. "...cette décision de l'ADLC ne doit PAS être qu'une posture..." Il manque le PAS. J'ai cherché en vain les coordonnées de cette association pour qu'il demande correction en ligne et avant publication papier. JLT (Nous l'avons ajouté, merci pour votre vigilance - WEBMASTER)