Des déchets à perte de vue :

Makotes : le monde d'après est pire que celui d'avant


Publié / Actualisé
Les deux mois de confinement auront fait naître le fol espoir que le "monde d'après" serait différent, que l'écologie serait enfin au centre des préoccupations de chacun. Le rêve n'aura duré que quelques semaines. Il n'aura finalement fallu que quelques jours de déconfinement pour observer, à La Réunion comme en métropole, des amoncèlements de déchets là où la population était passée. Une belle façon de célébrer la Journée mondiale de l'environnement ce vendredi 5 juin 2020. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Les deux mois de confinement auront fait naître le fol espoir que le "monde d'après" serait différent, que l'écologie serait enfin au centre des préoccupations de chacun. Le rêve n'aura duré que quelques semaines. Il n'aura finalement fallu que quelques jours de déconfinement pour observer, à La Réunion comme en métropole, des amoncèlements de déchets là où la population était passée. Une belle façon de célébrer la Journée mondiale de l'environnement ce vendredi 5 juin 2020. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Tas de détritus au Pas de Bellecombe, poubelles abandonnées sur les sentiers de randonnée, zones de pique-nique dégradées… Les scènes qui ont succédé au déconfinement n'avaient rien de bien différent des mois précédents. Quoi que, elles étaient peut-être même pires.

Si la pandémie a poussé beaucoup à réfléchir sur nos modes de consommation et notre rapport à la planète, il semblerait que la réflexion se soit stoppée nette une fois notre liberté retrouvée. Pourtant, virus ou pas, le respect de l'environnement devrait faire partie des priorités de tous. Tout particulièrement dans un territoire où des moustiques porteurs de la dengue raffolent de ces déchets abandonnés.

- Incapacité exaspérante à se servir d'une poubelle -

Chacun s'est réjoui de la "nature qui reprenait ses droits", tandis que la moitié de l'humanité était confinée chez elle. L'émerveillement face aux cours d'eau immaculés, aux animaux sauvages se baladant en ville et autre joyeuseté, a définitivement été balayé par la consommation compulsive – et une incapacité exaspérante à se servir d'une poubelle.

On ne le répètera jamais assez, à La Réunion encore plus qu'ailleurs, on ne peut se permettre de dégrader la nature. En pleine épidémie de dengue, qui rappelons-le a fait neuf décès depuis le début de l'année. Ce manque de civisme est dangereux à la fois pour l'environnement, comme pour la population.

Lire aussi : Dengue et covid-19 : attention à la double peine

Alors, la prochaine fois que vous avez une sortie de prévue : prévoyez un sac poubelle. Et ramenez-le avec vous.

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

6 Commentaire(s)

Zoréole, Posté
Mairies , TCO et autres trouvez une organisation pour obliger les utilisateurs des sites à acheter un sac poubelle ( de 20 à 50 centimes) avant d'accéder aux lieux de villégiature du week-end. Kanq va touss zot l'argent zot va réfléchir. Arrête avec la faiblesse. Faut trouve un moyen pour remplasse chabouk.
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
C est pas terrible comme comportement ;
A moins qu il n y ait pas assez de déchèteries ???

malheureusement , On constate aussi , dans certains lieux , que les poubelles publiques ne sont pas vidées systématiquement et ça déborde .... ça dépose par terre .... et ça pue ?·
Jino, Posté
Aller voir l aire de tabac,les toilettes le plein avec detritu, le parking une décharge a ciel ouvert,les poubelles ne sont vides très rarement, que font les pouvoir public la aussi y a des macotes
Susceptible, Posté
Je crois que ce sont pas de simples négligences mais un état d'esprit :"je m'affranchis des contraintes,"
En prendre conscience à titre individuel serait un premier pas vers le respect de la nature des autres,de soi-même.
Et un grand progrès collectif.
C'est un rêve...
Jaco, Posté
Bravo
7AC, Posté
Chassez le naturel, il revient au galop !
Makote un jour, makote toujours !