[LIVE] Koz avec le commissaire du Chaudron :

Jérôme Besse : "il y a une réflexion en cours sur la technique du plaquage ventral, on sait se remettre en cause"


Publié / Actualisé
Jérôme Besse est l'invité d'Imaz Press pour le cinquième entretien de son nouveau format d'interview en Facebook live. Pendant une vingtaine de minutes, il répondra à vos questions en direct, après un premier temps de questions-réponses avec nos journalistes. L'occasion pour vous de lui poser toutes vos questions sur la sécurité dionysienne, la gestion du confinement et du déconfinement par son commissariat, ou encore les manifestations contre les violences policières qui se multiplient des Etats-Unis jusqu'à La Réunion. Rendez-vous sur notre page Facebook Imaz Press Réunion (Page officielle) pour pouvoir l'interroger. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Jérôme Besse est l'invité d'Imaz Press pour le cinquième entretien de son nouveau format d'interview en Facebook live. Pendant une vingtaine de minutes, il répondra à vos questions en direct, après un premier temps de questions-réponses avec nos journalistes. L'occasion pour vous de lui poser toutes vos questions sur la sécurité dionysienne, la gestion du confinement et du déconfinement par son commissariat, ou encore les manifestations contre les violences policières qui se multiplient des Etats-Unis jusqu'à La Réunion. Rendez-vous sur notre page Facebook Imaz Press Réunion (Page officielle) pour pouvoir l'interroger. (Photo rb/www.ipreunion.com)

  • IPR

    Obligation de prendre la plainte

    Des internautes se sont plaints de policiers refusant de prendre des plaintes. "Les fonctionnaires de police doivent obligatoirement prendre la plainte, si elle ne l'est pas la victime peut s'adresser au chef de la police ou au procureur" rappelle-t-il.

    Si l'infraction est avérée, les policiers sont dans l'obligation de prendre une plainte. Pour rappel, il n'est pas non plus obligatoire de porter plainte dans le commissariat de la commune où l'infraction s'est déroulée

  • IPR

    Concernant le port d'arme des policiers, le commissaire rappelle le principe d'usage proportionné de la force

    "Pour utiliser son arme de service, il faut que la menace soit proportionnée" insiste-t-il. Comprendre qu'un policier n'est en aucun cas autorisé à user de son arme s'il n'est pas directement menacé par le même type de violence.

  • IPR

    "Il y a eu une véritable professionnalisation de l'accueil de la population dans les commissariats" se félicite Jérôme Besse

    Depuis quelques années, les agents d'accueil sont spécialement formés pour leur poste. Tout serait mis en place afin d'assurer le plus efficacement les dépôts de plainte et la prise en charge des victimes.

  • IPR

    "Il n'y a pas de zone de non-droit à Saint-Denis" assure encore une fois le commissaire

    Pour lui, à l'heure actuelle, le chef-lieu de l'île ne possède pas de zone de "non-droit". "Mais si c'est le cas, j'invite la population à me contacter pour régler cette situation".

  • IPR

    "Faire le parallèle entre les Etats-Unis et la France est une erreur" assure Jérôme Besse

    Le commissaire assure qu'être raciste est être un policier incompétent, "il n'y a aucun sens à maintenir une personne maîtrisée huit minutes contre le sol". Il explique qu'une fois menottée, la personne est considérée comme maîtrisée. Il assure cepedant que la situation aux Etats-Unis est extrêmement différente que celle en France. "Ce parallèle est malhonnête et c'est de la démagogie".

  • IPR

    "Le contrôle au faciès est un fantasme" affirme Jérôme Besse

    Le commissaire assure que le contrôle au faciès n'est pas une tactique utilisée, tout simplement car elle ne mènerait à rien. "Les contrôles d'identité sont différents, mais si une personne n'a rien à se reprocher, le contrôle s'arrêtera là"assure-t-il

  • IPR

    Concernant l'usage disproportionné de la force par des policiers ou des propos racistes, Jérôme Besse considère que les sanctions ne sont peut-être pas assez médiatisées.

    Il indique que la police est la profession la plus sanctionnée, mais qu'on "ne peut pas juste couper des têtes". "Nous sommes dans une démocratie, un Etat de droit, il faut suivre les procédures disciplinaires" souligne-t-il.

  • IPR

    "Pendant le confinement, les forces de l'ordre, autorités, associations ont été très réactives concernant la problématique des violences intrafamiliales, qu'on a essayé de prendre le plus rapidement en compte" explique le commissaire.

    Un accueil spécifique pour les violences intrafamiliales a été mis en place, notamment pour les enfants "qui sont le pire des domages collatéraux". Des personnes ont spécifiquement formées à accueillir ces personnes

  • IPR

    Les policiers "au service de la population"

    "300 policiers ont été blessés depuis ma prise de fonction", révèle le commissaire du Chaudron Jérôme Besse.

    "On est très heureux que les délinquants aient peur de la police. Si d'autres ont peur de la police, je les invite à venir nous rencontrer."

  • IPR

    Le commissaire Besse s'inscrit en faux de l'expression "violence policière"

    "On parle soit d'usage excessif de la force soit d'usage illégal de la force", dit Jérôme Besse avant d'avouer qu'il a vu la vidéo de la mort de George Floyd avec "les larmes aux yeux.

    "Il ne faut pas confondre les problèmes français avec les problèmes américains. La police nationale est l'institution la plus contrôlée en France."

  • IPR

    5% de verbalisation sur la totalité des contrôles pendant le confinement

    "Le confinement était difficile, il a fallu vivre un moment de frustration. Mais on s'est rendu compte avec le recul que le confinement était trè bien respecté", se félicite Jérome Besse.

     

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    Ne pas stigmatiser le Chaudron

    "C'est un quartier réputé difficile, mais je n'aime qu'on le stigmatise. On y rencontre régulièrement ds citoyens et des associations extraordianires. Ce quatier n'est pas si dangereux qu'on le fait croire. C'est un quartier populaire et plein de vie", affirme le commissaire Besse.

  • IPR

    Suivez l'interview de Jérôme Besse, commissaire du Chaudron, en direct 

A propos

- Nout linvité i répon azot -

Pendant 30 à 45 minutes, une fois par semaine, Imaz Press interviewera désormais en direct diverses personnalités. Après un premier temps de questions-réponses entre notre interlocuteur et notre journaliste d'une dizaine de minutes, ce sera à votre tour de poser toutes vos questions. Politiciens, spécialistes, institutions... Nos journalistes leur donneront la parole, tout en leur posant les questions de nos internautes en direct.

Après Olivier Hoarau, Ibrahim Patel, DJ Sebb, et Patrick Lebreton, c'est Jérôme Besse, commisaire de police de Saint-Denis, chef du Service d’Intervention d’Aide et d’Assistance de Proximité (SIAAP), qui répond à nos questions et surtout aux vôtres.

Bien que né à Marseille, Jérôme Besse n'est pas étranger à l'île de La Réunion puisque son grand-père maternel n'est autre que l'accordéoniste et père du quadrille moderne réunionnais Loulou Pitou. Son intronisation à la tête du commissariat de Saint-Denis en septembre 2017 était en fait une sorte de retour aux sources.

Avant d'être affecté à La Réunion, c'est en Métropole qu'il a fait ses gammes. Avec brio. Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, Jérôme Besse décroche le concours de commissaire de police en septembre 2013. Après un stage opérationnel dans sa ville de naissance, à Marseille, il est nommé chef du commissariat de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), en septembre 2015, à seulement à 28 ans.

Deux années et une médaille départementale de la sécurité publique de Saône-et-Loire plus tard, Jérôme Besse demande sa mutation à La Réunion, la terre de sa mère et son grand-père. Cet entretien sera l'occasion d'aborder son parcours, mais également la lourde actualité locale, nationale et internationale.

À l'échelle réunionnaise, le dernier bilan de la préfecture sur la délinquance faisait état d'une baisse des cambriolages et des morts sur les routes, mais d'une hausse de 10% des violences conjugales. Un fléau que les deux mois de confinement n'ont évidemment pas arrangé. Plus généralement, nous interrogerons sur la gestion de la crise sanitaire par son commissariat.

Aux Etats-Unis, la mort de George Floyd, un afro-américain, aux mains d'un offcier de police blanc a soulevé de nombreuses manifestations dans tout le pays. Des mouvements de protestations qui ont traversé les frontières et les océans, jusqu'en France et à La Réunion, où des rassemblements contre les violences policières se sont tenus, ce mardi 2 juin 2020. 

   

7 Commentaire(s)

John, Posté
LES POLICIERS SONT DES POURRIS SOUVENT
John, Posté
Il faut sanction les policiers aussi dans la vie non
Dominique, Posté
La police ? se fier à eux ? la semaine dernière, à Saint Pierre, une femme venue porter plainte pour vol d'un véhicule, s'est fait insulter par un policier, avec ironie, manque de respect .... et là, reponds pas : tu te fais coffrer pour insulte à agent !
Le raleur bis, Posté
Ces propos sont un ramassis de langue de bois et de pensées habilement maquillées par un réthorique bien rodée. Pur mensonges et mauvaise foi du début à la fin.
Les bons flics ce sont ceux qui démissionnent pour prêter leur intelligence et leur sensibilité à des causes humaines.
Le raleur, Posté
A la lecture du titre j'ai failli m'étouffer. On pourrait tout aussi bien dire '' les violences policières ne sont pas en cause, nous cherchons juste des méthodes pour les appliquer plus discrètement et efficacement ''.
Des refus de dépÃ't de plainte j'en ai essuyé deux. Et plus généralement mon expérience de blanc quinquagénaire prouve qu'il faut à tout prix éviter les flics quels qu'ils soient et dans quelque condition que ce soit. Ces gens font honte à la nation et à la race humaine.
THOR, Posté
C'est pas le placage ventral qui est en cause ! c'est le comportement de ceux qui l'appliquent nuance......
Dingdinguedong, depuis son mobile, Posté
Merci de nous parler de votre stratégie concernant la répression de la Â" délinquance sonore Â" ; ce nouveau genre d'agression très active dans le département.