Nouvelle route du littoral :

La préfecture intègre les carrières de Bois Blanc et des lataniers dans le schéma d'aménagement régional


Publié / Actualisé
Dans un communiqué partagé ce jeudi 11 juin 2020, la ville de Saint-Leu annonce que les carrières de Bois Blanc et des Lataniers ont été intégrées au schéma régional d'aménagement (SAR) par arrêté préfectoral. "La Ville de Saint-Leu reste fortement opposée à ce projet de carrière d'exploitation de roches massives à la Ravine du Trou, un espace naturel et préservé (...) Comme à chaque fois, nous userons de tout l'arsenal légal pour préserver les intérêts de Saint-Leu et des Saint-Leusiens" a précisé la commune dans son communiqué. A noter que si la carrière a été intégrée au SAR, elle ne fait par contre pour l'instant pas partie du schéma département des carrières actuel - datant de 2010. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Dans un communiqué partagé ce jeudi 11 juin 2020, la ville de Saint-Leu annonce que les carrières de Bois Blanc et des Lataniers ont été intégrées au schéma régional d'aménagement (SAR) par arrêté préfectoral. "La Ville de Saint-Leu reste fortement opposée à ce projet de carrière d'exploitation de roches massives à la Ravine du Trou, un espace naturel et préservé (...) Comme à chaque fois, nous userons de tout l'arsenal légal pour préserver les intérêts de Saint-Leu et des Saint-Leusiens" a précisé la commune dans son communiqué. A noter que si la carrière a été intégrée au SAR, elle ne fait par contre pour l'instant pas partie du schéma département des carrières actuel - datant de 2010. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

L'arrêté préfectoral est à retrouver sur ce lien

- Retour sur la chronologie des débacles de Bois Blanc -

Le 3 avril dernier, le Conseil d'état avait annoncé avoir décidé de ne pas répondre favorablement à la demande du ministère de l'Agriculture, le conseil régional de La Réunion et la Société de concassage et de préfabrication de la Réunion, qui souhaitaient faire annuler une ordonnance ayant suspendu en avril 2019 un arrêté préfectoral autorisant à exploiter la carrière de Bois Blanc à Saint-Leu.

Jusqu'à la décision du conseil d'Etat du 3 avril, le dernier épisode de cette débâcle en cours remontait à juillet dernier : c'est à ce moment-là que le Conseil d'Etat s'est prononcé sur l'annulation définitive du schéma départemental des carrières de 2014.

Le 24 juillet, la haute juridiction a donc rejeté le pourvoi en cassation de l'Etat et de la Région contre l'annulation de ce schéma datant de 2014. Un revers de taille pour la partie digue qui reste à construire. Un nouveau document a donc été présenté, prévoyant l'inscription de deux carrières, Bois Blanc et les Lataniers à l'ancien SCD datant de 2010, dont la réponse est toujours en suspens actuellement.

Des enquêteurs ont par ailleurs rendu un rapport concernant le projet de modification du SAR, en y apportant un avis favorable, mais avec des recommandations. Parmi elles, un "risque juridique" puisque le schéma départemental des carrières (SDC) actuel n'est pas en accord avec le SAR (schéma d'aménagement régional).

A noter que l'Autorité environnementale s'est prononcée le 23 octobre 2019 sur la procédure de modification du schéma départemental des carrières (SDC) que l'Etat a lancé début juillet, pour y intégrer Bois Blanc. Celle-ci estime qu'il est d'abord nécessaire de réaliser une expertise environnementale

- Cour d'appel et pourvoi en cassation -

L'Etat avait déposé un pourvoi en cassation contre l'annulation, prononcée par la cour d'appel de Bordeaux le 29 mai 2018, en août de la même année.

Selon un rapport au préfet établi par la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, ce pourvoi en cassation présentait une possibilité d'issue favorable et notamment le fait que "la cour d'appel a dénaturé les faits, les espèces concernées n'étant pas à proximité immédiate de zones habitées ou d'espaces sensibles."  

La cour d'appel de Bordeaux, en annulant l'arrêté du préfet, avait abrogé le schéma départemental des carrières (SDC) de 2014. Un schéma qui incluait quatre nouvelles carrières à exploiter pour l'approvisionnement du chantier de la Nouvelle route du littoral.

Pour la DEAL, ce pourvoi était "l'opportunité de casser un arrêt qui impacte le calendrier du chantier de la nouvelle route du littoral, et qui risque de faire jurisprudence pour les autres carrières". Un avis qui n'était pas partagé par le rapporteur public qui avait donc demandé la confirmation de l'annulation.

- Des travaux entamés et arrêtés le jour-même -

Pour rappel, le tribunal administratif avait rendu le lundi 29 avril 2019 sa décision suspendant les autorisations d'exploitation de la carrière de Bois Blanc et le défrichement du site. La procédure avait été enclenchée par la mairie de Saint-Leu et la Srepen (Société réunionnaise pour l'étude et la protection de l'environnement - Réunion Nature Environnement).

Les travaux menés par la SCPR, l'entreprise autorisée à exploiter la carrière de Bois Blanc avaient été interrompus dès le jeudi 9 janvier 2019, le jour-même où ils avaient débuté. Le chantier avait été stoppé par la préfecture après une rencontre avec le collectif Touch pa Nout Roch.

C'était pourtant la préfecture elle-même, à l'époque dirigée par Amaury de Saint-Quention, qui avait émis l'autorisation d'exploitation dans un arrêté le 29 décembre 2018. Il s'était notamment appuyé sur l'avis favorable (mais consultatif) émis le 9 novembre 2018 par la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites.

- Des associations qui prônent le tout-viaduc -

L'autorisation d'exploiter la carrière avait été accordée pour quatre ans et demi à la société de concassage et de préfabrication de La Réunion . La SCPR avait déposé sa demande fin mars 2016.

Plusieurs associations s'opposent depuis le début à la réalisation de la digue, qu'elles estiment dangereuse pour l'environnement. Elles plaident en faveur de la construction d'une route en tout viaduc.

   

6 Commentaire(s)

Sabine, depuis son mobile, Posté
c'était prévu. c'est une bande de vendus, tout le monde savait depuis longtemps ce qui allait venir. Mais c'est pas plus grave que ce qui va arriver dans l'avenir. une chose est certaine, citoyenne que je suis, je retiendrai son nom. l'avant n'était pas meilleur, mais la un vendu, j'espère qu'il a un p'tit bout de terre parce que ça va faire bizarre en 2021.
Sabine, depuis son mobile, Posté
Est-ce qu'un jour tout ça va vraiment s'arrêter? Est-ce qu'un jour, toutes ces personnes qui pensent qu'elles peuvent prendre la parole au nom de je ne sais pas trop le nom qu'il faudrait vraiment employer, tellement tous ils sont petits. Est-ce qu'un jour ces personnes avec un aussi petit pouvoir pourront comprendre et surtout accepter que sans nous ils ne sont rien? tout le monde savait depuis longtemps que ce qui allait se passer. faut pas nous prendre pour des moins que rien. l'ancien n'était pas mieux, mais lui, c'est le top des tops. faut vraiment l'ecouter moi citoyen, je retiens.
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Les masques covid sont arrivés avant hier à saint leu ! Bonne nouvelle !
S il n y a plus le virus, on les utilisera contre la poussière de la carrière ......
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Encore !!!
Stean, Posté
Deux milliards pour ça? On frôle le ridicule. J'espère que ceux qui ont emmené les contribuables réunionnais dans ce fiasco Financier pour plusieurs décennies seront tenus responsables...on peut rêver...
Pff, Posté
Je m'appelle Bruno domen et je suis contre la carrière de bois blanc par contre mon grand ami c'est Didier robert qui lui est pour mais bon comme j'ai besoin d'argent je fais comment ? Ah oui je vais appeler Jean Luc poudroux il va m'aider à me foutre de la population pour qu'elle révote pour moi...