Première DJ féminine à La Réunion selon un classement :

D-Lisha : "il est important de mettre les femmes en avant dans un secteur avant tout masculin"


Publié / Actualisé
D-Lisha, de son vrai prénom Florence, est une DJ d'origine réunionnaise et antillaise. Programmée une fois par semaine au club Mahé à Saint-Denis, elle s'est récemment hissée à la première place des DJ féminines les plus appréciées à La Réunion et en 41 place en Afrique, selon un classement du site DJane. Entre influences américaines, antillaises et réunionnaises, elle se fait aujourd'hui un nom sur la scène locale. Rencontre.
D-Lisha, de son vrai prénom Florence, est une DJ d'origine réunionnaise et antillaise. Programmée une fois par semaine au club Mahé à Saint-Denis, elle s'est récemment hissée à la première place des DJ féminines les plus appréciées à La Réunion et en 41 place en Afrique, selon un classement du site DJane. Entre influences américaines, antillaises et réunionnaises, elle se fait aujourd'hui un nom sur la scène locale. Rencontre.

- Comment êtes-vous arrivée dans la musique ?

D-Lisha :"Je suis d'abord rentrée dans la musique en tant que chanteuse, j'ai notamment participé à des télé-crochets comme Run Star en 2012, où je suis arrivée parmi les dix derniers finalistes. J'ai aussi été chanteuse d'un orchestre de bal, avant de me pencher sur mon projet artistique personnel et de sortir trois single.

J'ai beaucoup d'influence de Black musique américaine, c'est-à-dire, le hip-hop, le rnb, la funk ou encore la soul que j'affectionne le plus. Mais j'ai aussi des influences antillaises et réunionnaises, ce qui se ressentent dans mes productions. 

Pour le deejaying , j'ai commencé il y a seulement un an et demi, et j'ai débuté au Mahé en octobre."

-    Le milieu du deejaying est plutôt masculin, comment évoluez-vous dans ce milieu ?

D-Lisha :"Le public est plutôt surpris, et les relations avec mes collègues se passent extrêmement bien. Mais c'est vrai que quand on est une femme derrière les platines, on entend souvent des réflexions du genre "tu mixes bien pour une fille", mais jamais rien de méchant. Je pense que ça attire plus la curiosité qu'autre chose.

Cependant, je pense qu'on peut aussi considérer que le milieu féminin a été souvent limité au physique des musiciennes, et pas forcément à nos compétences."

-    Qu'est-ce que ça fait d'être classée première parmi les DJ femmes réunionnaises ?

D-Lisha :"Ce n'est pas vraiment le classement qui est important, ce que je trouve intéressant avec le site DJane c'est qu'il permet de découvrir de nombreuses artistes féminines, et qui les met en valeur. Il y a des artistes du monde entier répertoriées.

Cela permet d'ouvrir l'esprit des gens sur ce volet, qui n'est pas forcément connu ou mis en valeur. Participer à ce classement, c'était pour montrer qu'il y a des femmes DJ dans le monde entier, et ouvrir les gens sur ce concept. Je n'ai aucune prétention à monter dans ce classement. C'est important de mettre les femmes en avant dans un secteur majoritairement masculin"

-    Quels sont vos projets futurs ?

D-Lisha :"J'aimerais pouvoir être placée sur de plus gros événements, ici ou en métropole, c'est vraiment quelque chose que j'affectionnerais énormément. Je n'arrête pas non plus le chant, je pense recommencer à préparer quelques morceaux, mais ce n'est vraiment pas pour tout de suite. Peut-être fin 2021.

-    Le Covid-19 a porté un coup dur à l'industrie de l'événementiel, quel regard portez-vous sur la situation ?

D-Lisha :"On doit s'adapter, par exemple actuellement je ne joue que jusqu'à minuit, contre 5 heures du matin habituellement.  Le monde de l'événementiel de manière générale est à l'abandon, je regrette vraiment cette situation. On est impatient de retrouver une activité un peu plus normale, tout en respectant les consignes sanitaires. Ca nous manque en tout cas, et nous sommes de tout cœur avec tout le monde de l'événementiel.

Je comprends qu'il y a des précautions à prendre, notamment en étant infirmière de profession, mais la décision me paraît quand même assez lourde quand on voit que certaines activités comme les sports de contact sont de nouveau autorisées."

Vous pouvez retrouver son travail et son actualité sur sa page Facebook

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion

   

1 Commentaire(s)

La vérité si je mens !, Posté
Oui ... Oui et oui encore

Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué. Source : Le Sida
Coluche , Artiste, Comique (1944 - 1986)