17 femmes et 15 hommes composent le gouvernement (actualisé) :

Remaniement : une trentaine de membres et des (grosses) surprises


Publié / Actualisé
32 ministres et ministres délégués, dont 8 entrants : le gouvernement du Premier ministre Jean Castex annoncé lundi par l'Elysée, compte son lot de surprises à commencer par les nominations d'Eric Dupond-Moretti à la Justice et Roselyne Bachelot à la Culture. Gérald Darmanin devient, lui, le plus jeune ministre de l'Intérieur de la Vème République, malgré l'accusation de viol dont il fait l'objet. ll aura la lourde de tâche de rétablir le dialogue entre l'exécutif et les forces de l'ordre, tendu depuis les mesures annoncées par son prédécesseur Christophe Castaner. Un temps pressenti à l'intérieur, Jean-Michel Blanquer conserve le ministère de l'Education nationale, auquel sont désormais rattachés la Jeunesse et les Sports. Bruno Le Maire reste à Bercy, en charge de l'Economie, des Finances et de la Relance. Jean-Yves Le Drian, numéro 2 du gouvernement Castex, garde aussi son ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
32 ministres et ministres délégués, dont 8 entrants : le gouvernement du Premier ministre Jean Castex annoncé lundi par l'Elysée, compte son lot de surprises à commencer par les nominations d'Eric Dupond-Moretti à la Justice et Roselyne Bachelot à la Culture. Gérald Darmanin devient, lui, le plus jeune ministre de l'Intérieur de la Vème République, malgré l'accusation de viol dont il fait l'objet. ll aura la lourde de tâche de rétablir le dialogue entre l'exécutif et les forces de l'ordre, tendu depuis les mesures annoncées par son prédécesseur Christophe Castaner. Un temps pressenti à l'intérieur, Jean-Michel Blanquer conserve le ministère de l'Education nationale, auquel sont désormais rattachés la Jeunesse et les Sports. Bruno Le Maire reste à Bercy, en charge de l'Economie, des Finances et de la Relance. Jean-Yves Le Drian, numéro 2 du gouvernement Castex, garde aussi son ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler a pris place comme le veut la tradition sur le perron pour annoncer peu après 19h la composition du gouvernement qui doit appliquer la stratégie présidentielle de la fin du quinquennat. Il compte 16 ministres et 14 ministres délégués.

Le premier annoncé dans l'ordre protocolaire est Jean-Yves Le Drian reconduit dans ses fonctions de ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Neuf autres ministres conservent peu ou prou leur portefeuille, parfois avec des ajustements. Il s'agit de Jean-Michel Blanquer (Education nationale, jeunesse et sports), Bruno Le Maire (Economie, finances et relance), Florence Parly (Armées), Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Olivier Véran (Solidarités et santé), Marc Fesneau (Relations avec le Parlement), Jean Baptiste Djebbari (Transports) Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) et Roxana Maracineanu (Sports).

Sébastien Lecornu est nommé ministre des Outre-mer et succède ainsi à Annick Girardin, qui hérite du nouveau ministère de la Mer. Membre du gouvernement depuis l'élection d'Emmanuel Macron, cet ancien cadre de l'UMP puis des Républicains, accède au ministère qu'il lorgnait depuis son ralliement au président de la République en 2017.

Il remplace aux Outre-mer Annick Girardin qui est nommée ministre de la mer

Huit nouveaux ministres ou ministres délégués font leur entrée au gouvernement. Parmi eux, la députée LREM de la Somme, Barbara Pompili, 45 ans, devient ministre de la Transition écologique. L'ancienne député EELV avait été secrétaire d'Etat sous François Hollande.

- Les surprises Dupond-Moretti et Bachelot -

L'avocat médiatique Eric Dupond-Moretti succède à Nicole Belloubet à la Justice. L’arrivée au gouvernement de ce ténor du barreau, redouté des cours d’assises, est une des surprises du nouveau gouvernement. Elle est aussi un choix très controversé.

Si Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux qui représente les 70.000 avocats français, voit en cette nomination "un geste d’apaisement envers les avocats", Lucille Rouet, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature se dit "interpellée par ce signal". "On s’interroge un peu par rapport à ses dernières déclarations sur le Parquet National Financier et sur certains magistrats", confie la magistrate.

Il y a quelques jours, interrogé sur ce qu'il ferait s'il était nommé place Vendôme, il indiquait que sa priorité serait de séparer le siège du Parquet. "Pour moi, c’est impératif. Je fais le ménage là-dedans de façon très claire", affirmait-il sur le plateau de de la chaîne LCI. "Deuxièmement, je fais un système de responsabilité des juges, parce qu’aujourd’hui, ils ne sont pas responsables de ce qu’ils font."

Sa nomination est une "déclaration de guerre à la magistrature", a estimé l'USM, syndicat majoritaire chez les magistrats, dans une déclaration à l'AFP. "Eric Dupond-Moretti semble détester les magistrats qu'il ne se prive pas d'insulter régulièrement, il souhaite la suppression de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), la scission du corps (siège/parquet), soit tout l'inverse de ce que porte l'USM", a-t-elle vilipendé.

L’homme de 59 ans, un des avocats les plus célèbres de France, est connu pour son franc parler, sa gouaille, mais aussi sa virulence à l’égard des magistrats. Il arrive au ministère de la Justice six mois après un mouvement historique de grève des avocats contre la réforme des retraites.

Ancienne minsitre sous les présidence de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, Roselyne Bachelot est nommée à la Culture. Un retour aux affaires pour celle qui avait quitté la vie politique en 2012. Son nom est récemment revenu dans l'actualité, lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus.

En 2010, en tant que ministre de la Santé, elle avait été décriée pour sa gestion jugée inutilement dispendieuse de l’épidémie de H1N1. On lui repprochait d'avoir commandé trop de vaccins (94 millions) et surtout trop de masques chirurgicaux et FFP2 (1,7 milliard), face à une pandémie finalement moins grave que redoutée. Des masques dont la France a finalement manqué 10 ans plus tard pour faire face au Covid-19.

- Accusé de viol, Gérald Darmanin est nommé à l'Intérieur -

Certains changent d'attributions, à l'instar de Gérald Darmanin, nommé ministre de l'Intérieur après avoir été chargé de l'Action et des comptes publics. C'est un "grand honneur pour le petit-fils d'immigré que je suis", a-t-il réagi sur Twitter, remerciant son prédécesseur Christophe Castaner pour son "action courageuse et déterminée au service de la protection de nos concitoyens.

Réélu maire de Tourcoing lors des dernières élections municipales, il fait l'objet d'une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, portée à son encontre par Sophie Patterson-Spatz depuis 2017. Il avait bénéficié d'un non-lieu en 2018, mais la Cour d'appel de Paris a ordonné en juin dernier la reprise des investigations.

Celui qui est désormais "le premier flic de France" est accusé par Sophie Patterson Spatz de l'avoir violée en 2009. A l'époque, elle s'était adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon elle, Gérarld Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie, en échange de faveurs sexuelles.

Malgré cette accusation, Emmanuel Macron et Jean Castex ont fait de lui le plus jeune ministre de l'Intérieur de l'histoire de la Vème République.

Lire aussi : Accusation de viol contre Gérald Darmanin, la justice ordonne la reprise des investigations

- "Un jeu de chaises musicales" -

Dans les autres ministres qui changent de portefeuille figurent Elisabeth Borne, nommée ministre du Travail, Sébastien Lecornu (Outre-mer), Annick Girardin (Mer) ou encore Franck Riester (Commerce extérieur).

S'ajoutent Elisabeth Moreno à l'Egalité femmes-hommes, Alain Griset aux PME, Brigitte Klinkert à l'Insertion, ainsi que la députée LREM Nadia Hai à la Ville et sa collègue Brigitte Bourguignon à l'Autonomie qui complètent l'équipe gouvernementale.

A la tête du nouveau ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire sera épaulé par trois ministres délégués : Olivier Dussopt, chargé des Comptes publics, Agnès Pannier-Runacher, chargée de l'Industrie, et Alain Griset.

Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement aura lieu mardi à 15h, a indiqué l'Elysée.

La parité est respectée pour les ministres avec 8 hommes et 8 femmes, tandis que le gouvernement compte 5 ministres délégués homme est 9 femmes. En comptant Jean Castex et le secrétaire d'Etat Gabriel Attal, nommé porte-parole, le gouvernement compte au total 15 hommes et 17 femmes.

Parmi les premières réactions Jean-Luc Mélenchon a tancé sur Twitter "un gouvernement libéral banal", tandis que Christian Jacob (LR) y a vu "essentiellement un jeu de chaises musicales". "Tout ça pour ça!", a-t-il déclaré à l'AFP.

www.ipreunion.com avec AFP

   

1 Commentaire(s)

RIPOSTE974, Posté
Juste 1 un riz SOFé