Campagne sucrière mouvementée :

Mécontentement des planteurs : blocage de la balance cannes à Saint-André


Publié / Actualisé
Malgré la reprise de la campagne sucrière après la signature d'un accord entre industriel et planteurs, la crise n'est pas terminée. Ce mercredi 8 juillet, une cinquantaine de planteurs se sont retrouvés devant la balance cannes de Saint-André. Ils bloquent tout accès afin d'empêcher la canne d'être livrée. Les agriculteurs dénoncent le nouveau protocole récemment signé entre les principaux syndicats et Tereos, et estiment être lésés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Malgré la reprise de la campagne sucrière après la signature d'un accord entre industriel et planteurs, la crise n'est pas terminée. Ce mercredi 8 juillet, une cinquantaine de planteurs se sont retrouvés devant la balance cannes de Saint-André. Ils bloquent tout accès afin d'empêcher la canne d'être livrée. Les agriculteurs dénoncent le nouveau protocole récemment signé entre les principaux syndicats et Tereos, et estiment être lésés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Les modalités de livraison de canne ont légèrement changé avec le nouveau protocole, signé suite à un accord trouvé entre les principaux syndicats de planteurs (FDSEA et CGPER) et le groupe sucrier Tereos. Mais plusieurs planteurs de l'est sont mécontents et s'estiment lésés. Ils n'approuvent pas le nouveau protocole.

Depuis ce mardi, ils bloquent la balance cannes de Saint-André. "Il n'y aura pas de livraison aujourd'hui" affirme Jean-François Sababady, président du Mouvement des paysans soldiaires.

Une cinquantaine d'agriculteurs sont sur place. "On veut dénoncer ce nouveau protocole, qui nous fait perdre de l'argent. On réclame une réunion avec le comité technique, mais le président ne veut pas venir sur place", déplore le syndicaliste.

Le protocole de campagne prévoit que pour chaque livraison, un chargement de canne doit être échantillonnable à 100%. "Il prévoit pour cela que chaque chargement présente 9 zones d’échantillonnage de chaque côté (18 zones au total) et que ces zones soient échantillonnées à parts égales lors de la campagne", indique Tereos.

Le chargement des cachalots et la méthode de prélèvements ont été au coeur des désaccords depuis des semaines. Le 3 juillet, le protocole entre les planteurs et les industriels a finalement été signé après plusieurs semaines de négociations. L'accord a été approuvé à la quasi-majorité, avec une seule abstention. Les planteurs refusaient, entre autre, de remplir entièrement les remorques de livraison, condition que les industriels souhaitaient inclure dans le nouveau protocole : cette proposition a finalement été supprimée du protocole 2020.

Lire aussi : Campagne sucrière : un accord trouvé entre planteurs et industriels

Lire aussi : Campagne sucrière : il va falloir attendre encore un peu

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !