[LIVE] Koz ek le responsable sensibilisation de Globice :

Jean-Marc Gancille : "il faut qu'on soit digne de l'autorisation de nage avec les cétacés"


Publié / Actualisé
Ce jeudi 23 juillet 2020, Imaz Press reçoit Jean-Marc Gancille, responsable sensibilisation chez Globice, dans ses locaux. Il est notre invité de la semaine pour discuter des cétacés, et des baleines en particulier. Ces dernières se font timides, alors que nous sommes actuellement en pleine saison. Jean-Marc Gancille nous parlera aussi de la nouvelle réglementation pour approcher les baleines, entrée en vigueur ce mardi 21 juillet. Comme d'habitude, notre invité répondra à toutes vos questions en direct sur Facebook. Suivez notre live (Photo DR)
Ce jeudi 23 juillet 2020, Imaz Press reçoit Jean-Marc Gancille, responsable sensibilisation chez Globice, dans ses locaux. Il est notre invité de la semaine pour discuter des cétacés, et des baleines en particulier. Ces dernières se font timides, alors que nous sommes actuellement en pleine saison. Jean-Marc Gancille nous parlera aussi de la nouvelle réglementation pour approcher les baleines, entrée en vigueur ce mardi 21 juillet. Comme d'habitude, notre invité répondra à toutes vos questions en direct sur Facebook. Suivez notre live (Photo DR)

  • IPR

    "L'activité humaine pollue l'environnement sonore des animaux marins" explique Jean-Marc Gancille

    Lors de la crise sanitaire, la diminution de la pollution sonore marine, causée par la baisse de l'activité humaine, aurait été très favorable aux animaux. "Il faut diminuer l'espace que nous prenons en mer pour en laisser plus à ces animaux" explique-t-il

  • IPR

    "Nous déplorons un à deux échouages chaque année à La Réunion" explique Jean-Marc Gancille

    Le protocole de prise en charge de l'animal est affiné à chaque nouveau échouage

  • IPR

    "Notre travail se décline en plusieurs actions" détaille Jean-Marc Gancille

    Il cite notamment la méthode génétique, l'accoustique, la photo-identification, les autopsies d'animaux échoués... "Les données sont contextualisées, et compilées depuis vingt ans. Nous pouvons après en extraire un certain nombre de connaissances et les partager.

    "C'est un travail qui dure toute l'année pour collecter les données et les analyser"

  • IPR

    "La mise à l'eau est préjudiciable pour les animaux, c'est incontestable" affirme Jean-Marc Gancille

    La question est sujette à de nombreux débats, même au sein de l'association. "Certains considèrent que ces mises à l'eau demeurent importantes et apportent des moments précieux. Pour autant, les études scientifiques sont unanimes sur les préjudices causés par ces mises à l'eau" explique-t-il

  • IPR

    "Nous n'avons pas de partenaires financiers qui pourraient causer des conflits d'intérêts" affirme Jean-Marc Gancille

    Il explique cependant que certains fonds privés financent l'association. "Là-dessus, nous sommes extrêmement vigilants" continue-t-il

  • IPR

    "Cette année les autorités ont décidé de ne pas consulter le public concernant la règlementation, je ne suis pas compétent pour juger de s'il s'agit d'une bonne chose ou pas" souligne-t-il

  • IPR

    "Hors saison des baleines, les dauphins en pâtissent" regrette Jean-Marc Gancille

    Il rappelle que le plus grand respect doit être observé lors des observations des dauphins, qui sont présents toute l'année, contrairement aux baleines. Une règlementation stricte est pourtant en place pour les observer, mais certains ne la respecteraient pas

  • IPR

    "Le respect de la règlementation a encore des trous, à la fois chez les professionnels et chez les amateurs et plaisanciers"

    80 à 85% des observations faites depuis des bateaux sont conformes à la règlementation. Pour ce qui est de la mise à l'eau, cela tombe par contre à 30%. "De base, les mises à l'eau posent problèmes, le dérangement est préjudiciable aux animaux. L'énergie qu'ils utilisent pour nous fuir, c'est de l'énergie perdue pour d'autres tâches" explique Jean-Marc Gancille

  • IPR

    "La crise sanitaire impacte notre travail, nous collaborons avec des scientifiques américains pour poser les balises, qui ne peuvent pas voyager actuellement" regrette Jean-Marc Gancille

    Il relativise cependant, "si ce n'est pas cette année, ça sera l'année prochaine".

  • IPR

    Les populations de baleines à bosses se sont reconstituées 

    "On a de plus en plus de naissances et de plus en plus d'individus, plus d'une dizaine de miliers depuis la fin de la pêche industrielle", se félicite Jean-Marc Gancille

  • IPR

    125 baleines sont observées en moyenne au large de La Réunion chaque année

    Mais l'année 2020, s'annonce mauvaise, par rapport aux années exceptionnelles de 2017 et 2018.

    "Le passé ne détermine pas l'avenir, mais l'historique nous permet de définir des hypothèses. Des modèles mathématiques nous aident également à voir des tendances. La saison s'annonce plutôt médiocre", affirme Jean-Marc Gancille.

  • IPR

    De nouvelles règles à venir pour l'observation des baleines et baleineaux

    "Je ne suis ni devin, ni les législateur, mais il y a fort à parier que l'harmonisation de la législation entre la Métropole et l'Outre-mer trouve une continuité à La Réunion. Un certain nombre de contraintes logiques s'appliqueront", anticipe Jean-Marc Gancille

     

  • IPR

    "Il fallait trouver une façon d'amoindrir les conséquences néfastes de l'observation"

    "La réglementation n'est qu'un aspect de ce qu'on peut faire pour favoriser l'observation responsable des cétacés", explique Jean-Marc Gancille. "On passe d'un droit mou à un droit dur pour améliorer ce qui dysfonctionnait encore. La pression continuelle perturbe les animaux qui ont besoin de repos."

  • IPR

    Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle interview en Facebook live.

    Cette semaine nous recevons Jean-Marc Gancille.

A propos

Rencontre avec Jean-Marc Gancille de l'association Globice

Une fois par semaine, pendant 45 minutes à une heure, Imaz Press interviewe en direct diverses personnalités. Après un premier temps de questions-réponses entre notre interlocuteur et notre journaliste d'une dizaine de minutes, ce sera à votre tour de poser toutes vos questions. Politiciens, spécialistes, institutions... Nos journalistes leur donneront la parole, tout en leur posant les questions de nos internautes en direct.

Cette semaine, c'est Jean-Marc Gancille qui a accepté de nous rejoindre dans nos locaux. Responsable sensibilisation de l'association Globice, qui a pour but d'étudier et de protéger les cétacés, il répondra à toutes nos questions en rapport avec les baleines - et pourquoi pas sur les dauphins - , aussi observés par l'association.

Son interview intervient deux jours après l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation pour approcher les baleines. En effet, depuis ce mardi, deux nouvelles règles ont fait leur apparition : la mise en place d'une période de quiétude de 18 à 9 heures et l'obligation d'être accompagné d'un encadrant diplômé pour la mise à l'eau.

Imaz Press le révélait déjà le 4 juillet dernier : la préfecture avait envoyé un projet d'évolution de l'arrêté préfectoral régissant l'observation des baleines à tous ses partenaires pour les consulter. Le projet mentionnait à la base une interdiction de nager avec les couples mère-baleineau dans le périmètre de la Réserve marine. Cette règle, plutôt ambitieuse, a finalement été rejetée.

- Une saison des baleines timide -

Jean-Marc Gancille abordera aussi avec nous la timide saison des baleines qui se déroulent actuellement. Si en 2018, de nombreux spécimens avaient été observés, cette année, comme l'année dernière, les baleines se font bien plus discrètes.

Les premières baleines de la saison avaient été observées le 16 mai dernier. Et puis, quasiment plus rien, jusqu'au 1er juillet. Depuis, elles se font rares mais quand même un peu plus présentes. Jean-Marc Gancille Globice discutera donc de ce phénomène avec nous.

L'occasion d'aborder également le programme de recherche consistant à poser des balises Argos sur les baleines à bosse. Une seule baleine a pu être taguée en 2019, sur un projet de 15 spécimens. Le dispositif devrait donc continuer cette année, en espérant pouvoir suivre davantage de baleines afin d'étudier leurs déplacements migratoires.

Tous nos précédents "Nout linvité i koz azot" sont à retrouver ci-dessous

Olivier Hoarau, maire du Port,

Ibrahim Patel, président de la chambre de commerce

DJ Sebb

Patrick Lebreton, maire de Saint-Joseph

Jérôme Besse, commissaire de police de Saint-Denis, chef du Service d’Intervention d’Aide et d’Assistance de Proximité (SIAAP)

Ericka Bareigts, aujourd'hui maire de Saint-Denis

Huguette Bello, aujourd'hui maire Saint-Paul

Alexandre Lai Kane Cheong, ex-candidat à la mairie de Sainte-Suzanne

Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs

Alain Domercq, président du Conseil inter régional de l'Ordre des médecins

Jacques Ecormier, chef prévisioniste de Météo France océan Indien

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !