Pour discuter des problèmes d'échantillonnage :

Campagne sucrière : un comité technique organisé par le CTICS


Publié / Actualisé
La campagne sucrière de 2020 connait des débuts mouvementées. De nombreuses protestations ont été faites du côté des planteurs concernant le protocole d'échantillonnage des chargements de cannes. La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) s'inquiète de la situation, et annonce donc qu'un comité technique se tiendra ce vendredi 31 juillet afin de discuter du nouveau protocole à l'initiative du CTICS. Nous partageons leur communiqué ci-dessous. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La campagne sucrière de 2020 connait des débuts mouvementées. De nombreuses protestations ont été faites du côté des planteurs concernant le protocole d'échantillonnage des chargements de cannes. La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) s'inquiète de la situation, et annonce donc qu'un comité technique se tiendra ce vendredi 31 juillet afin de discuter du nouveau protocole à l'initiative du CTICS. Nous partageons leur communiqué ci-dessous. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Depuis quelques semaines, et le lancement des campagnes sucrières sur les deux bassins de production que compte notre territoire, un certain nombre de mécontentements se sont faits jour en ce qui concerne l’application du protocole 2020 d’échantillonnage des chargements de cannes.

Une nouvelle fois, les négociations relatives à ce protocole ont démontré l’existence de difficultés en matière de gestion de la filière canne entre les industriels et les planteurs.

A la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA), nous savons combien il est important de préparer l’avenir avec les planteurs et non contre eux comme Tereos a pris l’habitude de le faire.

Malgré les handicaps propres au statut du Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre (CTICS), qui permet étonnamment aux six représentants industriels de s’allier les services de trois personnes qualifiées face à 6 planteurs, notre formation syndicale a toujours tenu tête à l’industriel afin d’assouplir au maximum ce protocole dont les modalités étaient préalablement inacceptables.

Aujourd’hui, peu importe le syndicat, certains planteurs ne se retrouvent pas dans l’application du protocole. Un protocole qui fait l’objet de difficultés d’interprétation qu’il convient d’affiner et d’assouplir dans sa pratique quand l’ancien protocole n’a jamais été véritablement appliqué.

Aujourd’hui, afin de tirer les richesses des planteurs vers le bas, l’usinier a choisi une application stricte de ce protocole, ce que nous dénonçons avec force tout comme les tentatives avortées de communication de la part de formations qui n’ont jamais su, en tant qu’ancien syndicat majoritaire, faire évoluer la filière de manière pérenne et avantageuse pour les planteurs réunionnais.

Nous nous interrogeons d’ailleurs sur l’absence de solutions et de propositions de ces formations, au sein même du CTICS, pour permettre une augmentation du revenu des planteurs et des agriculteurs de manière globale. A la FDSEA, notre unique priorité sera toujours de travailler pour les agriculteurs et non de répéter les tractations opérées par certaines formations dans un passé relativement récent.
 
 Depuis le début de la campagne sucrière, l’industriel Tereos est totalement absent et n’apporte aucune explication concrète sur un protocole qu’il a lui aussi validé. Il y a, sur ce point, matière à s’interroger.

Il est désormais temps que cette filière de plus de 200 ans évolue pour répondre aux nouvelles attentes des planteurs sur une vraie répartition des richesses, une nouvelle formule de calcul ou encore l’intégration de la mécanisation. Le planteur de canne doit pouvoir vivre de son travail et non avoir à payer l’industriel pour travailler. N’en déplaise à Tereos, le planteur n’est pas un ouvrier d’usine

Ce vendredi, un Comité Technique du CTICS – instance de travail et de discussion - va se tenir et permettre d’affiner un certain nombre de points propres à ce protocole que l’industriel devra adapter. Un comité technique dont le président a toujours eu et aura toujours notre plein soutien.

   

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