Une trentaine de structures s'engagent :

"L'Appel des indépendants" : le monde de la culture pense à l'après-covid


Publié / Actualisé
Ce mercredi 5 août 2020, le premier "workshop" (qu'on pourrait traduire par atelier collaboratif) était organisé par l'"Appel des indépendants". Composé d'une trentaine de structures culturelles réunionnaises, le collectif travaille actuellement sur des réflexions et des propositions concernant le monde de la culture, qui seront remises à terme au ministère.
Ce mercredi 5 août 2020, le premier "workshop" (qu'on pourrait traduire par atelier collaboratif) était organisé par l'"Appel des indépendants". Composé d'une trentaine de structures culturelles réunionnaises, le collectif travaille actuellement sur des réflexions et des propositions concernant le monde de la culture, qui seront remises à terme au ministère.

"L'idée c'est de réfléchir à comment vivre de la culture en étant indépendant et de faire le lien avec les prises de décisions au niveau local et national" explique Thomas Bordese, co-fondateur des Electropicales et membre du workshop.

Pendant deux heures environ, le groupe de travail a débatu autour de quatre thématiques, piochées dans les propositions faites au niveau national : le territoire, la coopération régionale, qu'est-ce qu'être indépendant et les us et coutumes de la culture.

L'objectif est, à termes, de faire en sorte que les politiques culturelles soient "décidées avec les acteurs du territoire, nous n'avons pas la même vision qu'un élu à la culture, qui aura une vision très parcimonieuse" souligne Thomas Bordese.

La Réunion est d'autant plus concernée, le territoire se trouvant "en dehors des circuits européens, asiatiques ou africains". "On peut apporter des solutions, afin de mieux vivre sur le territoire, avec des outils qui font le maillage" affirme Thomas Bordese.

Ce dernier insiste par ailleurs sur la nécessité de valoriser la culture, notamment dans le cadre du tourisme. "Quand on voyage, c'est pour découvrir une nouvelle culture, pourtant le tourisme et la culture sont la plupart du temps dissociés" regrette-t-il. Pourtant, la culture représenterait 3% du PIB de la France.

- "Un poids dans l'économie française" -

"On a un réel poids dans l'économie française, mais on est considéré comme le dernier maillon de la chaîne, alors qu'au contraire nous sommes essentiels dans celle-ci. L'Etat français se considère comme un maillon essentiel de la culture dans le monde, alors pourquoi le milieu de la culture n'est pas écouté ?" s'interroge le co-fondateur des Electropicales.

La culture est l'un des secteurs les plus impactés par la crise. Pour autant, il préfère voir les choses de façon optimiste. "Si l'on veut voir tout cela de manière très positive, il faut se dire que nous sommes le dernier maillon de la chaîne parce qu'on est les premiers en contact avec la population. C'est nous qui sommes les plus impactés, mais cela montre aussi que c'est nous qui avons le plus d'impact" conclut Thomas Bordese.

De nouveaux workshop seront organisés jusqu'en septembre, avant une centralisation de toutes réflexions portées un peu partout en France. A terme, l'Appel des indépendants fourniront au ministère des pistes de réflexion, afin de réinventer la culture face à la crise sanitaire.

La liste complète des signataires de l'appel sont à consulter sur ce lien

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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