Avec des frais de pension à la charge des centres équestres :

Equitation : une trentaine de chevaux devant être envoyés à La Réunion bloqués en Métropole


Publié / Actualisé
Les restrictions de voyage ont beau avoir été levées pour les humains, ce n'est pas encore le cas pour les animaux. Une trentaine de chevaux acheté par des centres équestres ou particuliers réunionnais sont encore bloqués en Métropole, faute de vols d'Air France Cargo. Conséquence pour les centres équestres : des frais à débourser pour la pension en Métropole des chevaux nouvellement acquis. Un coût qui vient s'ajouter aux difficultés économiques liées à la crise sanitaire. (Photos Club hippique du Tampon)
Les restrictions de voyage ont beau avoir été levées pour les humains, ce n'est pas encore le cas pour les animaux. Une trentaine de chevaux acheté par des centres équestres ou particuliers réunionnais sont encore bloqués en Métropole, faute de vols d'Air France Cargo. Conséquence pour les centres équestres : des frais à débourser pour la pension en Métropole des chevaux nouvellement acquis. Un coût qui vient s'ajouter aux difficultés économiques liées à la crise sanitaire. (Photos Club hippique du Tampon)

Au total, ce sont plus de 30 chevaux bloqués en Métropole, faute de pouvoir voyager vers La Réunion. Leurs nouveaux propriétaires les attendent sur l’île, certains depuis le mois de mars, avant même le début confinement. Depuis les vols d’Air France Cargo, direction d'Air France chargée de son activité fret, sont suspendus pour les animaux.

“Ils devaient reprendre en septembre, toujours rien. Du coup tous nos chevaux sont bloqués en Métropole”, lamente Samuel Silotia, gérant du Haras des cocos de Saint-Leu. “Ça nous occasionne des frais de pension énormes. On était déjà fermés pendant deux mois et demi… On a des chevaux pour travailler, mais les nouveaux, qui doivent pérenniser la période d’activité, manquent.”

- De lourdes conséquences financières -

À 500 euros le mois de pension pour chaque animal, Samuel Silotia débourse 1.500 euros par mois pour les trois chevaux qu’il a achetés pour son centre équestre. “Trois mois de pensions, ça revient déjà presque au coût du transport pour un cheval”, explique-t-il.

Louckman Locate avait, lui, acheté deux chevaux pour le Club hippique du Tampon. “On a passé le confinement, on essaye de réinvestir pour que l’activité reprenne”, justifie-t-il. “Comme tout le monde, on a été arrêté totalement. Sauf qu’on a un problème par rapport aux autres clubs de sport : on ne peut ranger les ballons au placard. On a des chevaux, il faut les nourrir, s’en occuper.”

Les deux nouveaux chevaux sont censés venir renouveler une cavalerie vieillissante, dans un effort de restructuration de l’association. “J’ai récupéré l’association il y a deux ans, on est en train de remettre le club sur la route. On n’a pas prévu le dépassement de budget par rapport à ça. La conséquence est que ça nous bloque dans les futurs investissements et le fonctionnement du club. C’est de l’argent qu’on ne peut réutiliser et dont a besoin. On est une association qui ne fait pas vraiment de bénéfice. On est plutôt dans le concept de rentrer dans nos frais.”

- Le 8 octobre au plus tôt -

Des frais comprennent l’organisation prochaine du championnat de La Réunion de saut d’obstacles au mois de novembre prochain. “On essaye de trouver des solutions. On est obligé d’assumer maintenant parce que les chevaux sont achetés.”

La première date avancée par Air France Cargo aux propriétaires pour la rentrée de leur chevaux est le 8 octobre. “Ça nous fait quand même attendre, ça devient très onéreux. C’est problématique pour l’ensemble de la filière”, conclut Samuel Silotia.

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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