Sondage koz azot :

Allez-vous ou irez-vous au cinéma malgré la crise sanitaire ?


Publié / Actualisé
Depuis la réouverture des salles de cinéma en juin 2020, les exploitants de salles à La Réunion tirent la langue. La reprise reste timide. Entre le port du masque obligatoire, les craintes sanitaires et le manque de blockbusters américains, les Réunionnais(e)s boudent les salles obscures. La fermeture des salles deux à trois jours par semaine est même envisagée. Et vous, êtes-vous ou allez vous retourner au cinéma malgré la crise sanitaire ? (Photo rb/www.ipreunion.com)
Depuis la réouverture des salles de cinéma en juin 2020, les exploitants de salles à La Réunion tirent la langue. La reprise reste timide. Entre le port du masque obligatoire, les craintes sanitaires et le manque de blockbusters américains, les Réunionnais(e)s boudent les salles obscures. La fermeture des salles deux à trois jours par semaine est même envisagée. Et vous, êtes-vous ou allez vous retourner au cinéma malgré la crise sanitaire ? (Photo rb/www.ipreunion.com)

Un hall désert, des sièges vides, et la machine à pop-corn qui fonctionne au ralentit, c’est une atmosphère de film apocalyptique qui règne dans les cinémas de l’île. Comme en Métropole, les salles obscures sont fortement impactées par la crise sanitaire.
Les chiffres sont cruels. Les exploitants de salles parlent d'une baisse de fréquentation allant jusqu’à 70%.

"Toute la filière souffre aujourd’hui, on vit un tournant très important" assure Yves Ethève, PDG de la société Mauréfilms et gérant du multiplex Ciné Cambaie de Saint-Paul, du Ciné Lacaze à Saint-Denis et du Plaza à Saint-Paul

À l’heure où l’épidémie gagne du terrain, le chef d'entreprise redoute l’avenir. "Si la situation ne s’améliore pas nous aurons inéluctablement de nouveau recours chômage technique" dit-il. Il ajoute : "nous envisageons également de fermer toutes les salles de notre multiplex à Cambaie deux ou trois fois par semaine, le lundi, mardi et jeudi par exemple".

Inquiet, Yves Ethève soupire "le multiplexe ne peut pas descendre en dessous d’un seuil économique. On a aujourd’hui une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Si Disney et les autres continuent à annuler leurs films en France, on va droit dans le mur. On est très dépendant des Américains ".

Mauréfilms joue peut-être sa dernière carte hollywoodienne actuellement avec le film "Tenet" de Christopher Nolan (Inception, The Dark Knight), sorti ce mercredi 26 août, une semaine avant les États-Unis.

- "Mesures drastiques" -

A mi-chemin entre l’espionnage et la science-fiction, "Tenet" est le premier - et peut-être dernier -, blockbuster post-confinement à sortir cette année. Produit par la Warner, cette superproduction à 200 millions de dollars cristallise aujourd’hui tous les espoirs d’un secteur en crise.

"2 heures 30 de grand spectacle, d’action pure "made in Hollywood", c’est ce qu’il manquait aux spectateurs pendant et après le confinement" analyse Yves Ethève. Il se dit "soulagé d'avoir vu le public revenir ce week-end (samedi 29 août et dimanche 30 août – ndlr)".

Si "Tenet" attire de nouveau certains cinéphiles en salle, d’autres craignent toujours le manque de respect des gestes barrières et de la distanciation physique en lieu clos. Pourtant, les gérants de salles de cinéma appliquent un protocole sanitaire strict rassure Yves Ethève.

"Un siège d’écart entre chaque groupe, avec le port du masque obligatoire à l’intérieur à présent. De surcroît nous avons l’un des meilleurs systèmes de climatisation d’Europe, les filtres sont changés régulièrement. Les salles, le sol et les toilettes sont désinfectés en permanence. Ce n’est pas dans nos salles que les gens attraperont le virus"

Des mesures sanitaires également prises très au sérieux du côté du Cinépalmes le multiplex de Sainte-Marie, géré par Frédéric Drotkowski, également gestionnaire du Ritz de Saint-Denis et PDG d’Investissement et Commerce Cinéma. "On respecte les réglementations nationales. On désinfecte bien nos fauteuils quotidiennement et vérifie systématiquement si le port du masque, désormais obligatoire, est bien respecté, tout comme le siège d’écart entre chaque groupe".

Lui également n’exclut pas de prendre "des mesures drastiques" si leur situation économique se dégrade davantage... 

Et vous, qu'en pensez-vous : êtes-vous retourné ou allez-vous retournez au cinéma ? C'est la question que nous vous posons dans le cadre de notre sondage "Koz azot" du mercredi à retrouver sur notre page Facebook et sur notre compte Twitter

sb / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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