Une grève à l'origine des tensions :

Mayotte : des violences ont éclaté suite au manque de transports scolaires


Publié / Actualisé
Depuis le début de l'année scolaire, de nombreux enfants mahorais sont laissés sur le carreau. En cause : une grève qui secoue les chauffeurs des transports scolaires, qui ne viennent donc pas récupérer les écoliers pour les transporter jusqu'à l'école. Dès lundi matin 31 août 2020, des violences ont éclaté à Mamoudzou et Koungou. (Photo France mayotte matin)
Depuis le début de l'année scolaire, de nombreux enfants mahorais sont laissés sur le carreau. En cause : une grève qui secoue les chauffeurs des transports scolaires, qui ne viennent donc pas récupérer les écoliers pour les transporter jusqu'à l'école. Dès lundi matin 31 août 2020, des violences ont éclaté à Mamoudzou et Koungou. (Photo France mayotte matin)

"Dès 4h30 du matin (ce mardi, ndrl), les enfants étaient sur le bord de la route pour attendre leur autobus. Les débordements concernent comme très souvent Mamoudzou (Vahibé, Passamainty, Doujani et Kaweni) et Koungou (Majicavo, Majicavo Dubai, Trevani)" détaille nos confrères de France Mayotte Matin dans son édition de ce jeudi.

Des heurts ont rapidement éclaté. Des groupes de jeunes ont caillaissé les forces et érigé des barrages, des pneus ont été enflammés. "Les policiers et les gendarmes étaient très nombreux sur le terrain (…), les blindés repoussaient les barrages, ils étaient remis en place à quelques mètres, le temps de laisser passer quelques voitures aussitôt prises au piège entre 2 barrages" décrivent nos confrères mahorais.

Une rumeur aurait par ailleurs couru qu'un jeune homme aurait été tué par la police, embrasant un peu plus la situation sur place. Les manifestants s'en seraient aussi pris aux automobilistes, certains ayant été forcés d'abandonner leur véhicule sur place après avoir été coincés entre deux barrages. Les affrontements se sont taris aux alentours de 14 heures.

Les médias mahorais redoutent une reprise des échauffourées dans les jours à venir.

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