Trop gras, sucrés ou salés :

UFC-Que choisir demande l'interdiction de la publicité pour la malbouffe


Publié / Actualisé
L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance une pétition pour réclamer une loi de moralisation de la publicité alimentaire. Elle fait suite à un premier appel aux pouvoirs publics qui demandait, en 2007, un encadrement du marketing télévisuel. C'est désormais l'interdiction de la publicité pour la malbouffe destinée aux enfants à la télévision et sur internet qui est exigé (Photo rb/www.ipreunion.com)
L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance une pétition pour réclamer une loi de moralisation de la publicité alimentaire. Elle fait suite à un premier appel aux pouvoirs publics qui demandait, en 2007, un encadrement du marketing télévisuel. C'est désormais l'interdiction de la publicité pour la malbouffe destinée aux enfants à la télévision et sur internet qui est exigé (Photo rb/www.ipreunion.com)

L'UFC-Que Choisir et six autres associations de consommateurs, de parents d’élèves, familiales et de malades lancent une pétition demandant l’interdiction de la publicité pour les produits alimentaires notés D ou E et destinés aux enfants, à la télévision et sur Internet. Intitulée "Obésité infantile : “Éteignons la pub pour la malbouffe !”, elle fait écho à un premier appel aux pouvoirs publics, il y a treize ans de cela. 

Depuis 2007, ces mêmes associations ont préconisé l'autorégulation et la signature de chartes d’engagement des industriels pour réduire la pression publicitaire, notamment à destination des plus jeunes.

- Trop gras, trop sucrés ou trop salés -

Dans sa dernière étude, publiée ce mercredi 16 septembre 2020, l'association de consommateurs dénonce l'échec des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics, les professionnels n’ayant pas amélioré leurs pratiques. “88 % des publicités télévisées vues par les enfants concernent toujours des aliments particulièrement caloriques : fast food, confiseries, chocolat, biscuits, céréales du petit déjeuner et boissons très sucrées”, indique l’étude.

L’UFC-Que choisir a notamment calculé que “pour les aliments destinés aux enfants, il y a surabondance de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés”, contrairement aux aliments dits tous publics, où la répartition est plus équilibrée.

- Une loi de moralisation du marketing alimentaire -

“Alors que les engagements de l’industrie agro-alimentaire promus par les pouvoirs publics sont un échec et que le niveau de l’obésité infantile est alarmant, il y a plus que jamais urgence à agir pour obtenir un encadrement des publicités à destination des enfants, en interdisant la promotion sur les écrans (télévision et Internet) des aliments dont la consommation doit être limitée”, écrivent les sept associations dans un communiqué.

Elles rappellent, en outre, que “les liens entre les niveaux alarmants d’obésité infantile, une alimentation déséquilibrée et le marketing” sont désormais reconnus, il est donc “urgent que le gouvernement arrête de s’en remettre aux vaines promesses de l’Industrie et encadre par la loi le marketing alimentaire à destination des enfants en interdisant les publicités sur les écrans (télévision et numérique) pour les aliments les plus néfastes pour la santé.” 

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Charly, Posté
et si vous mettiez le lien vers la pétition ?