Pour une alimentation saine et durable :

Une journée 100% consommation locale, bio et zéro déchet


Publié / Actualisé
Plusieurs associations et collectifs écologiques lancent un appel à la mobilisation nationale ce samedi 17 octobre 2020. L'objectif ? Changer le modèle agricole pour garantir une alimentation plus saine. A La Réunion, les militants partent à la rencontre des habitants sur les marchés de l'île ce samedi matin. Ils seront également présents sur le parvis de l'hôtel de ville de la Plaine des Palmistes dès 14h30 (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Plusieurs associations et collectifs écologiques lancent un appel à la mobilisation nationale ce samedi 17 octobre 2020. L'objectif ? Changer le modèle agricole pour garantir une alimentation plus saine. A La Réunion, les militants partent à la rencontre des habitants sur les marchés de l'île ce samedi matin. Ils seront également présents sur le parvis de l'hôtel de ville de la Plaine des Palmistes dès 14h30 (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

En écho à une tribune publiée par nos confrères de Libération et signée par 58 organisations et huit personnalités dont José Bové, Greenpeace France et la Fédération nationale d’agriculture biologique, des associations et collectifs écologiques lancent le mouvement "Notre assiette pour demain" et organisent aujourd’hui des actions dans toute la France. L’objectif est de sensibiliser la population à consommer de manière plus saine et plus durable.

A La Réunion, une trentaine d’associations sensibles aux questions environnementales dont Greenpeace Réunion, Alternatiba Péi ou Attac Réunion se joignent ainsi à la mobilisation nationale. Elles se sont rassemblées pour former le Comité d’action pour l’autosuffisance alimentaire durable à La Réunion (C3AD).

- Les associations écologiques présentes sur les marchés de l’île -

Toute la matinée, ces différents collectifs seront présents sur les marchés de l’île et iront à la rencontre des habitants : "nous serons sur les marchés de Saint-Leu et Saint-Paul à 8h et sur les marchés de Saint-Pierre et Saint-Benoît à 10h30" explique Franck, militant de Greenpeace Réunion.

Les associations seront là pour "sensibiliser sur le sujet de l’autonomie alimentaire durable et de l’agriculture biologique." Elles lanceront également un défi aux Réunionnais qui croiseront leur route : "ne consommer que des produits bio et locaux pendant toute une journée ce week-end et d’essayer de limiter au maximum leurs déchets" ajoute Franck. "Le but est de leur montrer la difficulté que représente la réalisation de ces actions, même sur une durée limitée" précise l’activiste en substance.

- Pour l’application totale de la loi Egalim -

Greenpeace Réunion milite également pour "l’application pleine et entière de la loi Egalim pour les cantines scolaires en particulier avec le développement des régies communales agricoles".

Cette loi prévaut qu’au 1er janvier 2022, "les services de restauration scolaire et universitaire, les services de restauration des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux et les établissements pénitentiaires devront proposer au moins 50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits biologiques" selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Pour garantir cette application, "il est urgent d’agir et de débloquer du foncier pour permettre le développement de l’agriculture biologique à La Réunion" selon Greenpeace Réunion.

- Grand rendez-vous à la Plaine des Palmistes -

Dans cet objectif, le collectif C3AD a proposé à la ville de La Plaine des Palmistes d’accueillir et de rencontrer les militants afin de discuter du sujet. La commune a accepté et organise ainsi, sur le parvis de l’hôtel de ville, une rencontre à partir de 14h30 où le public est le bienvenu, dans la limite de 30 personnes à la fois.

Selon les chiffres d’Oasis Réunion repris par Greenpeace France : "la production locale représente moins de 15% de la consommation des ménages réunionnais. Notre autosuffisance réelle tombe à 1% si on ne compte pas les produits qui dépendent d’intrants importés (nourriture pour le bétail, engrais etc)."

L’ONG appelle ainsi tous les Réunionnais "à discuter du sujet, manger local, biologique et avec zéro déchet, aujourd’hui particulièrement mais les autres aussi !"

vc / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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