Emotion nationale :

Meurtre de Samuel Paty : les hommages se poursuivent à La Réunion


Publié / Actualisé
Vendredi 16 octobre 2020, un professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines, à Conflans-Sainte-Honorine, a été victime d'un véritable acte de barbarie. L'enseignant, du nom de Samuel Paty, a été décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves publiées dans Charlie Hebdo. Un acte qualifié d'attentat terroriste islamiste par le président de la République. L'assaillant a été abattu dès vendredi et pour l'instant, 11 personnes ont été placées en garde à vue en Métropole. A La Réunion comme ailleurs, l'émotion est vive et les hommages se poursuivent alors qu'un rassemblement est prévu mardi 20 octobre sur le parvis des droits de l'homme à Saint-Denis. (Photo en Métropole / AFP)
Vendredi 16 octobre 2020, un professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines, à Conflans-Sainte-Honorine, a été victime d'un véritable acte de barbarie. L'enseignant, du nom de Samuel Paty, a été décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves publiées dans Charlie Hebdo. Un acte qualifié d'attentat terroriste islamiste par le président de la République. L'assaillant a été abattu dès vendredi et pour l'instant, 11 personnes ont été placées en garde à vue en Métropole. A La Réunion comme ailleurs, l'émotion est vive et les hommages se poursuivent alors qu'un rassemblement est prévu mardi 20 octobre sur le parvis des droits de l'homme à Saint-Denis. (Photo en Métropole / AFP)

• FSU Réunion

"La FSU Réunion a appris avec effroi l’ignoble assassinat de Samuel Paty, enseignant d’Histoire-Géographie à Conflans-Ste-Honorine en région parisienne. En premier lieu, la FSU Réunion veut adresser à ses proches, ses collègues et élèves ses plus sincères condoléances. Aujourd’hui c’est la communauté éducative toute entière qui est en deuil.

Ce meurtre serait en lien avec l’utilisation de caricatures de Mahomet en cours d’Éducation Morale et Civique, un cours destiné à éveiller l’esprit critique des élèves. Il a été commis contre un professeur qui faisait son métier au sein de l’école de la République, lieu de construction du citoyen, lieu de tolérance et de respect des différences. S’en prendre ainsi à un professeur c’est attaquer de plein fouet ces valeurs et au-delà la démocratie elle-même.

La FSU demande que tout le soutien nécessaire soit apporté aux personnels et au service public d’éducation. Elle demande aussi que chacun s'abstienne de toute instrumentalisation politique mais aussi de toute stigmatisation des musulmans. Elle rappelle son attachement indéfectible au respect de la liberté de conscience et d’opinion et à l’impérieuse nécessité de ne jamais renoncer à la défendre."

• Nathalie Bassire, députée

"Le 16 octobre 2020, un homme, un enseignant a été terrassé par un fanatique. Je tiens à témoigner à la famille de la victime toute ma compassion et comme tous les Français, respectueux de notre république et de notre laïcité, je suis choquée.

Cet acte barbare est commis au nom d'une religion, totalement à l’opposé du message de paix et de tolérance que prône la communauté spirituelle musulmane dans son immense majorité !

J'apporte mon soutien à tous les musulmans de France. Ce crime est une attaque contre la république et n’a qu’un seul but, celui de diviser les Français et de semer la terreur dans les esprits afin d’imposer une autre vision de la république et de la laïcité. Les valeurs de la république doivent plus que jamais résister et ne rien céder, ni maintenant, ni plus tard.

J’appelle l’ensemble de nos concitoyens de toutes confessions religieuses ou sans croyance religieuse à ne pas céder, mais au contraire à montrer encore plus notre détermination collective à vivre avec nos valeurs républicaines, dans la tolérance de l’autre et à nous unir plus que jamais pour combattre toutes menaces qui tenteraient de nous asservir à des causes nauséabondes."

• Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis

"Samuel Paty exerçait le plus beau métier du monde. Quand la barbarie s’attaque aux représentants de l’école républicaine, il n’y a pas de mots suffisamment forts pour exprimer l’horreur. Soutenons nos enseignants, défendons la liberté d’expression, luttons contre l’obscurantisme."

• Olivier Hoarau, maire du Port

"Choc, désespérance et détermination face à l’attentat perpétré contre un enseignant Samuel Paty. L’Ecole est le socle de notre République et nous devons plus que jamais la défendre face à cette barbarie au nom d’une religion. Le silence ne sera jamais une solution."

• Jean-Paul Panechou, Forces de gauche de La Réunion

"La France sous le choc! L’ éducation national sous le choc! Le Peuple sous le choc! Le FDGR est indigné par l’acte de barbarie commis sur un enseignant ce vendredi 16 Octobre 2020 à Conflans Sainte-Honorine devant le collège où excercait le professeur d’Histoire-Géographie sous prétexte de blasphème à l’Islam alors qu’il tenait un cours sur les carritatures de Charlie Hebdo en pleine procédure des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercasher.

En France pays de droit de l’Homme et de la liberté d’expression , c’est le monde de l’éducation nationale qui se trouve en danger, non sans raison, face aux dérives extrémistes, ultra conservatrices et terroristes si les enseignants n’ont plus le droit d'exercer leurs métier sur les valeurs fondatrices de la république.

Des décennies de politique libéral de démantèlement des services publics ont affaibli toutes les institutions de l’Etat comme les corps intermédiaires. La population bouleversé par la crise sanitaire et les catastrophes naturelles vient s’ajouter la menace terroriste par cette acte de barbarie devant ce crime fanatique extrême et obscur.

Le FDGR demande à l’Etat de prendre toutes les mesures nécessaires et punitive contre toutes formes d’attentats terroristes afin d’éviter une montée en puissance des nationalistes-populistes dans le pays. Le FDGR présente tous ses voeux de condoléances à la famille de ce martyr de la république et à la population de Conflans Sainte-Honorine."

   

1 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Il n y a plus aucun respect pour les institutions de la république ... pompiers, police, instit ...
Nous allons tout droit dans le mur .