Plus de 1.000 entreprises réunionnaises concernées :

Intéressement et participation : objectif "partage des performances" pour les TPE et PME


Publié / Actualisé
Plus de 1.000 entreprises réunionnaises ont accepté des accords d'intéressement et de participation depuis 2019. Deux mécanismes de primes revisités dans le cadre du Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), et qui visent un meilleur partage de la valeur en entreprise. Thibault Lanxade, ambassadeur de l'intéressement et de la participation, était à l'Hôtel de la Préfecture lundi 19 octobre 2020 pour détailler ces dispositifs encore en évolution. (Photo vp/www.ipreunion.com)
Plus de 1.000 entreprises réunionnaises ont accepté des accords d'intéressement et de participation depuis 2019. Deux mécanismes de primes revisités dans le cadre du Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), et qui visent un meilleur partage de la valeur en entreprise. Thibault Lanxade, ambassadeur de l'intéressement et de la participation, était à l'Hôtel de la Préfecture lundi 19 octobre 2020 pour détailler ces dispositifs encore en évolution. (Photo vp/www.ipreunion.com)

"Je comprends bien que la priorité en ce moment n'est pas le partage de la valeur", avoue Thibault Lanxade, ambassadeur de l'intéressement et de la participation, tout en évoquant successivement la crise des Gilets jaunes, puis celle, sanitaire, provoquée par la Covid-19. Pourtant, c'est bien ce dont il était question à l'Hôtel de la Préfecture, lundi 19 octobre, pour cet ancien vice-président du Medef (2015-2018) qui venait détailler les accords d'intéressement et de participation.

Deux dispositifs similaires, qui sont en fait deux mécanismes de primes viant à partager les fruits de la performance de l’entreprise, et qui existent depuis lees années 1960. Ces mécanismes sont aujourd'hui revisités, depuis le Plan d'action pour la coissance et la transformation des entreprises (Pacte) du 22 mai 2019. Ces accords présentés en faveur des PME sont aussi là pour les aider à mettre en place des plans d'épargne salariale.

- Des primes désocialisées et défiscalisées -

Objectif : "un meilleur partage de la valeur en entreprise", estime Thibault Lanxade. Le premier accord, celui de "participation", établit "une rétribution sur la performance de l'entreprise". Le deuxième, l'accord "d'intéressement", détermine des "objectifs que le chef d'entreprise valide avec ses collaborateurs ou ses instances représentatives et qui donne lieu à des versements sur la base de ces résultats".

En somme, des primes versées aux employés d'une entreprise, qui sont aujourd'hui "désocialisées, défiscalisées et qui permettent par conséquent une meilleure incitation des entreprises et une hausse du pouvoir d'achat des collaborateurs", rapporte l'ambassadeur.

A La Réunion, plus de 1.000 entreprises ont déjà accepté des accords d'intéressement. Un chiffre "un peu au-dessus des départements de Métropole", se réjouit Thibault Lanxade. L'ambassadeur espère que 30% des PME les adopteront d'ici 2021.  

- Vers un accord type par branches ? -

Thibault Lanxade assure que les primes qui en découleront seront associées à "la mise en place d'un plan d'épargne entreprise qui permet de capitaliser cet argent reçu". A ce titre, l'ancien vice-président du Medef appelle "les organisations patronales à s'accaparer le sujet et faire de la pédagogie auprès des collaborateurs". Notamment, "épargner même si on a des revenus faibles".

En évolution depuis fin 2018, le dispositif a changé : "il était compliqué, il est redevenu très simple. Il était chargé, il ne l'est plus", détaille-t-il alors qu'il comportait 20% de charges. Il évoque également la possibilité de mise en place "d'accords types par spécificité de branche comme le service, le tourisme, l'hôtellerie, les restaurateurs".

Thibault Lanxade doit également partir à la rencontre des organisations patronales pour leur parler du dispositif. Des organisations "qui ne sont pas jetées dessus", reconnaît-t-il volontiers tout en attribuant la responsabilité à la crise des Gilets jaunes et de la Covid-19.

Il a cependant estimé que La Réunion entrait dans une période de "stabilisation de la crise sanitaire qui nécessite de maintenir ses équipes pour préparer cette reprise". Ce qui permet de "définir une stratégie de retour à meilleur fortune" soutient-t-il, en voulant maintenir son objectif : 30% des PME qui adoptent le dispositif. Une situation loin des réalités de certaines entreprises, notamment dans le monde de l'événementiel, durement touché par la crise.

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vp/www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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