Sa carapace a été brisée :

Kelonia récupère une tortue tuée par une hélice de bateau


Publié / Actualisé
Le centre de soins de Kelonia a récupéré ce mercredi 28 octobre 2020 une tortue verte dont la carapace a été brisée par une hélice de bateau. "Il s'agit d'une jeune femelle proche de la maturité sexuelle (longueur courbe de 72 cm). Elle était connue de Kelonia depuis 2011, année où elle avait été photo-identifiée pour la première fois lors d'une mission commune Ifremer-Kelonia" précise le centre. Nous publions le communiqué complet ci-dessous.
Le centre de soins de Kelonia a récupéré ce mercredi 28 octobre 2020 une tortue verte dont la carapace a été brisée par une hélice de bateau. "Il s'agit d'une jeune femelle proche de la maturité sexuelle (longueur courbe de 72 cm). Elle était connue de Kelonia depuis 2011, année où elle avait été photo-identifiée pour la première fois lors d'une mission commune Ifremer-Kelonia" précise le centre. Nous publions le communiqué complet ci-dessous.

A La Réunion les tortues marines sont présentes sur les fonds jusqu’à 30m de profondeur où elles se nourrissent d’algues rouges. La tortue avait 1,3 kg d’algues rouges dans son estomac.

Leur présence est un réel atout touristique et a une vraie valeur patrimoniale. Mais implique  aussi d’adapter les modes de navigation pour éviter que des drames comme celui-ci ne se reproduisent.

Les opérateurs touristiques et les usagers de la mer doivent prendre conscience que le plaisir de croiser des tortues en mer ou en plongée ne peut être assuré que si les règles de navigation prés des côtes sont respectées (vitesse limité à 5 noeuds dans la Réserve marine) et qu’un observateur soit en permanence à l’avant du bateau pour s’assurer que la voie est libre.

Les tortues, comme les mammifères marins, doivent remonter régulièrement en surface pour respirer.

Elles peuvent aussi somnoler en surface pour se réchauffer au soleil (seule façon pour ces animaux à sang froid d’augmenter leur température corporelle et leur métabolisme).

Enfin et surtout, au moment des accouplements la femelle est la seule à nager lorsque le mâle est agrippé à sa carapace, elles ont alors une mobilité réduite et sont particulièrement vulnérables.

Rappelons que 2 femelles seulement viennent pondre sur les plages de La Réunion. Chaque femelle et chaque tortue est donc importante pour la survie de l’espèce sur notre île.

La mort de cette jeune femelle doit servir à rappeler que si nous souhaitons profiter des richesses de l’océan, il nous faut adapter nos comportements et respecter la vie qui s’y développe.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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