Leclerc se rebiffe :

Produits non essentiels : quand un Ricard est plus essentiel que l'autre


Publié / Actualisé
Ricard en livre, non. Ricard en bouteille, oui ! Une pancarte déposée à l'entrée du rayon "livres" dans une enseigne de Leclerc en métropole pointe les contradictions du gouvernement, demandant la fermeture des rayons non essentiels mais autorisant la vente d'alcool. Avec le reconfinement, effectif depuis le vendredi 30 octobre 2020, les librairies doivent fermer mais également les rayons non alimentaires des grandes surfaces. (Photo rb/ wwww.ipreunion.com)
Ricard en livre, non. Ricard en bouteille, oui ! Une pancarte déposée à l'entrée du rayon "livres" dans une enseigne de Leclerc en métropole pointe les contradictions du gouvernement, demandant la fermeture des rayons non essentiels mais autorisant la vente d'alcool. Avec le reconfinement, effectif depuis le vendredi 30 octobre 2020, les librairies doivent fermer mais également les rayons non alimentaires des grandes surfaces. (Photo rb/ wwww.ipreunion.com)

Qui a dit qu'on ne pouvait pas rire…jaune en pleine crise sanitaire ? "Nous fermons nos rayons non-alimentaires", peut-on lire sur la pancarte Leclerc à l'entrée d'un rayon de livres. "D'après Jean Castex, c'est mieux favoriser nos amis amazon.com, Cdiscount, et autres grosses plateformes en ligne. Mais alors qu'est-ce qui est vraiment essentiel pour l'Etat ?", peut-on lire sur un ton acide.

 

 

-Les livres, produits essentiels pour la Belgique -

Entre dérision et humour, l'enseigne a choisi deux produits à l'homonyme troublant, l'un étant interdit tandis que l'autre est autorisé : un livre du moine bouddhiste et philosophe, Matthieu Ricard, et une bouteille de Ricard, autorisée à la vente.

D'après le gouvernement Castex, un produit essentiel se définit comme un "produit de première nécessité". Une définition qui ne correspond pas à la littérature. Pourtant, en plein confinement en Métropole, les livres pourraient agir comme un moyen de stabilité psychologique et émotionnel alors que l'air libre nous est refusé. C'est dans cet état d'esprit que la Belgique a d'ailleurs autorisé les librairies à rester ouverte, considérant les livres comme produits essentiels.

Rappelons également que de nombreuses librairies se lancent dans le click and collect pour sauver leur entreprise à l'ère du deuxième confinement. Le principe : commander un livre sur le site du magasin et venir le chercher à l'entrée. Un système que les librairies réunionnaises pourraient adopter si le reconfinement devait gagner également l'île de La Réunion. 

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Foncièrement contre la grande distribution "bouffeuse d'emplois" contrairement à ce que l'on peut penser, mais plutÃ't d'accord avec eux sur ce point précis. Laisser à Amazone le champ libre, c'est une belle connerie qu'on doit à ces deux ministres "zozos" que sont LEMAIRE et CASTEX et qui sont incapables de bon sens! En période de confinement, justement, avoir accès aux livres est une première nécessité, notamment pour éviter d'écouter et regarder toutes les âneries qui se disent dans certains médias!