Un calendrier respecté, des moyens limités :

NRL : le chantier de la digue est bien en route... mais avec 10% des transporteurs


Publié / Actualisé
Objectif 18 novembre : c'était la date butoir donnée par le groupement aux transporteurs. D'ici ce mercredi, le chantier de la digue était censé commencer pour de bon, après des travaux préparatoires d'un mois. D'un côté, le calendrier est respecté : oui la portion de 216 mètres a commencé. De l'autre côté, les effectifs restent très menus et les transporteurs attendent surtout une reprise du travail plus soutenue. Pour l'instant seuls 10% d'entre eux travaillent. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Objectif 18 novembre : c'était la date butoir donnée par le groupement aux transporteurs. D'ici ce mercredi, le chantier de la digue était censé commencer pour de bon, après des travaux préparatoires d'un mois. D'un côté, le calendrier est respecté : oui la portion de 216 mètres a commencé. De l'autre côté, les effectifs restent très menus et les transporteurs attendent surtout une reprise du travail plus soutenue. Pour l'instant seuls 10% d'entre eux travaillent. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Suite à leur reprise du travail le 28 septembre dernier, les transporteurs attendaient quand même le 18 novembre avec impatience. Nous y sommes. Cette date devait représenter le début officiel du chantier de la digue, selon un calendrier fixé par le groupement GTOI-SBTPC-Vinci. Entre temps, suite à une semaine de bras de fer éprouvante et des négociations durant 6 heures consécutives, les transporteurs avaient obtenu un accord sur le transport de 50.000 tonnes d'agrégats.

Une bonne nouvelle, car il faut aussi le dire quand les choses vont bien, oui le chantier de la digue a bien commencé. C'est ce que nous assure Jean-Gaël Rivière, à la tête de la Fédération nationale des transporteurs de La Réunion (FNTR) : "on a commencé à remblayer dès le 2 novembre sur la partie D4. Le groupement a pris de l'avance sur l'enlèvement des acropodes". Les travaux préparatoires consistaient en effet à déblayer le chantier, enlever les musoirs (extrémités de la digue, ndlr) et les acropodes.

- "Pas de grand flux" -

Le calendrier présenté aux transporteurs est donc respecté. Les moyens humains mobilisés sur le chantier le sont nettement moins. "Moi je n'ai que 5 ou 6 camions sur le chantier, il doit y en avoir 20 en tout, tous transporteurs confondus. Alors qu'on ne me parle pas de reprise" s'agace Didier Hoareau, président de l'Organisation des transporteurs indépendants (OTI). "On nous promettait un rythme plus soutenu à la mi-novembre, ce n'est pas le cas", déplore-t-il.

En effet seuls 10% des transporteurs travaillent actuellement selon une estimation de l'intersyndicale, soit 60 à 80 transporteurs. "C'est sûr qu'il n'y a pas de grand flux. A la FNTR on travaille toujours en relais, les transporteurs alternent chaque semaine" explique Jean-Gaël Rivière.

Lire aussi : Chantier de la NRL : reprise timide pour les transporteurs

Selon nos informations, c'est pourtant une trentaine de camions qui devaient être prévus pour cette reprise. Mais le compte n'y est pas et ce sont 20 à 25 camions maximum qui sont mobilisés en même temps.

- Nouvel objectif : janvier 2021 -

Alors si l'objectif était auparavant le 18 novembre, il est repoussé de deux mois. Face à ce manque de moyens humains, c'est désormais le mois de janvier 2021 que Jean-Gaël Rivière attend avec impatience. "On devrait commencer le raccordement de la partie viaduc à la Grande Chaloupe vers le 10-15 janvier. Normalement le BTP reprend le 18, c'est donc une bonne nouvelle, il y aura du travail avant. On avance" dit-il, essayant de rester optimiste.

A ce chantier du raccordement devrait se superposer le chantier de la digue, dans sa totalité cette fois, ce qu'on appelle la portion MT52. "Quand la partie de 216 mètres sera terminée, il faut qu'on puisse enchaîner rapidement sur la totalité de la digue, et en même temps que le raccordement du viaduc. C'est important qu'on ait les deux chantiers en même temps pour augmenter le nombre de transporteurs" ajoute le président de la FNTR.

Mais ces objectifs dépendent d'une chose : l'attribution du nouveau marché de la digue. Résilié dans l'état après de difficiles négociations entre la Région et le groupement GTOI-SBTPC-Vinci, le marché de la digue doit constituer un nouvel accord. Si celui-ci prend du retard, il entraînera un retard inévitable du chantier MT52. "On attend une reprise depuis juillet déjà, nous sommes mi-novembre et on est loin du compte. Nous n'avons toujours aucune garantie" dénonce Didier Hoareau.

La Région avait d'ailleurs promis une reprise accélérée dès le 15 septembre, une date à laquelle rien ne s'était passé. Si le chantier de la digue a bien commencé aujourd'hui, l'intensité du travail n'est pas au rendez-vous. Contactée à ce sujet, la Région indique que la collectivité "a réussi à débloquer la reprise, maintenant c'est au groupement d'apporter les réponses quant à l'organisation".

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Gio, Posté
Sur les 10% na toute camion caroupaye i travaille et les ti transporteur i alterne
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Faut bien la terminer cette route maintenant ...
Yoann, Posté
Transporteurs néna unSeul i rafle tout le travail et ses camions i travaillent non stop sur ses 10 % car son camarade la di a lu bouche lo yié les autres. La route à cette allure i va finir en 2099. Vive l'argent la pa lu, gaspillage fonds publics , la reunion s'en souviendra de son incompétence
Le parrain, Posté
Vive didier robertAu moins les choses avancent!
BERTIL, Posté
Dix pour cent des transporteurs ça veut tout dire et c'est cela le Mamode accéléré de robert et sa com' pourrie!Vivement 2021 pour mettre Ericka Bareigts à ce poste et foutez ce CDD dehors-