Syndicat national des Journalistes :

"Les journalistes ne sont pas les porte-plumes du maire"


Publié / Actualisé
Le SNJ, Syndicat National des Journalistes, a transmis un communiqué afin d'apporter son soutien aux journalistes du JIR et du Quotidien qui ont été "mis en cause" dans un "tract diffamatoire" publié sur le site de la mairie de Saint-Leu. Le communiqué est publié en l'état.
Le SNJ, Syndicat National des Journalistes, a transmis un communiqué afin d'apporter son soutien aux journalistes du JIR et du Quotidien qui ont été "mis en cause" dans un "tract diffamatoire" publié sur le site de la mairie de Saint-Leu. Le communiqué est publié en l'état.
Cela fait deux fois que le maire de Saint-Leu met publiquement en cause deux journalistes de la presse réunionnaise, et cela fait deux fois de trop. Dans un tract diffusé le 25 juin dernier, Thierry Robert accuse un confrère du Quotidien d'avoir " une nouvelle fois ignoré les précisions qui lui ont été soigneusement apportées par mon équipe ". La vindicte du maire s'exprime à propos d'un article du 23 juin titré " Augmentation du prix de l'eau ", information qui n'est pas confirmée par la mairie mais que le journaliste déduit logiquement des éléments qu'il explique. En montrant la photo de notre confrère en plein reportage, le maire l'accuse d'"altérer les faits". Plus grave encore: ce communiqué diffamatoire est visible sur le site web de la mairie, il peut donc être lu dans le monde entier.

Un mois plus tard, le maire de Saint-Leu s'attaque à un confrère du Jounal de l'île de La Réunion, pour des motifs similaires. A la suite d'un article paru le 22 juillet sous le titre " Thierry Robert dans le collimateur des gendarmes ", le maire diffuse un deuxième tract qui parle de " dénigrement ". Alors que notre confrère a pris soin de donner la parole à tous les personnes concernées par ce dossier, à commencer par Thierry Robert lui-même.

De toute évidence, le maire de Saint-Leu confond " journaliste " et " porte-plume municipal ". Le Syndicat national des journalistes rappelle que la presse est libre (loi de 1881), et que la culpabilisation des journalistes n'est qu'une vieille méthode de censure.

Le SNJ soutient les deux confrères injustement et publiquement mis en cause, et exige que le maire retire le tract diffamatoire du site municipal. Faute de quoi, le SNJ se réserve le droit d'une action en justice.

Fait à Saint-Denis, le 28 juillet 2010

Pour le SNJ-Réunion
Véronique Hummel
   

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