L’affaire remonte au lundi 13 août dernier. Un homme âgé d’une trentaine d’année en provenance de Bangkok est arrêté par la police aux frontières à l’aéroport Roland Garros. Il est soupçonné d’avoir tenté d’entrer sur le territoire français via l’Asie. En sa possession, un passeport au nom de Amboudadhoi Nahouda, un natif de Chirongui à Mayotte. Un passeport falsifié, selon les policiers.
Renvoyé, dans un premier temps, vers Bangkok, où les autorités thaïlandaises refusent son entrée, l’homme est réacheminé vers La Réunion. Il est depuis placé en zone d’attente. Parallèlement à Mayotte, un Mahorais porte plainte contre usurpation d’identité et affirme que le nom utilisé sur le passeport est le sien. Un passeport, dont il a expliqué dans les colonnes de France Mayotte Matin, avoir perdu lors du cambriolage de sa maison en 2007.
Le tribunal administratif est alors saisi par Me Saïd Larifou, avocat de la défense. Une audience s’est tenue ce mercredi. "C’est une affaire complexe", a souligné l’avocat, qui conteste le refus d’admission en France de son client. "Le renvoyer serait une décision hasardeuse avec des conséquences dramatiques", a-t-il expliqué. Il a estimé que rien ne prouve que son client est un ressortissant comorien. Il a, de ce fait, demandé que l'affaire soit transmise au conseil d'état.
Sa demande a été rejetée. Soulignant que son client est dans un "état d'esprit combatif", Me Saïd Larifou a indiqué qu'un recours sera déposé demain jeudi au conseil d'état.
L'homme, qui est, lui, en grève de la faim, a de nouveau été placé en zone d'attente à l'aéroport Roland Garros.
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