"Cette autorisation préfectorale de pêche aux requins est une atteinte intolérable aux fondements de la réserve marine", fustige Stéphane Girard. En effet, pour le coordinateur régional de Sea Sheperd et l'ACSP, qui ont décidé de s'attaquer à cette autorisation, la réévaluation du risque ciguatera n'est qu'un simple "alibi scientifique". S'appuyant ensuite sur des études menées notamment à Hawaï, elles estiment que les prélèvements de requins sont inefficaces.
Enfin, les deux associations déplorent la remise en cause du programme CHARC (connaissances de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte Ouest de La Réunion) qui a déjà coûté 700 000 euros aux contribuables et dénoncent un gaspillage de l'argent public.
Par ailleurs, Stéphane Girard insiste également sur le fait que la réserve marine, accusée d’être le garde-manger des squales, est "totalement hors de cause" car "l’écosystème de la réserve exsangue". "Il faut arrêter de faire croire que ça déborde de poissons. Il n'y a pas de quoi nourrir les requins de récif, et les bouledogues n'en sont pas", explique-t-il, en substance.
Sea Shepherd et l'ACSP espèrent maintenant être entendus.
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