En France continentale, l’évolution vers des grands ports maritimes a commencé en 2008 avec le début de la réforme des ports autonomes. En outre-mer, cette réforme doit être étendue aux ports concédés par l’Etat de Fort-de-France (Martinique), Degrad-des-Cannes (Guyane), Port Réunion, ainsi qu’au port autonome de Guadeloupe. Ce nouveau statut portuaire implique une nouvelle gouvernance. Objectif : rendre les ports mieux adaptés, plus performants et plus attractifs pour contribuer au développement économique des territoires concernés.
Port Réunion en tant que grand port maritime, cela implique une nouvelle gouvernance avec la mise en place d’un conseil de surveillance, d’un conseil de développement, d’un conseil de coordination interportuaire et d’un directoire. La nouvelle gouvernance associera un certain nombre de partenaires (Etat, collectivités locales, personnalités qualifiées, représentants de la chambre de commerce et d’industrie de La Réunion et du personnel) et permettra la mise en place d’outils d’aide à la décision et d’évaluation des politiques publiques : observatoire des prix, précaution contre la multiplication des monopoles…
Pour la CGTR Port et Docks, "la réforme des ports d’Outre-mer doit permettre à Port Réunion de mieux répondre aux exigences de performance et de compétitivité qu’imposent l’évolution du commerce maritime international et la concurrence avec les ports étrangers". "Elle doit aussi permettre de contribuer au développement de l’économie locale", souligne l'organisation syndicale. En début de semaine, le président de la CCIR, Ibrahim Patel, déclarait que "toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour que la réforme se concrétise sereinement le 1er janvier prochain". La CGTR Ports et Docks n'est pas d'accord avec cette affirmation, et indique qu'il n'y a aucun obstacle à la mise en place de la réforme au 1er janvier 2013.
À noter que Port Réunion est l’unique port de commerce de l’île et voit transiter plus de 95% des marchandises importées et exportées.













