"Le conseil d’Etat a validé, ce mardi 28 août 2012, le maintien en centre de rétention des enfants, certains en bas âge, accompagnés de leurs parents. Les clandestins interceptés sont toujours conduits en centre de rétention administrative (CRA). Or plusieurs associations réclament, comme en métropole, l’assignation à résidence pour les familles. Le Conseil d’Etat prévoit, en effet, de privilégier ce système à l’avenir mais uniquement en métropole, à l’exclusion de Mayotte et de tout autre territoire outre-mer.
Pourtant, les enfants concernés sont dix fois plus nombreux sur l’île aux parfums qu’en métropole. Un enfant de 2 mois est décédé le 15 août dernier, dans un centre de rétention dont les conditions d’accueil et de sécurité étaient manifestement défaillantes.
Dans cette situation insoutenable, l’hôpital de Mamoudzou chargé de la sécurité sanitaire a été tenu pour responsable des carences de l’Etat ; paradoxe inacceptable, les infirmières en poste le jour du décès du jeune enfant ont été suspendues.
EELVR, fidèle à ses valeurs humanistes, est déterminé dans son action de protection de la vie sous ses formes diverses. Les "zones ultrapériphériques" ne doivent pas être synonymes de "secondes zones". Les intérêts géopolitiques des espaces maritimes (Océan Indien) ou de lancements de satellites (Guyane) ne doivent pas sous-estimer l’attractivité de ces territoires sur les populations étrangères qui vivent à proximité.
Il est grand temps pour notre pays, patrie des droits de l’Homme, d’assumer toutes les conséquences de sa présence au cœur de l’Afrique ou du continent américain.
Un enfant est mort sur le territoire français, car sa famille fuyait la misère. Cette faillite est de la seule responsabilité de la France".
Mayotte - Conditions des immigrés clandestins en centre de rétention
Europe Écologie Les Verts Réunion monte au créneau
Suite à la validation, ce mardi 28 août 2012, par le conseil d'État du maintien en centre de rétention des enfants, accompagnés de leurs parents, Europe Écologie Les Verts Réunion (EELVR) tient à dénoncer, dans le communiqué que nous publions ci-dessous, les conditions de rétention des immigrés clandestins à Mayotte. Rappelons qu'un nourrisson de deux mois, arrivé avec sa mère sur un bateau d'immigrants clandestins, est décédé au centre de l'île aux Parfums le 15 août dernier. "Cette faillite est de la seule responsabilité de la France", estime EELVR.
Posté par IPR












