Pour rappel, le député-maire de Saint-Leu avait investi la cour de la préfecture en milieu de journée pour réclamer l'attribution d'une cinquantaine de contrats aidés supplémentaires dans les écoles de sa commune.
À 19 heures ce vendredi, il s'était à nouveau adressé aux manifestants venus le soutenir devant les grilles de la préfecture. "Il n'y a rien eu de nouveau au cours de la réunion que je viens d'avoir avec le préfet. Il s'était limité à me dire que je suis en dehors de la loi à cause la manifestation d'aujourd'hui car je n'ai pas déclaré 5 jours à l'avance ma manifestation. Monsieur le préfet m'a aussi dit que si je le cherchais sur le terrain de l'ordre public, je le trouverai", avait-il déclaré. L'élu avait ensuite réaffirmé : "je ne ressortira pas d'ici tant que je n'aurai pas de réponses positives. Si je suis dans l'illégalité, que le préfet m'envoie les forces de l'ordre pour me faire dégager". Il avait ensuite asséné : "je suis un dur à cuire".
Le maire de Saint-Leu n’exclut pas que toutes les écoles de sa commune soient fermées dès ce lundi 17 septembre au matin. Il doit se concerter avec les parents d’élèves avant de prendre une décision définitive sur le sujet. La situation est grave, il faut se rendre compte. Si un enfant se casse la jambe à l’école, c’est Bibi qui sera envoyé au tribunal. Je ne peux pas l’accepter", a-t-il souligné.
Il a rappelé qu’il avait "30% de moyens en moins en terme de contrats aidés" et qu’il était "impossible de gérer le fonctionnement des écoles dans ces conditions. "Je le dis et le redis, ce n’est pas possible, maintenant si on veut utiliser la force contre moi qu’on le fasse. Et si on m’oblige à sortir de la préfecture, je resterai là, - devant les grilles de la préfecture, ndlr -, tant qu’il n’y aura pas eu de réponses satisfaisantes", a-t-il terminé.
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