C’est évidemment le droit du pharmacien de Sainte Rose de privilégier un projet routier à plus de 2,5 milliards d’euros qui ne bénéficiera qu’à deux réunionnais sur trois et favorisera un nouvel afflux de véhicules sur les routes. Mais visiblement à cours d’arguments pour défendre l’indéfendable, incapable de produire une critique sur le fond de la position des écologistes, mécontent qu’on puisse vouloir débattre de la pertinence d’un tel projet, il préfère mettre en cause la personne même de sa collègue sénatrice.
Au delà d’un manque évident de respect et de courtoisie, la méthode de Michel Vergoz témoigne surtout d’un énervement, révélateur du malaise des partisans de ce projet pharaonique et mal ficelé, désormais en butte à des critiques de plus en plus nombreuses. Son coût exorbitant, les graves atteintes à la biodiversité marine et terrestre qu’il va provoquer, la défiguration du site de la Grande Chaloupe, la fuite en avant dans le tout automobile qu’il incarne, tous ces éléments témoignent de son caractère déraisonnable.
Une lecture attentive du communiqué un peu confus de Michel Vergoz montre d’ailleurs que le sénateur socialiste n’a qu’une connaissance très superficielle, voire approximative de ce dossier complexe. Ce qui explique peut-être pourquoi il est certainement aujourd’hui l’un des derniers à croire que cette véritable autoroute sur la mer pourra résoudre les problèmes des Réunionnais.
Jean-Pierre Marchau
Ecologiste, pour le Collectif Non à la nouvelle route du littoral













