Après trois jours de paralysie totale, l’enceinte portuaire retrouve une activité normale ce vendredi 28 septembre 2012. Depuis tôt ce matin, les dockers ont en effet repris le travail. Les employés de la SAMR, qui étaient en grève depuis le mercredi 19 septembre pour réclamer la tenue des négociations annuelles obligatoires, ont obtenu gain de cause ce jeudi 27 septembre. A l’issue des discussions, qui ont duré jusque tard dans la nuit, les dockers ont conclu un accord avec la direction de la SAMR, accordant la revalorisation brute de leurs salaires à hauteur de 2,35%, avec effet rétroactif au 1er janvier.
Pour rappel, par solidarité, les employés des autres sociétés portuaires avaient rejoint le mouvement de protestation des salariés de la SAMR le mardi 25 septembre. L’activité portuaire a donc été totalement paralysée pendant trois jours, empêchant notamment le traitement d’un millier de conteneurs.
Le Marion Dufresne, navire scientifique, a lui été une victime collatérale du conflit à la SAMR. Alors que les 30 chercheurs à son bord auraient dû partir depuis le samedi 22 septembre, ils n’ont pas pu prendre la mer puisque leur matériel, qui se trouvait dans quatre conteneurs à 300 mètres du bateau, n’avait pas été chargé.
Les scientifiques ont finalement pu partir en expédition ce vendredi 28 septembre 2012 en début d'après-midi. "Nous avons discuté avec les dockers, ils nous ont assuré que nos conteneurs seront parmi les premiers traités, pour que nous puissions partir en mission le plus rapidement possible", expliquait ce vendredi matin Guilhem Barruol, chercheur au CNRS (centre national de la recherche scientifique) et coordinateur du projet franco-allemand Rhum-Rum. "Nos conteneurs seront chargés en fin de matinée, et l’appareillage du bateau doit se faire en début d’après-midi", ajoutait-t-il.
Pour rappel, le projet Rhum-Rum devait s’étaler sur cinq semaines. Il vise à étudier le fonctionnement du point chaud de La Réunion. Pour cela, les 30 scientifiques à bord du Marion Dufresne vont déployer un réseau de capteurs sismologiques au fond de l’Océan Indien. Le coût total de ce projet avoisine les 3 millions d’euros.
www.ipreunion.com











