Une fois morts, leurs enveloppes nacrées brassées par la mer s'échouent sur les rivages. Certaines sont invisibles à l'?il nu, leur taille n'excédant pas le millimètre... Mais, l'amateur, en se baladant à l'Ermitage par exemple, pourra en admirer bien d'autres comme les cônes (chasseurs nocturnes redoutables avec leurs dards empoissonnés), les porcelaines et bien plus rarement des tritons (espèce protégée par la convention de Washington).
Ces débris constituent, avec les coraux morts, la matière première des plages de l'ouest. Sans ces organismes marins, le sable blanc ne serait pas.
Quant aux prélèvements de coquillages vivants, ils sont totalement interdits. Ce qui n'empêche pas certains encore aujourd'hui d'en faire commerce. Même si cette activité a nettement régressé à La Réunion, elle est en cause directement dans la menace d'extinction qui pèse sur le bénitier.
Le rôle des mollusques marins est essentiel dans l'écosystème corallien. Outre leur place dans la chaîne alimentaire, certains sont de véritables nettoyeurs du lagon à l'instar des turritelles. Le recensement des espèces de mollusques marins est plutôt bien fourni dans notre île grâce à la contribution du docteur Maurice Jay, décédé il y a quelques années. Largement connu comme père de la psychiatrie moderne dans l'île, il a également largement contribué à lever le voile sur cette partie de la faune marine locale. Son travail, divulgué sur le site de l'association Vie Océane, a permis d'identifier 84 nouvelles espèces pour la science. Sa collection compte 3 000 spécimens.
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