Saint-Paul - Dispositif des vigies :

L'association Prévention Requin Réunion reçue jeudi en préfecture


Publié / Actualisé
Une délégation de l'association PRR (Prévention Requin Réunion) sera reçue ce jeudi 17 janvier en préfecture à Saint-Denis. En colère suite au report par l'État du dispositif des vigies requins, les membres de l'association exigent, en effet, des explications. Par ailleurs, la manifestation qui devait se tenir ce mercredi 16 janvier devant la sous-préfecture de Saint-Paul serait vraisemblablement annulée. Mais les organisateurs n'excluent pas de se réunir sur la plage en face de la sous-préfecture
Une délégation de l'association PRR (Prévention Requin Réunion) sera reçue ce jeudi 17 janvier en préfecture à Saint-Denis. En colère suite au report par l'État du dispositif des vigies requins, les membres de l'association exigent, en effet, des explications. Par ailleurs, la manifestation qui devait se tenir ce mercredi 16 janvier devant la sous-préfecture de Saint-Paul serait vraisemblablement annulée. Mais les organisateurs n'excluent pas de se réunir sur la plage en face de la sous-préfecture

Alors que l’association PRR avait appelé à la mobilisation devant la sous-préfecture de Saint-Paul ce mercredi, elle sera finalement reçue par le préfet Jean-Luc Marx. La réunion se tiendra ce jeudi à 10 heures en préfecture à Saint-Denis. À l’occasion, quelques surfeurs devraient également faire le déplacement pour soutenir la délégation. Parmi eux, Ludovic Villedieu, membre de l’association Radical Surf Club, dont est, notamment sociétaire Amaury Laverhne, et dont, l’une des principales activités est la sécurisation des spots de surf sur la côte Ouest, hormis Boucan et Roches Noires.

Ancien gérant d’une école de surf, qui a fermé, ce dernier dit "ne pas attendre grand chose" de cette réunion. Il affirme "avoir peur que l’on se dirige vers une grande désillusion". "Ce n’est pas le fait de savoir si on peut chasser ou non ou encore utiliser des arbalètes, le problème de fond est de savoir qui est responsable si un accident se produit dans l’eau", explique-t-il, avant de noter que ces vigies sont des emplois aidés, donc payés par l’État. " Dans mon club, des membres sont prêts à signer des décharges. Sauf que s’il se passe quelque chose, il y a de fortes chances que leur famille se retourne contre l’État. Je ne pense pas que l’État prendra ce risque. Et, j’ai bien peur qu’on en reste là", poursuit-il.

Ludovic Villedieu espère, toutefois, se tromper. "Je reste mobilisé et j’appelle les autres à le faire", termine-t-il.

Rappelons que les membres de l’association PRR réclament des explications sur les raisons de ce recul du dispositif vigies requins, qui mettent en péril, disent-ils, les emplois mais aussi le monde du surf. Annoncé pour le 26 décembre, dans un premier temps, le dispositif devait entrer en vigueur ce samedi 12 janvier avant d’être à nouveau repoussé.

Et pour cause, l’État, qui avait donné son aval à la municipalité de Saint-Paul pour le lancement du dispositif et l’utilisation par les vigies d’arbalètes permettant d'éloigner les requins au sein du périmètre de la réserve marine, pendant les créneaux de surveillance, avait décidé de faire marche arrière le vendredi au soir. Ce qui avait provoqué la colère de l’association PRR, qui estimait que des "mois de concertation et de travaux étaient balayés et remis en cause".

À noter que la manifestation qui devait se tenir ce mercredi à Saint-Paul sera vraisemblablement annulée. Une première mobilisation avait, d'ailleurs, eu lieu samedi dernier. Une cinquantaine de membres de l'association et de surfeurs avaient protesté devant les grilles de la sous-préfecture de Saint-Paul.

www.ipreunion.com

   

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