Trafic de stupéfiants à Mayotte :

Gérard Gautier ressort libre sous contrôle judiciaire simple


Publié / Actualisé
Arrivé le vendredi 29 novembre 2013 à Mayotte, Gérard Gauthier a été entendu pendant deux heures par le juge d'instruction Hakim Karki. Samuel Boscher, rédacteur en chef de France Mayotte Matin, indique que l'ancien patron du GIR (groupement d'intervention régional) est ressorti libre après avoir été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Le capitaine de gendarmerie est mis en cause avec un autre membre du groupement, Christian Lemignant, dans une trafic de stupéfiants. Mais l'affaire "progresse et file droit vers la conclusion de l'instruction avec un pont très large ouvert sur un autre dossier sensible, celui de Roukia", précise le journaliste. (Maître Francis Szpiner - Photo Samuel Boscher/France Mayotte Matin)
Arrivé le vendredi 29 novembre 2013 à Mayotte, Gérard Gauthier a été entendu pendant deux heures par le juge d'instruction Hakim Karki. Samuel Boscher, rédacteur en chef de France Mayotte Matin, indique que l'ancien patron du GIR (groupement d'intervention régional) est ressorti libre après avoir été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Le capitaine de gendarmerie est mis en cause avec un autre membre du groupement, Christian Lemignant, dans une trafic de stupéfiants. Mais l'affaire "progresse et file droit vers la conclusion de l'instruction avec un pont très large ouvert sur un autre dossier sensible, celui de Roukia", précise le journaliste. (Maître Francis Szpiner - Photo Samuel Boscher/France Mayotte Matin)

Peu de temps après son arrivée sur le tarmac à Mayotte, le vendredi 29 novembre 2013, Gérard Gauthier est conduit au tribunal de grande instance de Mamoudzou pour être entendu par le juge d'instruction. L'ancien patron du GIR est arrivé entouré de cinq gendarmes, "la mine défaite, tête basse, le regard dissimulé par des lunettes de soleil", décrit Samuel Boscher. Le capitaine de gendarmerie est ressorti libre avec son avocat, deux heures plus tard, "mais non sans avoir été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants et aide au séjour irrégulier. Il a également été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rentrer en contact avec toutes les personnes inhérentes au dossier", précise le rédacteur en chef de France Mayotte Matin.

Son avocat, Francis Szpiner, a expliqué que "l'affaire était banale et ne méritait pas l'importance que les médias avaient pu lui donner" au journal mahorais. Samuel Boscher précise que le juriste a rappelé qu'une mise en examen et un contrôle judiciaire simple ne valaient pas une condamnation ni un jugement et que dans tous les cas, "a présomption d'innocence devait s'imposer à tous." Selon France Mayotte Matin, le défenseur a confié ne pas bien connaître le dossier. Gérard Gautier passé la nuit à Mayotte, avant de regagner la métropole, avec l'obligation de répondre à toutes les convocations du juge. Pour sa part, Christian Lemignant devrait être entendu dans les prochains jours.

Pour rappel, Gérard Gauthier et Christian Lemignant avaient été interpellés à leur domicile en métropole - l'un à Rennes, l'autre à Dunkerque - ce lundi par les policiers de la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Mamoudzou, avant d'être placés en garde à vue. Si Gérard Gauthier, auditionné au siège de la direction départementale de la sécurité publique à Rennes, parlerait "beaucoup", accusant ses anciens collègues, - l'ancienne direction de la police des airs et des frontières, la gendarmerie, la justice -, d'être "responsables du trafic, sauf lui", de son côté, Christian Lemignant aurait catégoriquement refusé de répondre aux questions des enquêteurs pendant sa garde à vue.

Devant le juge des libertés, les deux hommes avaient également refusé de se rendre par leurs propres moyens à Mayotte pour être entendus par le juge d'instruction Hakim Karki, obligeant ainsi le JLD (juge des libertés et de la détention) à les placer en détention pour une durée maximale de 6 jours.

À noter que l'ancien patron du groupement et son collègue ne s'étaient pas présentés, le lundi 1er juillet 2013 à Mayotte, à la convocation du juge Hakim Harki au commissariat de Mamoudzou, pour cause de troubles psychiatriques.

Les deux membres des forces de l'ordre, ainsi que trois de leurs collègues sont soupçonnés de trafic de stupéfiants, mis au jour après l'affaire Roukia, cette jeune fille retrouvée morte d'une overdose de drogue dure en janvier 2011 à Mayotte, et d'aide au séjour et à l'entrée sur le territoire de personnes en situation irrégulière, le tout en bande organisée.

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