Galets de Madagascar :

Catherine Gaud : "On fait courir à La Réunion des risques phytosanitaires massifs"


Publié / Actualisé
L'Alliance a organisé ce jeudi 19 novembre une conférence de presse pour revenir sur "l'aberration d'un chantier qui fait courir des risques sanitaires et environnementaux très graves à La Réunion".
L'Alliance a organisé ce jeudi 19 novembre une conférence de presse pour revenir sur "l'aberration d'un chantier qui fait courir des risques sanitaires et environnementaux très graves à La Réunion".

La première barge transportant 10 000 roches massives de Madagascar est arrivée ce matin, est-ce que vous estimez que les mesures annoncées par la préfecture sont suffisantes pour éviter les risques sanitaires?

Catherine Gaud : Les traitements que l’on nous a annoncés, c’est de la rigolade. Je suis médecin, je connais la microbiologie. Il n’y a aucune assurance qu’il n’y ait pas de micro organisme, de problème de microbes pour les humains ou l’introduction d’espèces exotiques invasives. Pour se débarrasser des microbes, il faut utiliser des solutions particulières, frotter dans les interstices.

On fait courir à La Réunion des risques phytosanitaires massifs. On ne peut pas laver à la brosse à dent chaque centimètre carré de la roche et en utilisant des solutions réellement désinfectantes. On nous raconte des bobards. D'ailleurs ils ne disent pas qu’il n'y a aucun risque, ils disent qu’ils vont diminuer les risques.

Comment expliquez-vous que l’on ait importé ces roches malgré les avis défavorables, en particulier celui du conservatoire national de protection de la nature? 

Avec l’Alliance, nous avons toujours affirmé que techniquement et financièrement, ce marché était impossible. Nous avons toujours soulevé le risque de déclencher une catastrophe écologique et un débordement majeur du financement du chantier. Mais on nous a toujours assuré que jamais on n’importerait de galets de Madagascar en raisons des risques réels.

Or, la Région s’est engagée dans ce chantier avec le maître d’ouvrage sans s’assurer qu’on avait les matériaux nécessaires. L'Alliance a toujours dénoncé le fait qu’il n’y avait pas de matériaux suffisants à La Réunion, notamment en ce qui concerne la qualité de matériaux, c’est-à-dire en roches massives, pour subvenir aux besoins du chantier. Les marchés ont été passé, une entreprise a été choisie parce qu’elle indiquait justement qu’elle n’irait pas chercher des roches.

Et finalement on fait le contraire! Est-ce que la Région est complètement incompétente, n’a absolument pas prévu les choses et fait donc preuve d’une légèreté incroyable ou est-ce qu’elle a menti à tout le monde alors qu'elle savait très bien qu’elle allait devoir importer des matériaux?!

   

3 Commentaire(s)

Marimbe, Posté
On ne vous croit meme pas vous n avez plus d arguments pour empecher cette NRL
Soweto, Posté
Oui, les risques sanitaires existent tant sur le plan de la santé publique que pour la santé animale. Je trouve dommage que la DSV, le Conseil Départemental qui possède la compétence en santé publique, l’Agence Régionale de Santé, et autres pouvoirs publics ne s’impliquent pas davantage pour le défense de notre santé et ne prennent pas conscience des dangers sanitaires qui nous guettent en important ces galets de Madagascar tout en défigurant cette belle ile et en nuisant la sante du peuple malgache tout en detruisant ce beau pays :
- D’abord, il y a le risque d’apparition dans notre ile de l’hôte intermédiaire de la bilharziose (Bulinus cernicus) qui est un escargot d’eau douce. Cette maladie tropicale qui existe à Madagascar est responsable des milliers de morts par an et dans des nombreux pays, on mène une lutte acharnée contre ce gastéropode et nous, on prend le risque de l’importer.

- Ensuite, il y a le risque de voir apparaitre des maladies parasitaires comme les trématodoses dont les agents (Fasciola hépatica et Fasciola gigantica) sont des vers plats qui creusent des galeries dans le foie des hommes et des ruminants.

- Enfin, il ya le risque de faire venir à la Réunion des germes de mort (Yersinai pestis) de la peste, maladie qui existe encore à Madagascar et bien d’autres encore.

Il faudrait qu’un jour ou l’autre nos décideurs mettent bien dans leur tète que notre ile est un milieu fermé et que toutes importations de terre, de galets, de plantes ou animaux doivent être strictement interdites parce qu’elles représentent le voie élective d’entrée des maladies souvent mortelles à la Réunion.
Ste suzanne , Posté
MME GAUD vous étiez a coté de votre mentor en 98 alors SVP laisser les gens compétents travailler
la RÉUNION A BESOIN D AVANCER
vous et toute la clics des verges vous nous avez entrainer au plus bas que bas
comment pouvez encore dire que se chantier est impossible
ALORS QUE DE JOUR EN JOUR ON VOIT SON AVANCEMENT ET L ensemble DES RÉUNIONNAIS AUSSI
arrêtez vos mensonge
on ne croit plus aux faut espoir que vous nous avez donner
c est pour sa j espère que le 13 décembre qu on verra plus vous et toute votre clic à la région