[LIVE] Grogne anti paillotes :

La protestation bat son plein sur le sable


Publié / Actualisé
C'est à l'appel du KURR (Kolektif Union Rényoné responsab) que des personnes se réunissent sur l'arrière plage de l'ermitage, panier pic-nique à la main. Les manifestants ont visité les terrasses des paillotes les unes après les autres en scandant "Rényoné en colère! Paillotes illégales!" La foule a entrepris la destruction des terrasses. Toitures en paille arrachées, panneaux en bois cassés, chaises et tables retournées, la foule a décidé de "faire appliquer la loi" par elle-même. Pour rappel, le collectif de la défense du DPM (domaine maritime public) regrette la non application à ce jour de la décision du tribunal administratif de suspendre les autorisations d'occupation temporaires (AOT) du domaine public délivrées à six établissements de plage à l'Ermitage. La juridiction administrative a rendu son arrêt le 16 mars dernier. Ni l'Etat ni la mairie de Saint-Paul n'ont donné suite à cette décision de suspension. Un retard que le Collectif qualifie de "prise de risque inconsidérée".
C'est à l'appel du KURR (Kolektif Union Rényoné responsab) que des personnes se réunissent sur l'arrière plage de l'ermitage, panier pic-nique à la main. Les manifestants ont visité les terrasses des paillotes les unes après les autres en scandant "Rényoné en colère! Paillotes illégales!" La foule a entrepris la destruction des terrasses. Toitures en paille arrachées, panneaux en bois cassés, chaises et tables retournées, la foule a décidé de "faire appliquer la loi" par elle-même. Pour rappel, le collectif de la défense du DPM (domaine maritime public) regrette la non application à ce jour de la décision du tribunal administratif de suspendre les autorisations d'occupation temporaires (AOT) du domaine public délivrées à six établissements de plage à l'Ermitage. La juridiction administrative a rendu son arrêt le 16 mars dernier. Ni l'Etat ni la mairie de Saint-Paul n'ont donné suite à cette décision de suspension. Un retard que le Collectif qualifie de "prise de risque inconsidérée".
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    [FIN] Le pic-nique se poursuit sur la plage. Notre live s'arrête ici. Merci de nous avoir suivi, mais avant de partir...

    Dans un communiqué officiel, le préfet condamne les violences de cette manifestation. Ci-après son communiqué :

    "Manifestations contre les restaurants de plage :
    le préfet condamne l’usage de la violence

    Des violences à l’encontre de restaurants de plage situés face au lagon de l’Hermitage ont été perpétrées ce dimanche 8 avril lors d’une manifestation dans l’espace public.
    Le préfet de La Réunion condamne fermement le recours à la violence contre des biens privés, tout particulièrement dans un contexte où des familles étaient attablées dans les établissements concernés et où d’autres famille étaient présentes sur les plages.
    Les auteurs de faits pénalement répréhensibles seront poursuivis.Le préfet en appelle au sens des responsabilités et du civisme de chacun."

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    [LA TENSION RETOMBE] La tension avec les forces de l'ordre est retombée. "Restons calme les amis", demandent certains

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    [FORCES DE L'ORDRE ] Un grand moment de tension entre les manifestants et les forces de l'ordre. Il semblerait qu'il ait eu une altercation entre un manifestant et un gendarme

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    [EN FAMILLE] Pendant que les gendarmes poursuivent les contrôles d'identité, les familles pic-niquent tranquillement sur la plage dans la bonne humeur. Manifester ça donne faim !

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    [SAISIR LE MATERIEL !!!]  Un gendarme menace de saisir le téléphone de l'une de nos journalistes. Il veut récupérer les images de la manifestation du matin, il menace aussi d'engager une action en justice contre notre média si des images le montrant dans l'exercice de sa fontion sont diffusées. Les gendarmes ont pris les identités de nos deux journalistes sur place. En live.

    Nos journalistes risquent de ne plus plus couvir l'évènement. Toute la scène est filmée.

    La vidéo à voir ici

    Finalement, le gendarme ne saisira pas le téléphone. Filmer les policiers et les gendarmes dans l'exercice de leurs fonctions, notamment sur la voie publique, est autorisée par la loi

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    [L'HEURE DU PIC-NIQUE] Après cette manifestation mouvementée et pleine de rebondissements, les manifestants se réunissent sur la plage pour un moment de partage. Le pic-nique dans l'esprit de cette manifesation a commencé, pour symboliquement reprendre possession du domaine public maritime

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    [NOU LÉ PAS RACISTE NOU I AIM LA REUNION] Un manifestant prend la parole sous les applaudissemnts et dénonce " le deux poids deux mesures"

    Il évoque "nou iaim la Réunion", c'est parce que nous aime La Réunion nous fé ça". La prise de parole passionnée de Léon se termine sous les applaudissements "nous lé pas racistes"

    "I fo zordi nou comence galisé, né na pou galisé ici La Réunion". Une femme prend la parole et s'exclame "zordi nou la po planté nou là. Tous les jours de out vi donne l'AMOUR"

     

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    [APRÈS LA CASSE] Retour au point de rassemblement de ce matin. Les hauts-parleurs résonnent "le mouvement i prend de plus en plus d'ampleur, il faut ban jeune i comprend que le malaise i gagne de plus en plus la réunion"

    Les participants reprennent la parole tour à tour "Lé a nout tour d'écrire notre part d'histoire".

    "Na que l'action qui déintoxique un peuple abîmé". Ils se félicitent de leur action et s'exclame "nou reprend nout dignité !"

    "Zot justice ! zot république ! la di na trois griefs retenus contre ces paillotes"

    L'intervenant s'oppose aux "mauvaises langues" qui vont les traiter de casseurs.

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    [DE LA CASSE ENCORE] de la casse encore de la casse. Les manifestants n'y vont pas de mains mortes. Ils cassent tout le matériel qui croise leur chemin. Et les autres applaudissent. Les gendarmes sont en train de filmer la scène. Ils n'agissent pas. Les manifestants les interpellent "ça lé illégal ca!, ou lé d'accord sem moin!"

    Les panneaux des terrasses ont été démontés

    Tout le mobilier des paillotes a été démonté.

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    [C'EST CHAUD !] Les insultes fusent, un moment de tensions entre opposants à cette manifestation et la foule anti-paillotes. Ily a de la casse. Les personnes arrachent les toitures en paille des terrasses !!

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    [PAS D'AFFOLEMENT] Les gens présents sur les plages ne sont pas affolés par le mouvement. Dans les restaurants, certains continuent de manger, d'autres repartent. Les reponsables de restaurants ferment leurs établissements. Les baigneurs ne bougent pas et le maloya repart.

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    [PENDANT LE REPAS] La foule a pénétré une autre terrasse dont l'extension raccourcit l'espace public de la plage. Les touristes de ce restaurant continuent tranquillement leur déjeuner. Un moment d'accalmie. Pour autant la foule de manifestants a bien grossi. On compte environ 200 manifestants

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    [ À QUI LE TOUR ?] Les manifestants quittent le KBanon et se dirigent vers une autre paillote. "Vien a zot réunionés !"appellent-ils

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    [EN DELIRE ] La foule en délire s'écrie "i négocie pa là !", "i négocie pi rien". Des dizaines de personnes occupent la paillotes "na pa ni po casser !"

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    [FOUT DEHORS !] Les paroles du maloya sont on ne peut plus explicite "fout dehors". Pas de violence, que des mots. De la musique et de la bonne humeur.

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    [RESPEK LA LOI !]  Tire malol dan zié rényoné, la foule chante en choeur, en applaudissant. L'ambiance est au rendez-vous. Ils réclament "Respek la loi !!"

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    [UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX] Il est demandé aux occupants des terrasses de partir. Les manifestations font retentir leur avertissement à coup de sirène au son du maloya.

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    [REN A NOU] La foule s'est dirigée vers une autre paillote en scandant "ren a nou nout plage !!" "Paillotes illégales !!"

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    [CONFRONTATION] Une petite confrontation entre deux personnes. L'une pour cette manifesation, l'autre contre le mouvement de protestation

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    [PLUS CALME] Le haut parleur a retenti "A zot aussi vo mieu zot i ferme", adressé aux autres paillotes. La tension est retombée. Un Réunionnais présent s'exprime sur les raisons de cette présence au rassemblement " zot lé en situation illégale, imagine sa té in kaz dan lé huts té fini razé, nou vé pa un justice à deux vitesses"

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    [ON RETOURNE LES TABLES] Dans le calme les manifestants retournent les tables et les chaises de la terrasse de la deuxième paillote, dans un esprit bon enfant et dans le calme. Des applaudissements viennent rythmer la protesation

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    [UNE AUTRE PAILLOTE] les manifestations, après avoir bien dansé, se dirigent vers une autre paillote de plage.

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    [EN MUSIQUE] Les cris de colère et les casses ont laissé place à une ambiance musicale. Le maloya résonne au rythme des kayamb,  et des "tire malol dan zié réyoné"

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    [OCCUPATION] Les restaurants sont occupés par les nombreuses personnes présentes. Les gens applaudissent et lancent un maloya !! Les gens dansent et chantent. La protesation se poursuit en musique

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    [NOU SA RENTRÉ] La foule pénètre les restaurants de plage " Kass tout !!", "Zot lé en occupation illégal,zot là !!"

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    [ZOT NA PI L'ASSIRANS] "Paillotes illégales". La foule continue de scander "Paillotes illégales". Haut parleur à la main la foule déclare "Zot na Pi lasirans zot na pi rien". Ils ne sont pas venus pour rie

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    [VIVES PROTESTATIONS] La foule proteste vivement et entoure les paillotes. Les gendarmes font des constations à l'intérieur des restaurants.

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    [LA LOI I ARIV] Le kolektif crie "Rényoné en colère", les gendarmes débraquent sur les lieux.  La foule crie et les gendarmes repartent. La rpotestataion est vive

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    [KRAZ TOUT] La foule scande "Rényonés en colère" et applaudit ceux qui cassent les barrières des restaurants de plage

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    [NA FERME POU ZOT] Des injures volent, les restaurants sont en train de fermer

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    [SA LÉ ILLEGAL] "Bana lé dan l'illégalité, sa lé a nou sa", "i fo kas tou sa", " sa nout l'héritage", " sa la ter nout ancèt"

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    [DU MONDE] La plage est bondée de monde en ce dimanche ensoleillée. Les terrasses sont ouvertes.

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    [CORRUPTION] Certaines personnes parlent de corruption. Ils dénoncent "la corruption de certains, elle est intouchable"

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    [DES LARMES] La parole est libre. On dépasse le sujet des paillottes. Il est question d'emploiet d'inquiétude sur l'avenir des jeunes. Une mère de famille parle de ses 5 enfants diplômés  pour qui la seule solution au manque d'emploi est de partir travailler au Québec ou en métropole.

    Elle fond en larme...

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    [COLÈRE] Les personnes présentes ce matin sur la plage de l'Ermitage brandissent des pancartes "Rényoné en colère" en signe de protestation

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    [BELLON] Les prises de parole se poursuivent Karl Bellon s'exprime sur ce rassemblement

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    [POU DOMIN] Haut parleur à la main, un membre du Kolektif exprime son inquiétude pour les enfants et les générations à venir. "Na in gro bizness mé zot bizness i fo arété", "i fo trouv in solusion par nou mèm pou not marmay"

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    [LE KURR KÉSKO ?] Présentation du kolektif à l'origine du rassemblement

     

     

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    [VIDEO] Les personnes rassemblées sur la plage arborent des pancartes. "NOU LARG PAS LA RéUNION" La conférence de presse commence.

     

     

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    [DANS LE CALME] Les Réunionnais qui ont répondu à l'appel du KURR (Kolektif Union Rényoné Responsab) sont nombreux à se réunir dans le calme sur l'arrère plage de l'Ermitage contre les paillotes.

À propos

Dans un communiqué publié vendredi après-midi , le député Jean Hugues Ratenon annonce qu'il sera présent au rassemblement car, dit-il "c'est avec un grand étonnement que j'ai appris que la Préfecture et la Mairie de St Paul s'accordaient du sursis, sans limite, pour faire exécuter la décision de justice". "Député, ayant pour mission de proposer et de voter des lois dans l'intérêt général, je ne peux pas accepter que l'on bafoue ainsi ouvertement la loi" ajoutfe Jean Hugues Ratenon.

"Quand une famille lambda est condamné à la destruction de sa construction sans permis, les pouvoirs publics ne tardent pas à faire démolir la construction au nom de la loi.
Alors pourquoi cette attitude de tolérance pour les propriétaires des restaurants sur la plage de l'Ermitage ?" s'indigne le député qui termine en invitant "tous les Réunionnais qui refusent une application de la loi selon que l'on soit riches ou pauvres; noirs ou blancs; gros ou maigres, à se joindre à cette manifestation".

Pour rappel, le collectif de défense du DPM a écrit au préfet et au maire de Saint-Paul pour souligne qu'un "jugement a été rendu et le juge a demandé la suspension des autorisations d'occupation temporaires (AOT) des six établissements de la plage" note dans son courrier le collectif de Défense du domaine maritime.

Lire aussi : Paillotes de plage maintenues :"une prise de risque inconsidérée"

Le collectif souligne avoir "appris par la presse en date du 26 et 27 mars 2018 d'un temps de pause ou d'attente de la part de l'État, de ses services, de la mairie de Saint-Paul". Disant prendre "note de la position" et affirmant poursuivre le "combat de faire une application stricte de la loi sur les plages réunionnaises", la structure lance : "nous regrettons que les exploitants des établissements ne fassent pas preuve de respect d'une décision de justice. Nous regrettons que le maire de Saint-Paul (gestionnaire du DPM)  ne fasse pas constater d'une activité illégale sur le DPM. Nous regrettons que les salariés de ces établissements soient livrés à eux-mêmes et qu'une campagne de manipulation et de désinformation soient mises en place"

Le collectif affirme faire " toujours confiance à la justice de (notre) pays" et espérer "un dénouement proche de la situation". Mais ajoute-il, "nous devons vous alerter que le "menfoutisme", le manque de respect, le bras d'honneur voire même l'arrogance des exploitants des paillotes qui fracturent et divisent les Réunionnais".

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Ti crever, Posté
c'est lamentable , les ordres de saisie viennent d'où? les forces de loi doivent faire appliquer les décisions de justice et non agir comme elles font , en 2018 on se croirait toujours en colonie .ouvrons nos yeux et restons vigilants quant in s'agit de l'égalité des droits
T icreverr, Posté
comment se fait il que les forces de loi ne puissent pas faire respecter une décision de justice ?sommes dans une république africaine ou bananière que sais -je?... les gendarmes sont au solde de qui ?...
La portoise, Posté
C'est là qu'on voit la justice à deux vitesses. Une pour les citoyens lambda et l'autre Pour les bras long.. et vous vous étonnez que les gens soient en colère. C'est pas une question de zoreil créol etc,... C'est un ras le bol du '' moi je m'en'' Parceque je connais un tel.. y en a marre. Je comprends les employés, et moi aussi j'ai perdu un emploi quand la boîte où je travaillais a fermée. J'ai des enfants aussi, des factures. Je me suis trouvée un autre travail. C d choses qui arrivent à beaucoup de gens.