[VIDEO] Des plaintes ont été déposées :

Les employés des restaurants de l'Hermitage travaillent avec "la peur au ventre"


Publié / Actualisé
Ce mardi 10 avril 2018, les restaurateurs de l'Hermitage se sont exprimés par la voix de l'avocat Maître Iqbal Akhoun. Ce dernier dit regretter le discours évoquant "une justice à deux vitesse" et indique que des plaintes ont été déposées suite aux dégradations des paillotes survenues ce dimanche. Quant aux employés des restaurants, ils affirment vernir travailler avec "la peur au ventre".
Ce mardi 10 avril 2018, les restaurateurs de l'Hermitage se sont exprimés par la voix de l'avocat Maître Iqbal Akhoun. Ce dernier dit regretter le discours évoquant "une justice à deux vitesse" et indique que des plaintes ont été déposées suite aux dégradations des paillotes survenues ce dimanche. Quant aux employés des restaurants, ils affirment vernir travailler avec "la peur au ventre".

"Nous en avons assez d'un discours qui consiste à dire qu'il y aurait une justice à deux vitesses. C'est faux, on ne peut pas laisser dire de telles inepties. Actuellement, une décision de justice a été rendue en reféré qui ordonne peut-être la suspension des AOT. Mais c'est une décision provisoire, elle n'est pas définitive" souligne Maître Akhoun. Il représente cinq établissements de l'Hermitage : le Coco Beach, la Bobine, le K'banon, le Mivéal et le Loca Plage.

 

L'avocat s'est exprimé ce matin pour défendre les restaurateurs. Des plaintes ont été déposées suite aux dégradations survenues ce dimanche lors de la manifestation anti-paillotes. Ces violentes, Maître Akhoun se demande qui les a "facilitées". Il affirme par ailleurs que les préjudices sont "importants" et qu'ils vont au delà des événements du week-end. "Une campagne a affecté ces établissements de plage. Comment voulez-vous qu'ils soient responsables de tous les dégâts sur le lagon ? Ils ne le polluent pas plus que d'autres occupants" affirme l'homme de loi, en regrettant une "tendance au bouc émissaire". Il s'interroge de plus sur le fait que ce débat "éclate à deux ans des élections municipales", estimant que "certains pourraient être en train d'instrumentaliser la population".

 

Solidement debout derrière l'avocat, les employés des différents établissements ont les bras croisés et la mine grave. Selon Olivier Gacon, représentant des salariés, ils viennent travailler "avec la peur au ventre". Des menaces auraient été proférées ce dimanche par les manifestants envers eux.

 

Pour rappel, en cette fin de week-end, dans la matinée du 8 avril, des membres du Kolektif Union Rényoné responsab (KURR) ont investi la plage de l'Hermitage pour protester contre la présence des paillotes sur le sable. Parmi la centaine de personnes mobilisée, quelques individus ont préféré utiliser la force en dégradant, à coups de masse, le mobilier des restaurants La Bobine et Coco Beach.

Lire aussi : La protestation bat son plein sur le sable

Dimanche soir, deux hommes ont été placés en garde à vue pour "destruction de biens en réunion". Alors qu'ils devraient être présentés cet après-midi au tribunal de Saint-Denis afin de connaître leur avenir judiciaire, les restaurateurs, eux, ont décidé de s'exprimer.

Lire aussi : Deux hommes en garde à vue pour avoir dégradé des paillotes

 

   

3 Commentaire(s)

Kevin, Posté
La justice doit s'appliquer pour tous de la même manière. Tout le monde a le droit de faire appel. Si les casseurs de dimanche sont condamnés au tribunal, ils feront aussi appel. C'est normal que les restaurants puissent le faire aussi. Le Collectif crie à l'injustice mais ils veulent enlever le droit de se défendre aux restaurant. C'est pas juste et malhonnête.
Candide, Posté
Un avocat qui n'a pas honte de clamer des contre-vérités ...ses clients sont hors-la-loi et ce sont des victimes ?
Le ridicule ne tue pas !
ISSAKE, Posté
L’avocat des causes perdus.