Le collectif de défense du DPM avait alerté l'Etat (actualisé) :

Hermitage - La préfecture va verbaliser la Bobine pour des travaux non autorisés


Publié / Actualisé
La préfecture a lancé une procédure en vue d'une verbalisation éventuelle de la Bobine à l'Hermitage. Cette décision vient à la suite des travaux de réfection engagés par ce restaurant de plage endommagé par les épisodes de houle du début de l'année. Pour rappel, la Bobine comme toutes les autres paillotes de ce secteur ne disposent plus depuis le 30 juin 2018 d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) du domaine public et elles sont sous le coup d'une interdiction - signifiée par arrêté municipal de la mairie de Saint-Paul de reconstruire leurs installations dégradées par la houle. Le collectif de défense du DPM (domaine public maritime) avait écrit au préfet ce mardi matin pour "dénoncer" les travaux de réfection lancés par la Bobine.
La préfecture a lancé une procédure en vue d'une verbalisation éventuelle de la Bobine à l'Hermitage. Cette décision vient à la suite des travaux de réfection engagés par ce restaurant de plage endommagé par les épisodes de houle du début de l'année. Pour rappel, la Bobine comme toutes les autres paillotes de ce secteur ne disposent plus depuis le 30 juin 2018 d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) du domaine public et elles sont sous le coup d'une interdiction - signifiée par arrêté municipal de la mairie de Saint-Paul de reconstruire leurs installations dégradées par la houle. Le collectif de défense du DPM (domaine public maritime) avait écrit au préfet ce mardi matin pour "dénoncer" les travaux de réfection lancés par la Bobine.

Le collectif de défense du DPM demandait dans son courrier, également adressé au maire de Saint-Paul et au directeur de la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement), si les travaux entrepris par le restaurant de plage sont faits "avec toutes les autorisations de l'Etat", si la paillote agit "en bravant vos recommandations (celles des services de l'Etat - ndlr) avec des protections venant d'ailleurs" ou s'il a obtenu "des garanties d'un dénouement prochain de la procédure ? (plusieurs actions administratives et judiciaires sont en cours - ndlr)"

Interrogée sur le sujet par Imaz Press, la préfecture a répondu par mail : "ces travaux n'ont pas reçu d'autorisation. Les travaux non autorisés doivent être verbalisés et faire l'objet d'un constat et d'un procès verbal de grande voirie. La procédure est en cours".

Ce n'est pas la première fois que la préfecture dresse un procès vebal de grandre voirie à l'encontre des paillotes. Le dimanche 1er juillet 2018, à la demande du préfet, des agents de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement s'étaient rendus sur la plage de l’Hermitage. Ils ont alors constaté que ces établissements poursuivaient leurs activités alors qu’ils ne bénéficient plus d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime. "Un procès-verbal de grande voirie a donc été dressé à l’encontre de chaque établissement. Ces procès-verbaux seront notifiés aux contrevenants pour qu’ils puissent faire part de leurs observations et seront ensuite transmis au tribunal administratif" avait souligné le Préfet à ce moment là.

Lire aussi : Plage de l'Hermitage - La préfecture verbalise six paillotes

Cette verbalisation de la préfecture venait après celui de la mairie de Saint-Paul interdisant aux paillotes dégradées par l'épisode de forte houle qui s'est produit dans la nuit du 18 au 19 avril de reconstruire leurs terrasses

Lire aussi : Saint-Paul oblige les paillotes de l'Hermitage à prendre "les mesures appropriées"

Pour rappel, plusieurs procédures sont en cours dans ce dossier tant au niveau administratif que pénal.

www.ipreunion.com (mis en ligne mercredi 5 septembre 2018 à 10h43 - actualisé)

   

2 Commentaire(s)

Depain , depuis son mobile, Posté
Une "verbalisation éventuelle" c'est magique !
Sinapa, Posté
Cela fait plus d'un an maintenant que les riverains, le CDDPM et l'Union des Réunionnais en Colère, alertent, dénoncent cette zone de non droit dont s'est emparé les patrons des paillotes, et demandent l'application des lois. C'est bien triste de voir les autorités réagir si tardivement. C'est une chose de verbaliser, mais il faut également démolir. Il n'y qu'à lire ce "la bobine" écrit sur son "histoire" sur son site internet pou comprendre la mentalité de son patron, son arrogance et son mépris pour l'environnement et la population réunionnaise. En gros, depuis les années 70 ce bout de plage devant le lagon est à lui. Aujourd'hui l'autorité de l'État vient enfin le remettre à sa place et lui rappeler que nous ne sommes pas dans un république bananière, avant de le faire partir. Le plus tôt sera le mieux.