Emmanuel Macron sera dans l'île fin octobre :

Le staff de l'Elysée à La Réunion pour préparer la visite présidentielle et déminer le terrain


Publié / Actualisé
Le staff complet d'Emmanuel Macron atterrira lundi 23 ou mardi 24 septembre 2019 à La Réunion, afin de préparer la visite présidentielle. Le chef de l'Etat devrait arriver dans notre île au cours de la troisième semaine d'octobre. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le staff complet d'Emmanuel Macron atterrira lundi 23 ou mardi 24 septembre 2019 à La Réunion, afin de préparer la visite présidentielle. Le chef de l'Etat devrait arriver dans notre île au cours de la troisième semaine d'octobre. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Des membres du groupe de sécurité du président de la République (GSPR), composé à moitié de gendarmes et à moitié de policiers d'élite, seront présents pour faire des repérages et organiser la sécurité d'Emmanuel Macron. Mais ils ne viennent pas seuls : les équipes de communication, d'organisation et les conseillers politiques seront aussi du voyage.

A un mois de la visite présidentielle, tout doit être réglé comme du papier à musique. De l'itinéraire au meilleur placement photo, tout sera préparé à l'avance pour ne rien laisser au hasard le jour J. A noter que le GSPR a toujours le dernier mot sur le reste des équipes accompagnatrices.

Le staff de l'Elysée arrivera quelques jours seulement après Annick Girardin, ministre des Outre-mer, qui arrivera à La Réunion ce jeudi. Son programme n'a pas encore été rendu public, mais il est acquis qu'elle aura pour principale mission de déminier le terrain et de tenter de calmer les esprits avant la visite présidentielle.

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Des sujets brûlants toujours sans réponse

Car Emmanuel Macron risque d'être reçu assez fraîchement  par les Réunionnais. De nombreuses problématiques restent aujourd'hui sans solution. En première ligne, la suppression des Parcours emploi compétences (PEC).

En effet, début septembre, l'Etat a demandé aux communes et aux employeurs privés de ne plus faire signer de PEC, ce dispositif mis en place en janvier 2018 pour remplacer les contrats aidés. Les 1000 PEC débloqués par la ministre des Outre-mer fin 2018 sont déjà presque tous épuisés, et il ne resterait plus que 1500 contrats jusqu'à la fin de l'année. Cette suspension a donc été justifiée par la pénurie de contrat.

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Ce lundi déjà, Annick Girardin a abordé le sujet avec le président du Conseil départemental, qui l'a interpellé sur la nécessité du maintien du dispositif. Sans nul doute ce sujet sera abordé dès cette semaine lors de sa visite.

Mais ce n'est pas l'unique dossier sur lequel le président va devoir se pencher. Récemment, les élus l'ont interpellé sur le rachat possible de Vindémia par le groupe Bernard Hayot (GBH). Des sollicitations qui sont restées sans réponses.

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De plus, 42% des Réunionnais vivent toujours sous le seuil de pauvreté, le chômage touche environ 24% de la population, dont une majorité de jeune, l'enveloppe de 28 millions d'euros à la filière canne - sucre reste menacée pour les années à venir, 28.000 sont demandeuses de logement… Des dossiers brûlants qui sont toujours en suspens.

Il faut en plus de cela rajouter les nombreuses promesses faites suite aux manifestations des Gilets jaunes l'an dernier, dont beaucoup n'ont toujours pas été tenues.

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Pour le moment lle programme exact du Président n'est donc pas encore totalement défini, mais une escale serait prévue dans le sud et dans l'ouest.

as / www.ipreunion.com
 

   

3 Commentaire(s)

Tristan, Posté
On se retrouve sur le rond point de gillot manu ! ??
Fabien, Posté
le président sera reçu comme sa politique mérite.
Michel, Posté
Ce qui se voit d'emblée, c'est que la gendarmerie et la Police nationale locale sont des incapables en matière de sécurité pour un Président qui se dit à l'écoute des français. Il pourrait communiquer sur le coût du séjour de sa bande de coquins qui vont passer un mois sinon plus de vacances aux frais des contribuables. Les promesses faites non pas été tenues que pouvons nous attendre, nous les réunionnais en souffrance; rien. Une chose sûre, sa visite c'est pour amadouer les indécis et asseoir son parti chez les politiciens ramollis du cerveau.