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Grève des avocats contre la réforme des retraites : stop ou encore ?


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Toujours en discussion à l'Assemblée nationale, la réforme des retraites n'est pas encore appliquée, mais elle a déjà fait au moins une victime : le fonctionnement de la justice à La Réunion. Comme leurs homologues des tous les barreaux de France, les avocats de Saint-Denis et de Saint-Pierre sont en grève depuis plusieurs semaines, "car qui accepterait le doublement de ses cotisations retraite ? Qui accepterait de prendre le risque de laisser mourir des cabinets entiers d'avocats" s'insurgent les robes noires. "Le mouvement met en péril le bon fonctionnement de la justice" déplorent le procureur général et le procureur de Saint-Denis. Ce qui a eu le don de profondément "choquer" les avocats. Le ton monte de part et d'autre. Les mots et les qualificatifs sont souvent très durs. Mais comment vont-ils faire pour travailler de nouveau ensemble après la grève ? Et les avocats ont-ils raison de maintenir leur mouvement de grève ? C'est la question que nous posons dans notre sondage de ce mercredi 26 février (Photo rb/www.ipreunion.com)
Toujours en discussion à l'Assemblée nationale, la réforme des retraites n'est pas encore appliquée, mais elle a déjà fait au moins une victime : le fonctionnement de la justice à La Réunion. Comme leurs homologues des tous les barreaux de France, les avocats de Saint-Denis et de Saint-Pierre sont en grève depuis plusieurs semaines, "car qui accepterait le doublement de ses cotisations retraite ? Qui accepterait de prendre le risque de laisser mourir des cabinets entiers d'avocats" s'insurgent les robes noires. "Le mouvement met en péril le bon fonctionnement de la justice" déplorent le procureur général et le procureur de Saint-Denis. Ce qui a eu le don de profondément "choquer" les avocats. Le ton monte de part et d'autre. Les mots et les qualificatifs sont souvent très durs. Mais comment vont-ils faire pour travailler de nouveau ensemble après la grève ? Et les avocats ont-ils raison de maintenir leur mouvement de grève ? C'est la question que nous posons dans notre sondage de ce mercredi 26 février (Photo rb/www.ipreunion.com)

Le procureur général Denis Chausserie-Laprée et le procureur de Saint-Denis Éric Tuffery ont tenu une conférence ce lundi 24 février 2020 durant laquelle ils ont voulu lancer une alerte concernant la grève des avocats. Le mouvement qui dure depuis le mois de janvier met en péril selon eux le bon fonctionnement de la justice. Tous deux estiment que cette grève remet également en cause la séparation des pouvoirs et ont prévenu que les délais de jugement risquaient d'être considérablement augmentés. De nombreux procès sont en effet reportés.

Les avocats n'ont pas attendu pour répondre et ce mardi 25 février, ils ont organisé à leur tour une conférence afin de donner leur point de vue sur le mouvement en cours en réponse à la réforme des retraites. "L'Etat prépare le massacre des avocats" ont-ils affirmé avant d'ajouter "lorsque 70.000 avocats sont en grève dans toute la France, ce n'est pas pour rien".

"Nous n'avons pas pour clients les entreprises du CAC 40, nous défendons des justiciables souvent socialement défavorisés" ont souligné les avocats en réponse aux procureurs s'étonnant que les dossiers au tribunal de commerce ne font pas l'objet de demande de renoie. "Nous ne pratiquons pas une justice pour les riches et une justice pour les justicables relevant de l'aide juridictionnelle, nous demandons le renvoi de toutes les affaires".

Les robes noires ont ajouté : "les avocats sont des gens sérieux, nous avons prêté serment en promettant de défendre la veuve et l'orphelin, nous nous y tenons. Et c'est parce que nous voulons toujours nous tenir à cela que nous ne pouvons pas accepter que les cabinets d'avocats soient menacés de disparition par la réforme des retraites".

Les avocats affirment qu'ils poursuivront leur grève tant que le gouvernement ne les entendra pas et refusent d'être tenus pour responsables d'un dysfonctionnement judiciaire "dû au manque de moyens mis à la disposition de l'institution et pas au mouvement de protestation".

Que pensez-vous de cette prise de position ? Les robes noires ont-elles raison de maintenir leur mouvement contre la réforme des retraites, ou doivent-elles reprendre le travail pour assurer le bon fonctionnement de la justice ? Donnez votre avis dans notre sondage du jour sur Facebook et Twitter.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Jonathan, Posté
utilisez l'argument de l'urgence et de l'immediat pour dissipé le mouvement des avocat les franchement pas recevable si c'est l'intention par dérriére.
Joseph, Posté
Renseignez-vous mieux, ce mouvement de grève n'est pas uniquement motivé pour la spoliation de leur système privé de retraites, mais aussi et surtout par la réforme de la Justice, avec à l'horizon proche, l'incertitude de la fonction.
Des condamnations faites à l'emporte pièce par exemple pour simplifier.